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Posté le 1 décembre 2009 dans presse / textes -> lien permanent
Carlos Sena Caires :
E A Ilusà£o De Continuidade

J’ai découvert Jacques Perconte à  Paris, dans une exposition, dans une des nombreuses galeries de cette grande ville. Son travail a appelé mon attention. Il s’articule autour de notion, de voyage de mouvement et ‟ deslocaçao ” (voyager ou délocaliser). L’expression de mouvement se reflète dans la série de petite vidéo (essai) ‟ paris, sans titre ” que nous présentons dans cet article. Ce projet m’a paru intéressant puisqu’il combine, des images en mouvement, des déformations temporelles et des créations sonores inaudibles.

Les travaux de Perconte se définissent par une séquence d’images juxtaposées dans un rythme cassé par la vitesse. Un rythme cassé, mais continu, d’une espèce de clin d’oeil discontinu, et d’un flux d’images sans référence. Des séquences d’images qu’on pourrait appeler ‟ corps ”, un corps en mouvement, une masse variable, un corps digital déformé et (étiré) par le temps.

Dans les travaux de Perconte, le temps est un élément fondamental : c avec le temps qu’il sculpte ‟ le corps ” avec des images et crée un langage visuel ‟ étiré ” qui ne mène nulle part. Le temps ici est un instrument et des outils de sculpteur. La transformation du temps et aussi la déformation ‟ accéléré ”. C’est dans cette variation temporelle que Perconte propose la création d’une séquence déformée, rythmée, dans une espèce de dance d’image entre le fond et la forme.

Ce qui m’a le plus intrigué dans son travail, c’est sa capacité à  reproduire un effet musical dans un parfait silence sonore. Les images qui défilent comme si nous étions devant une seule image étirée, les variations de couleurs, de trait, de point qui la compose nous font ressentir une musicalité de la forme, un rythme de son et de note qui sans exister donne l’impression de prendre le dessus dans une lutte constante entre images et son.

L’arythmie crée part les éléments picturaux, nous rappelle une composition érudite de sons abstraits, provoqués par une décomposition hypnotique des images.
Prouvant la discontinuité continue, les oeuvres de Perconte, se présente comme des extraits imagés et sonores. Ca nous semble être une tentative de rechercher une réalité vécue, qui n’existe plus ou qui est passé, ou le temps (même si continu et linéaire) défi les normes de continuité et crée se qu’on pourrait intituler ‟ illusion de continuité ”. Une recherche sur la temporalité des images. Perconte finit par faire disparaitre le temps, les images se transforment en un corps qui n’est jamais, et qui nous fuit.. C’est le propre mouvement qui disparait.

Ses oeuvres sont comme des peintures en mouvement, des cadres d’images surréalistes qui nous emmènent dans un lieu autre, dans cet infini que jamais nous ne verrons.

traduction Sonia Da Conceicao

—-

Descobri Jacques Perconte em Paris, numa deambulaçà£o pelas inàºmeras galerias de arte daquela cidade. O seu trabalho chamou-me logo à  atençà£o. Pois desenvolve-se em torno da noçà£o de deslocaçà£o, de viagem e do movimento. Essa expressà£o reflecte-se na série de pequenos và­deos (ensaios) « Paris, sans titre » que apresentamos neste artigo. Este projecto pareceu-me deveras interessante, pois combina imagem em movimento com deformaçà£o temporal e criaçà£o sonora inaudà­vel.

Os trabalhos de Perconte definem-se por uma sequência de imagens justapostas num ritmo quebrado pela velocidade. Um ritmo quebrado mas contà­nuo, numa espécie de piscar descontà­nuo de um fluxo de imagens sem referências. Sequência de imagens essas que poderà­amos apelidar de « corpo »: um corpo em movimento, uno mas varià¡vel, um corpo digital deformado (e esticado) pelo tempo.

Nos trabalhos de Perconte, o tempo é um elemento de trabalho fundamental: é com o tempo que ele molda o seu « corpo » de imagens e cria uma linguagem visual « estirada » que ao fim ao cabo nà£o leva a lado nenhum. O tempo aqui é instrumento, é ferramenta de trabalho escultà³rica. Transformaçà£o do tempo, mas também deformaçà£o (aceleraçà£o). É nessa variaçà£o temporal que Perconte propàµe a criaçà£o de uma sequência deformada, ritmada, numa espécie de dança de imagens que balançam entre o fundo e a forma.

O que mais me intrigou na obra de Perconte foi a sua capacidade de reproduzir um efeito musical num perfeito silêncio sonoro. O desfilar das imagens (ou direi da àºnica imagem? – parece que estamos perante uma àºnica imagem esticada), a variaçà£o das cores, dos traços e dos pontos que as compàµem fazem-nos ressentir uma musicalidade das formas, um ritmo de sons e notas que, mesmo nà£o existindo, parecem vir ao de cima, numa luta constante entre a imagem e o som. A arritmia criada pelos elementos picturais lembram-nos uma composiçà£o erudita de sons abstractos, provocados por uma decomposiçà£o hipnà³tica das imagens.

Prova de descontinuidade contà­nua, as obras de Perconte apresentam-se como excertos (trechos) imagéticos e sonoros. Parem-nos uma tentativa de encontrar uma realidade vivida que jà¡ nà£o existe (que passou), onde o tempo (apesar de linear e contà­nuo) desafia as normas de continuidade e cria o que poderà­amos intitular de “ilusà£o de continuidade”. Nesta procura pela temporalidade das imagens, Perconte acaba por fazer desaparecer o tempo, as imagens transformam-se num corpo que nunca é e que nos foge:  é o prà³prio movimento que desaparece.

Os obras de Perconte sà£o como pintura em movimento, quadros de imagens surrealistas que nos atiram para um lugar qualquer, là¡ nesse infinito que nunca veremos.

http://www.artes.ucp.pt/artes_digitais/index.php/quem-somos/655-jacques-perconte-e-a-ilusao-de-continuidade

 

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