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Posté le 17 novembre 2005 dans écrits / notes, I love you -> lien permanent
I Love You, Harry Ransom Center

I love you
http://iloveyou.38degres.net
2004

Trente huit degrés’, Isabelle. Une série où chaque image de son corps devient la pièce maîtresse d’une collection parce qu’il est impossible de choisir parmi les millions de paysages qu’elle m’expose à  chaque fois que je la regarde. Chaque jour m’offre quelque chose de nouveau à  voir et par réflexe de peintre, de photographe ou de vidéaste, je fais des images· Ce que j’essaye de faire dans ce livre, c’est de reconstruire une collection de ces impressions et de ces moments qui ne me quittent pas. Et chaque fois que je recommence à  les photographier, je cherche l’absolu. Je le vois, je le sens, mais il m’est bien sur impossible de l’écrire où que ce soit. Les techniques que j’emploie me permettent peut-être d’inscrire dans mes photographies cet infini et de représenter quelque part cette force si chaude·

I love you est le second projet réalisé dans la série 38degrés. C’est une collection de 999 photogrammes extraits d’une vidéo qui en comptait 1000. Ce film était une étude qui mettait en scène le corps d’Isabelle. De cet essai il ne reste qu’une série d’images en ligne.

« 4. Vouloir écrire l’amour, c’est affronter le gâchis du langage : cette région d’affolement où le langage est à  la fois trop et trop peu, excessif [·] et pauvre [·] »
Roland Barthes, fragments d’un discours amoureux.

Alors à  chaque fois qu’une image doit être vue, son code est ouvert et modifié : une application calcule un nombre variable très précis en prenant en compte certains paramètres du serveur et de la connexion du spectateur. Il est recalculé à  chaque fois qu’une nouvelle image doit s’afficher.

Une fois ce nombre déterminé, l’application cherche dans le code de l’image si cette variable est présente. Si elle est trouvée elle est remplacée par l’expression àŽi love you’ : l’architecture du code est déformée. Le navigateur sollicité pour la consultation interprète le fichier et essaie d’afficher l’image. Mais les transformations de la source peuvent la modifier en entraînant l’apparition d’artefacts tels que la pixellisation, la déformation, l’addition de nouvelles couleurs, la réinterprétation partielle ou totale de l’image, la disparition du sujet voire même l’impossibilité absolue au navigateur d’afficher l’image.

Cette méthode absurde d’écriture littérale de l’amour dans l’image, directement dans le code donne à  voir chaque fois une nouvelle collection d’images plus ou moins empreintes d’amour. Plus il est présent moins les images sont visibles.

 

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