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Posté le 5 mai 2000 dans au fil des projets, Chi Ocsha -> lien permanent
Chi Ocsha :
Synopsis

Chi Ocsha est un voyage dans les périphéries de l’imagination d’Artemisia. Un voyage initiatique à  travers les yeux d’une fille de vingt ans.

‟ Mon père, Dan Skarss est né en Angleterre, je vous avouerais que je ne sais pas exactement en quelle année, mais ce n’est pas vraiment très important. Il a vécu dans une famille assez riche, je crois qu’il était orphelin, d’une certaine façon, un peu comme nous.

Arrivé à  un age ou il s’est senti responsable de ses actes, il s’est engagé dans l’armée, il a tout fait pour partir à  l’étranger, il a beaucoup voyagé, et dans les années 60, il s’est retrouvé à  Panama, il y était en permission…

Dans un village, lui et un de ses amis ont été pris dans une altercation entre militaires et révolutionnaires qui a vite tourné au combat de rue très violent. Ils se sont réfugiés chez des habitants, mais c’était difficile de se sortir de tout ce fracas, et c’est comme ça que mon père a rencontré ma mère…
Ce dont je suis sure, c’est qu’elle était très belle…

Je n’ai pas vraiment beaucoup de souvenirs d’elle, seulement quelques odeurs et surtout sa voix… Elle avait vraiment une de ces voix… La plus belle musique qui vient vous bercer et qui à  elle seule est capable de vous guérir de n’importe quel mal…

Voilà  comment mes parents se sont rencontrés, dans une petite maison, sous les coups de feu.

Mon père n’a pas réalisé tout de suite ce qu’il se passait entre eux, mais il savait qu’il n’allait jamais retourner chez lui. Il n’a jamais revu son ami qu’il a quitté à  ce moment là . Dan, mon père a suivi Floia Anna Maderos, ma mère. Il s’est battu à  ses côtés, mais sur cette période je sais très peu de choses, je n’ai pas réussi à  retrouver leurs traces dans les archives…
Et quelques années plus tard, ils s’expatrient au Chili, ils arrivent à  El Tiente, moi et Vathek, mon frère, nous sommes nés entre 1966 et 1967, dans cette petite bourgade d’une centaine d’habitants…

Et puis, mon frère et moi avons vu nos parents se faire massacrer sous nos yeux…

Ca je ne vais pas vous en parler, j’ai pas envie…

Mais moi et mon frère, on a été séparé…

Je sais qu’on l’a envoyé sur l’autre continent, en Belgique je crois, et il n’est resté que quelques semaines dans sa famille d’accueil, il n’a pas arrêté de s’enfuir depuis, il s’est retrouvé en Roumanie e 1985, et puis j’ai perdu sa trace, je sais qu’il s’est battu là  bas, il y est sà»rement encore et si cela se trouve il se bat toujours…

Vathek est un vrai guerrier.”

Artemisia s’invente sans cesse… C’est sa plus grande occupation : apprendre son personnage et son histoire, celle d’une Europe déchirée.

Nous sommes en 2001, c’est le début de l’hiver.

Artemisia, une fille magnifique d’une vingtaine d’années arrive à  Bordeaux.

Elle s’installe dans un appartement très luxueux qu’elle a loué simplement parce que les photos qu’elle en avait vu lui plaisaient beaucoup. Artemisia a besoin de calme et de lumière pour exister, elle fuit toutes les agressions urbaines comme elle peut, elle n’a pas de voiture par exemple, mais elle trouve cela oppressant de se déplacer en bus, alors elle est tout le temps en taxi, ce qui lui permet de toujours rester très calme. Artemisia a choisi un ancien quartier pour s’installer. Elle voulait être au coeur de cette ville.

Elle est ici afin de remplir une mission pour une entreprise immobilière qui gère de grands hôtels dans le monde entier. Elle doit établir un état des lieux de la ville, ce qui veut dire, qu’elle va se renseigner sur les espaces et les activités culturelles, les installations touristiques comme les casinos et les hôtels, elle doit connaître cette ville… son histoire, ses secrets… Artemisia adore savourer la mémoire des lieux quand elle s’y déplace, savoir que contre ces murs, les destins et les vies se sont entrechoqués, embrassés… et qu’elle elle les voit. Elle aime visiter ces lieux où la mort s’est montrée derrière le visage de quelque tueur que se soit pour venir saisir un corps… Artemisia se promène souvent très tôt le matin, avant que le jour ne se lève, pour profiter du vide, du silence de cette ville qui s’est calmée.
Elle croise les derniers citadins, fatigués des abus qu’ils ont fait, mais elle les ignore, elle est là  pour la ville. Elle est là  pour son travail… pour une organisation criminelle internationale à  qui elle doit sa liberté. Et depuis, elle est souvent sur les traces de personnes apparemment sans importance.
La réussite du contrat pour lequel elle est là  repose sur l’élimination de sept personnes impliquées dans le maintien de l’équilibre social de la région…

Pierre Canaquanne puis Victor et Natasha Olgan sont ses premières victimes, elle n’a pas encore reçu les identités des autres cibles à  éliminer. Il faut qu’elle soit très précise, et qu’elle les abatte au moment qui sera le plus opportun, comme elle le fait si bien. C’est une professionnelle, malgré son jeune âge, elle a peu de concurrence… Qui se douterait qu’elle a connu la guerre ? Qu’elle s’est battue non pas pour des idées mais pour de l’argent, qu’elle n’a jamais envisagé sa vie autrement ?

C’est le début de l’hiver. Artemisia est très belle, une fille de vingt ans qui vit déjà  plus que bien. Elle n’arrête pas de voyager, là , elle revient d’Italie.

Artemisia s’installe très vite dans ce nouvel appartement en centre ville. Elle n’aime pas être dans un lieu qui ne lui appartient pas.

Elle s’occupe tout le temps, ce n’est pas le genre de fille à  se laisser aller. De temps en temps, elle se connecte sur le net, elle va essayer de trouver quelqu’un qui habite pas si loin que ça de chez elle, elle aime énormément rencontrer des gens et leur raconter son histoire, il faut dire qu’elle est extraordinaire son histoire… Ces conversations ne vont jamais plus loin que ça, Artemisia a besoin d’être seule, elle se pose tant de questions.

Mais elle n’oublie jamais le but de sa mission, elle suit à  la lettre les plans qu’elle a établis. Elle ne lâche pas d’une semelle ses cibles jusqu’au moment opportun où elle peut agir.

Artemisia est à  la recherche de son frère, de son histoire, elle lit beaucoup, elle est tout le temps en éveil, afin de jamais manquer la moindre trace, le moindre indice qui pourrait l’aider à  comprendre qui elle est vraiment.

Elle pense que son frère a suivi l’explosion des Balkans, restant au service des plus offrants, il a du vivre toutes ces histoires politiques qui étaient certainement un bon moyen pour lui, pour elle aussi, d’aller plus loin. C’est là  bas qu’elle le cherche. C’est au Chili qu’elle cherche son histoire.

Elle découvre un livre. Un ouvrage occulte. Le livre de Chi. Artemisia ne comprend pas pourquoi elle est si attirée par ce livre, mais elle n’arrive pas à  penser à  autre chose, comme si ce qu’elle en avait vu avait déclenché quelque chose de nouveau en elle, comme si les réponses à  toutes les questions qu’elle se posait étaient écrites dans ce livre. Elle part en Angleterre à  sa recherche.

Le livre de Chi a traversé l’histoire de l’Europe ; son parcours géographique reste des plus complexes. C’est un ouvrage mystérieux et ésotérique, le récit initiatique d’un peuple de Moldavie qui vivait en relation avec des forces supérieures au monde des hommes. Recopié plusieurs fois, près de 9 copies entre le IXe et le XIXe siècle, il fut tour à  tour encensé, mis à  l’index, brà»lé, transformé. L’ouvrage original est perdu : écrit au IVe siècle aux frais d’un questeur romain reprenant les inscriptions et gravures murales dans des grottes aménagées en Moldavie, il aurait été détruit, car son existence même était un enfreint aux règles sur la transmission du culte de Chi, les seuls écrits qui pouvaient exister étaient les gravures originelles. ..

Ce livre est écrit dans une langue que personne ne connaît. Artemisia se penche sur les systèmes de codage qui étaient utilisés pour envoyer des messages secrets employés pendant la grande guerre. Elle apprend à  connaître les systèmes de codage, mais en fait le livre se dévoile plus vite qu’elle ne l’aurait pensé. Elle en imagine une traduction.

Les textes lui montrent qu’elle est l’élue, que c’est elle qui doit s’engager dans l’accomplissement de la prophétie des armées de Chi…

Artemisia se découvre et s’abandonne à  ce culte qui la transcende.

Elle essaie de tout mettre de côté et de se donner à  ces écrits.

Elle tue. Jusqu’au dernier souffle de sa quête, elle se demandera qui viendra l’embrasser quand elle sera.

Où sont les armées de Chi ?

Est-ce qu’elles viendront sauver Artemisia ?

Si tout cela ne rime à  rien, que ces dieux n’existent pas qui est-elle ? Comment retrouvera-t-elle son passé, son frère ?

Qu’est ce qu’elle va faire maintenant ?

 

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