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Posté le 29 mars 2010 dans Impressions -> lien permanent
Les Impressionnistes En Normandie, Cartes Et Notes

Pour mon film impressions, je me rapproche de l’histoire impressionniste de la Normandie. Voilà  extraite des documents touristiques et petit à  petit augmentée (je l’espère) la liste non exhaustive des toiles impressionnistes Normande accompagnée de la carte de localisation. Sur la carte les points roses représentent les lieux de peinture, et les points bleus mes lieux potentiels de tournage. Pour une jolie flânerie : Tourisme culturel en Normandie :


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// DIEPPE

L’avant-port depuis le Pollet, Albert Lebourg, 1882

Le cadrage est large: vision panoramique à  la fois sur la ville et le port. En revanche, la gamme de couleurs est restreinte à  quelques tons froids. Aujourd’hui, le paysage est demeuré identique.

L’avant-port de Dieppe, Camille Pissaro, 1902

Il affectionne particulièrement les sites où foule affairée et activités maritimes vont de pair; le tableau est traité dans un camaà¯eu de rouge excepté le drapeau français. Aujourd’hui, c’est l’anse d’un port de plaisance.

La plage de Dieppe vue de la falaise Ouest, Eva Gonzalès, vers 1870

Une femme peintre, une vue peu impressionniste avec des contrastes de tons parfois violents, mais cependant une certaine douceur. Les pelouses vertes existent toujours et depuis un complexe de balnéothérapie s’est installé.

Les falaises du Pollet, Eugène Boudin, 1896

Sa maîtrise des ciels est parfaite avec l’utilisation de tons mineurs : ciel gris, falaise blanche teintée d’ocre. Parfois la toile est à  nu, sans peinture comme inachevée donnant un effet d’instantanéité. Le Pallet demeure aujourd’hui le quartier typique des pêcheurs.

// POURVILLE

La plage à  Pourville, Soleil couchant, Claude Monet, 1882

Monet préfère Pourville, lieu calme loin des mondanités de Dieppe devenue station à  la mode. Il utilise un camaà¯eu de bleus et d’orangés pour capter les dernières heures du four. Aujourd’hui, le point de vue est toujours aussi époustouflant de beauté (voir photo ci-contre).

// FECAMP

Crinolines sur la plage, Jules Noà«l, 1871

Peintre spécialisé dans les paysages maritimes, Noà«l travaille aussi sur la lumière, mais il est encore un peintre d’atelier. Le thème de la taule sur la plage est cependant d’une grande modernité. Depuis, les Fécampois ont colonisé la falaise jusqu’à  la ferme de la Chapelle pour un superbe point de vue. Pour y accéder, empruntez la sente à  matelot (balisée t3R21).

Fécamp, bord de mer, Claude Monet, 1881

Les marines, un thème majeur: de Fécamp, Monet rapporte 22 toiles: la composition asymétrique et le cadrage en gros plan ne sont pas sans rappeler la photographie. Le paysage actuel est intact.

// YPORT

Rochers è Yport, Claude-Emile Schuffenecker, 1895

Bien que très doué et ami de nombreux peintres, il préféra leur organiser des expositions. Là  aussi, influence de la photographie avec l’effet zoom sur le rocher et le cadrage serré. Le personnage, le petit garçon, est fondu dans le paysage. Port, station miniature à  découvrir.

// ETRETAT

Porte d’aval, Claude Monet. 1895

Ici e peintre marie à  plaisir les quatre éléments que sont l’eau, a terre, l’air sous l’effet de l’astre solaire, le feu. Il évacue de son tableau tous les détails qui ne servent pas son objectif: les voiles de bateaux ne sont que des petites touches de peinture. Seul, le sens des coups de pinceau anime le paysage.

Bateaux de pêche, Claude Monet, 1885

C’est un tableau structuré selon quatre parties qui se répondent deux à  deux (falaise/ciel bateaux/plage). Bien que peignant sur des sites à  la mode, Monet ne représente jamais de personnages. À Etretat, seul le site naturel grandiose l’intéresse. Le paysage actuel est intact.

// LE HAVRE

La plage à  Ste Adresse. Claude Monet, 1867

peintre de son époque, Monet explore le contraste de deux modes de vie qui coexistent nouvellement sur les plages de Normandie. I a place prépondérante des ciels démontre l’influence d’Eugène Boudin, surnommé le roi des ciels par Corot. Aujourd’hui, la plage de Sainte-Adresse, ‟le saint havrais”, se prolonge par une superbe balade le long de la mer jusqu’au Havre.

Entrée des jetées du Havre par gros temps, Eugene Boudin, 1895

La baie de Seine, avec est un motif qu’affectionne Boudin. La force des éléments (mer houleuse et nuages sombres) est rendue par o juxtaposition de touches de couleur tantôt rugueuses tantôt fondues. Le Havre, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, est à  la fois ville, port et plage.

Impression soleil levant, Claude Monet, 1872

Outre l’anecdote, ce tableau est un premier pas vers l’art abstrait : dissolution des formes, morcellement des coups de pinceau et prédominance de la couleur.

Avant-port du Havre, Camille Pissaro, 1903

Peintre de a vie champêtre Pissarro à  la fin de sa vie se plait à  peindre l’animation marchande des villes portuaires de Normandie : grues fumées de remorqueurs… témoignent de l’activité du Havre. Aujourd’hui, l’activité portuaire containers côtoie les activités nautiques.

Crépuscule sur le bassin du commerce, Eugene Boudin, 1892-1894

Ici, Boudin devient l’égal des impressionnistes par la dissolution des formes, e morcellement des couleurs avec une palette plus réduite de multiples touches de gris, mais égal à  lui même car les 2/3 de la toile sont dédiés au traitement du ciel. Aujourd’hui d’autres artistes tels Oscar Niemeyer ont investi ce quartier.

Le sentier ou bord de l’eau à  Sahurs le soir, Alfred Sisley, 1894

Sur cette toile, les différents plans sont identiques comme un effet de miroir. Le regard se disperse sur toutes les touches de couleur même si l’oeil du spectateur est attiré un instant par les petites voiles blanches. L’objectif du peintre’ est de transmettre une émotion picturale. Aujourd’hui, prendre le bac entre la Bouille et Sahurs est toujours un moment privilégié.

La Seine à  la Bouille, coup de vent, Alfred Sisley, 1894

Sisley, à  l’invitation du mécène rouennais Français Depeaux quitte Moret-surLoing et répond à  une commande de paysages: La Seine en décor et les reflets de l’eau à  reproduire. Le coup de vent est matérialisé par une touche ‟ en virgule ” orientée de façon à  rendre le frémissement des feuilles et le clapotis de l’eau. Les voiles gonflées du bateau accentuent l’évocation du souffle. Aujourd’hui, les installations portuaires de Rouen se sont déplacées vers la Bouille. De toute évidence, les impressionnistes auraient aimé peindre ces silos, le pont Flaubert, les bacs…

La Seine à  Caudebec-En-Caux, Eugène Boudin, 1889

La composition du tableau est simple : le front de Seine est organisé en 3 bandes horizontales le fleuve, la ville et le ciel. La composition rappelle les estampes japonaises, très en vogue alors. Aujourd’hui, la ville en front de Seine reconstruite après guerre (seul vestige, l’église Notre Dame au gothique flamboyant) incite à  la découverte.

// ROUEN

Vue générale de Rouen, Claude Monet, 1892

De Rouan par la N14, prenez la direction de Bonsecours et empruntez la route de la corniche (895) pour accéder à  la côte Ste-Catherine: contemplez un superbe panorama de la ville, de la Seine et des ponts de Rouen. Monet quant à  lui peint dans une harmonie colorée à  la manière de Turner: les formes incertaines se fondent dans un effet de brume lumineuse où seulement se détachent les tours et les flèches de la Cathédrale et de l’église Saint-Maclou. Vous serez tout de même troublé par la précision entre la toile, la photo et le panorama.

Rue de l’épicerie, Camille Pissaro, 1898

Séduit parle pittoresque du quartier (totalement détruit durant a guerre mondiale), e peintre relate l’animation de la ville : les perspectives des immeubles, la cathédrale ‟ écrasent ” ces nouveaux citadins, traduits en petites touches sombres, venus lors d’un exode rural massif. Perspective actuelle : vue sur le portail de la Calende et placette avec terrasses de café à  proximité.

Cathédrale de Rouen, Monet, 1994

À l’époque Monet disait ‟ Tout change quoique pierre ” En effet, un même sujet se transformait au fil des heures, au fil des jours. À proximité, déambulez dans la rue St-Romain, invitation vers le quartier des antiquaires où maisons à  pans de bois colorés se serrent autour de l’église St-Maclou, joyau de l’art gothique flamboyant. À voir place Saint-Amand : le buste de Monet.

Port de Rouen, Saint-Sever, Camille Pissarro, 1896

Témoin de son époque, Pissaro réalise une douzaine de toiles sur Rouen dont le port : rien de bucolique, mais un ciel clair et changeant, des entrepôts, des cheminées d’usines : paysage industriel du XIXe qui n’a plus de réalité au XXC, la Seine est devenue le décor de la fameuse Armada, un nouveau quartier avec son port de plaisance, mais aussi son escale pour croisiéristes et sa promenade aménagée pour les passionnés de rollers.

 

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