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Posté le 8 octobre 2007 dans écrits / notes, ici et là dans le monde -> lien permanent
Liens Entre Art Et Entreprise, L’un Et L’autre ?

Au-delà  de la conception de l’art comme hypothèse fiscale, l’entreprise doit voir dans l’artiste une question, comme l’artiste doit envisager l’entreprise comme une ouverture. Deux éléments fondamentaux de la société ne peuvent qu’avoir des liens.

Ce petit texte résulte de découpages de mails. Il pose les bases d’une réflexion qui trotte depuis pas mal d’années.

J’ai pas mal de raisons pour vouloir séparer mon espace de travail de mon domicile. Il suffirait de louer un bureau quelque part… mais cela ne m’intéresse pas. J’avais proposé à  une boite de me céder un espace pour m’y installer, pour une durée d’environ un an contre mon expertise occasionnelle dans ses projets. Que cela n’ait finalement pas pris à  cause de frilosité ou d’un manque de réactivité certainement m’a conduit à  repenser cette idée de résidences en entreprises qui me tourne dans la tête depuis pas mal de temps.

Il serait question pour un artiste d’intégrer une entreprise pour une résidence croisée, où tour à  tour l’un et l’autre des deux parties consacreraient une partie de l’énergie au projet de l’autre : l’artiste intègrerait l’équipe de l’entreprise sur un projet et y insufflerait dès la conception un vent de non conformisme qui permettrait à  l’équipe face à  une nouveauté de se positionner et certainement de se nourrir de nouveauté, il pourrait participer à  la production, à  définir… En contrepartie, l’entreprise considérait l’artiste comme un employé sur la base d’avantages en nature (et d’un salaire ?) selon des modalités qui ne contraignent pas l’artiste à  devoir être productif, il s’agit d’une résidence. L’entreprise mettrait à  disposition de l’artiste un espace et certaines de ses ressources humaines.

Tout cela n’est peut être pas très bien dit. Mais l’idée est la rencontre entre un ingénieur (des ?) et un artiste. Comment l’ingénieur peut travailler (avec certains moyens d’une entreprise) avec un artiste et comment un artiste peut s’intégrer au sein d’un projet d’entreprise sans qu’il ne devienne un graphiste (et que l’ingénieur ne devienne un développeur au sein du projet de l’artiste). Il faut inventer les relations qu’ils peuvent entretenir.

Il ‘s’agit de discuter, d’ouvrir, d’élargir, de transformer, d’enrichir, de secouer pour provoquer de part et d’autres des réactions nouvelles.

La France est vraiment le pays où le mécénat et le rapport entre l’entreprise et l’art sont les plus basiques et méfiants. Je suis persuadé que nous passons a côté de choses formidables. La liberté que certains artistes pourraient apporter à  des entreprises serait sans égal avec quelque plan de restructuration que ce soit. Ouvrir la recherche à  des employés sur une production non commerciale durant leur temps de travail leur ferait voir de nouveaux horizons et surtout les aiderait à  ouvrir leurs perspectives, à  se dégourdir, à  certainement apporter plus à  l’entreprise. Et cela impliquerait plus les artistes dans un modèle économique qui n’est pas directement lié au marché de l’art.

Vu les mouvements de la politique je pense qu’il faut prendre les devants. Il y a une véritable volonté de l’état à  pousser la décentralisation, mais je ne sais pas si les villes auront les capacités de réagir systématiquement. Et depuis le temps que l’on en parle il serait temps qu’il se passe quelque chose de concret entre l’art et l’entreprise, il faut se dégager de la dépendance au public et faire entendre ce qui peut renforcer l’innovation et le travail en entreprise. Le désordre n’est qu’une idée reçue.

J’ai connu ce que c’était d’être un plasticien au sein d’une équipe de recherche au cnrs… C’est une expérience qui m’a marqué et dont les enseignements restent vifs. Aujourd’hui tout le monde parle de l’interdisciplinarité de la transversalité mais il n’y a rien d’effectif. Les entreprises pourraient apporter beaucoup a certains et vice versa. Il y a beaucoup de paramètres à  définir. Il faudrait trouver une entreprise qui veuille bien aider à  construire le modèle pour avancer sur cette idée, monter un projet, avancer sur des positions plus que sur une charte qui devienne un modus operandi qui encore une fois ne ferait que déconstruire toutes les tentatives parce que certainement ce qui manque souvent (et cela est vrai dans le milieu de l’art aussi) ce sont les vrais regards qui se croisent : découvrir l’autre pour s’enrichir (pas pour le voler) . Il faut démystifier. Je pense que chaque cas doit être particulier, chaque cas doit être une rencontre portée par la volonté des deux parties. Il faut adapter les modalités à  chaque fois, que la qualité de l’entente soit tenue par l’action des acteurs et non pas par le respect d’une charte extérieure, on assume ses engagements, et surtout on va à  la rencontre de l’autre.

Il faut voir ce qu’il y a à  faire et construire…

 

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