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Posté le 18 janvier 2007 dans au fil des projets, écrits / notes, Entre le ciel et la terre -> lien permanent
Les Nouvelles Technologies ?

Morceaux choisis Par Grégoire Courtois (dans les notes de Jacques)

Il y a dix ans je suis tombé sur un texte qui étudiait les discours sur la réalité virtuelle pour essayer de comprendre leur fonctionnement et surtout les intentions, parce qu’il y a dix ans les théories intellectuelles avaient tendance à  s’octroyer plus de place que les projets artistiques eux-mêmes. La fascination déployée par la technologie propulsait les esprits sur la piste de la vérité. Ces images étaient tellement différentes qu’on croyait qu’elles étaient plus… Et finalement on ne s’occupait pas d’elles mais des ébats de la pensée agitée par l’innovation : reconsidérons le monde, la philosophie, l’art…

Et que s’est-il passé en dix ans ? Est-ce que les productions artistiques qui utilisent les nouvelles technologies sont perçues en dehors de l’enthousiasme technique ? Avons-nous la même conscience du travail réalisé par l’artiste quand il dispose de l’interactivité ou du code pour s’exprimer que lorsqu’il ne les utilise pas ?

Toujours la technique impressionne, un dessin magnifiquement exécuté où le crayon aura été maîtrisé au point de donner l’impression de vérité, où les détails fourmillent, fascine. On reconnaît souvent face à  son impuissance à  priori le génie de l’exécutant. Avec les nouvelles technologies souvent le dispositif et les moyens mis en oeuvre capturent presque toute l’attention du spectateur. Le spectacle de l’innovation en jeu prend la place de l’expérience qui devrait se produire. Peut-être que trop souvent l’art devient le support de la recherche technique : le message repose sur le processus interactif… qu’est ce qu’amènent les nouvelles technologies à  l’art ?

On appelle ‟ vitesse de libération ” la vitesse que doit prendre un corps î un avion par exemple î pour échapper à  l’emprise gravitationnelle d’un autre, la terre. Les nouvelles technologies se sont installées dans les moteurs de désirs de la consommation. On convoite les ordinateurs, les téléphones, les appareils photos, les téléviseurs, les systèmes de géolocalisation au rythme de l’innovation. La quête technologique, les besoin de maîtrise de l’information, de régulation de la position de soi sur terre s’installent dans l’inconscience.

Alors pour éviter de ne rien comprendre, on explique tout, parce que dans notre société, ce qu’on ne comprend pas est vite louche, et si les modèles explicatifs existants ne suffisent pas, la curiosité ne souffle que rarement l’idée que la compréhension est parfois inutile et que nous ne sommes pas que des êtres intellectuels mais des aussi des êtres sensoriels.

Il y a certainement plus de choses que j’aime et que je ne comprends pas, qu’il m’est impossible de maîtriser et que je ne voudrais certainement pas assujettir à  mes désirs que de formes qui me sont acquises définitivement. Mais si ces relations de désir, de jeu se passent dans l’enveloppe de l’objet (voir d’une oeuvre que sa facture î où même qu’une partie de son image, penser sa place, ses enjeux), si finalement c’est notre culture qui est la seule partie prenante, nous affirmons encore plus que ne sommes pas là , que nous ne sommes pas particuliers, que nous ne sommes pas autre chose que des systèmes d’organisation informationnels qui réagissent logiquement où l’émotion est liée à  une quantité mesurable de choses î ce qui est faux.

Si nous jouons comme cela, cela veut dire que nous effaçons une partie de nous î la plus grande, parce que peut-être nous ne savons pas comment faire avec… Alors il s’agit de lâcher-prise, de se laisser aller…. Il faut atteindre la vitesse de libération.

Originalement posté sur le blog dédié au projet Entre le ciel et la terre : Evry-Essonne . Entre le ciel et la terre, résidence de création au Théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry et de l’Essonne / festival siana 2007.Théâtre de l’agora. Entre le ciel et la terre, du 14 au 31 mars.

 

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