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Posté le 10 février 2007 dans au fil des projets, Entre le ciel et la terre, ici et là dans le monde -> lien permanent
La Carte De La Liberté Face Au Réalisme Du Capital

Une note pour penser cette idée de propriété à  laquelle j’ai été confrontée. Je me suis senti privé de mes libertés. Je me suis senti étranger, en position de faiblesse. Je prends comme position la place d’une personne libre, face à  la carte je décide comme ça de me rendre ici ou là . Je choisis quelle terre je vais parcourir. Et là -bas je me confronte au terrain. Il y a deux sortes de limites : Les limites naturelles et les limites humaines (imposées à  la nature). Les premières ne me frustrent pas, je les accepte facilement. Les secondes, selon leur nature exactes peuvent me gêner, c’est là  que je peux être égoà¯ste (et que je dois me remettre en question). C’est là  qu’il est question de capital. Face à  la propriété de l’autre si l’image que je convoite semble m’appartenir ou n’appartenir à  personne î pourquoi elle n’appartiendrait qu’à  lui ? – je peux décider d’avoir le droit de l’atteindre outre la limite : si je vois un bel endroit et que j’ai envie de m’y rendre, si j’estime que la propriété privée n’est pas juste je vais éprouver un sentiment de frustration. Chez des particulier, jamais je ne pénètrerais dans un jardin, ni dans une zone protégée pour des raisons qui me sont expliquées, mais dans la nature, au milieu des bois…

‟ En général, personne ne s’indigne et ne proteste contre sa propre propriété ; on ne s’irrite que contre celle d’autrui. Chacun, pour sa part, veut augmenter et non diminuer ce qu’il peut appeler sien et voudrait pouvoir appeler tout ainsi. Ce n’est en réalité pas à  la propriété qu’on s’attaque, mais à  la propriété étrangère […]” Max Stirner

053 - Forêt régionale de Saint-Vrain

Les cartes que j’utilise (ign rando 1 :25000), les photos satellites.. Ces images que je regarde sont faites de zones. Les formes se juxtaposent. Propriétés privées, espaces publics, zones militaires, routes. Tout dessine les traces que l’homme a laissées dans la nature. Certaines sont plus ou moins intentionnelles, accidentelles d’autres sont volontairement écrites. La propriété privée est l’une de celles là . Mais c’est peut-être, vu du ciel la moins lisible. La carte semble me donner accès à  tout, l’image satellite m’offre le monde. Mais le sol est capitalisé, ne sont libres et librement accessibles que les espaces préservés, protégés et ouverts à  ces fins.

Finalement ce qu’il y a de plus libre comme nature sur terre, ce n’est pas ce qui est inaccessible, ce qui est vide ou apparemment à  l’abandon, c’est ce que l’homme dédie à  la liberté. L’impression d’immensité que me laisse entrevoir internet en m’offrant maintenant le territoire en entier à  voir n’est qu’une façon de plus de me faire croire que je suis libre.

Originalement posté sur le blog dédié au projet Entre le ciel et la terre : Evry-Essonne . Entre le ciel et la terre, résidence de création au Théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry et de l’Essonne / festival siana 2007.Théâtre de l’agora. Entre le ciel et la terre, du 14 au 31 mars.

 

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