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Posté le 4 mars 2011 dans Impressions -> lien permanent
Une Ontologie Digitale

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J’ai maquetté quelques plans ensemble. Dans ma technique picturale, je prépare mes plans comme des pigments avant de les combiner. À cette étape-la du travail, je les considère comme des fichiers informatiques. Je les traite comme tels. Sans trop les altérer, j’ai suspendu leur cohérence interne. C’est-à -dire que j’ai déformé leurs structures informationnelles. Pour ce faire j’ai éliminé le principe des images clefs. Les plans ne sont plus que des descriptions de mouvement. Normalement un fichier vidéo numérique, c’est une suite de données décrivant des images (plus ou moins en fait, Philippe Dubois a bien démontré qu’en vidéo, l’image n’existe plus). Pour la plupart des gens, la vidéo, c’est quelque chose comme 25 images par seconde. Là , dans l’ordinateur, on imagine que c’est pareil. En fait, dans le numérique (où, loin de la théorie la notion d’image est techniquement ancrée), ces 25 images sont rarement complètes. La plupart sont partielles. De sont des intermédiaires intelligents entre les images pleines. Cela permet de diminuer le poids (la quantité de données) à  enregistrer pour restituer la vidéo. Plus il y a d’images pleines, plus le fichier est lourd. En général, les formats courants des fichiers vidéo maintiennent le taux de ces images clés entre une pour cinq à  une pour vingt. Certains formats vont jusqu’à  une pour deux cent cinquante… En fait, pour être fidèle a ce qui a été enregistre, il n’est supposé nécessaire que d’avoir une image pleine au tout début et une suite de références jusqu’à  la fin.

Ce principe (un des principes en fait) de compression, je le pousse à  l’extrême puisque j’élimine finalement toutes les images pleines. La vidéo ainsi préparée mise en lecture s’ouvre sur un vide d’information. Le film se lance dans le gris. Il n’y a rien de décrit. Et ainsi jusqu’à  la fin du film, les événements picturaux (la vie interne de l’image) se structurent en référence à  ce qui était. Plus rien n’est borné par le passé. L’image libérée dessine le devenir de ses composantes originelles. L’analogie au monde se fait dans une ontologie digitale.

 

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