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Posté le 18 novembre 2007 dans presse / textes, uishet -> lien permanent
Bidhan Jacobs :
Pour Une Théorie Du Flou Au Cinéma

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uishet, sans titre n°3, 2005-2007

[...]

Enfin, Jacques Perconte, artiste français contemporain, a développé tout un ensemble de techniques détournant et dépassant les logiciels d’encodage et d’effets spéciaux afin de traiter les images brutes obtenues avec sa caméra DV. Au rebours de l’industrie qui cherche à  réduire le fichier du film tout en conservant une qualité optimale des images de manière à  ce qu’il puisse, par exemple, être lu sur un DVD, J. Perconte cherche au contraire à  pousser au maximum les possibilités des logiciels de compression pour exploiter un type très particulier de flou. Uishet (2005- 2007) en est l’aboutissement. Par compressions successives, il interprète l’image originale (un lent travelling avant sur le courant d’Huchet), en la déstructurant, en faisant surgir d’abord quelques éléments de couleur (carrés, pixels) dans et autour des herbes, des buissons et des arbres longeant les rives de la rivière, puis des formes et des masses compactes et abstraites ; ce paysage proprement numérique, qui était comme latent dans les images brutes, charge,remplace, se superpose ou se glisse au sein des formes originales.

Ces trois catégories de gestes expérimentaux radicaux nous semblent pertinentes dans la mesure où elles permettent de regrouper de manière cohérente des artistes qui ne l’ont encore jamais été et de proposer une autre histoire des formes articulant des réflexions d’ordre techniques et esthétiques. Chaque geste peut aboutir à  la même catégorie de formes plastiques radicales ou au contraire dériver vers d’autres catégories. Si la validité de ces catégories n’est pas encore totale, la fécondité de cette approche du flou comme démarche et phénomène est elle démontrée.

[...]

extrait de 3) signaux numériques et dépassement des limites des logiciels
dans Pour une théorie du flou au cinéma, de Bidhan Jacobs, doctorant en études cinématographiques, Université Paris I î Panthéon Sorbonne.
Texte intégral publié sur prefigurations / Octobre-Novembre 2007

 

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