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Posté le 28 décembre 2006 dans Entre le ciel et la terre, ici et là dans le monde -> lien permanent
Land Art / Earth Art

Etats-Unis, fin années 60 Europe, début années 70

Walter de Maria's The Lightening Field (1977)

La notion de Land Art s’est développée aux Etats-Unis à  la fin des années 1960, a essaimé en Europe au début des années 70 et n’a cessé, depuis, d’inspirer des interventions dans le paysage. Issue d’une conception minimaliste de la sculpture qui rompait avec une tradition décorative, elle s’inscrit dans ce vaste mouvement du Non-Art ou de l’Anti-Forme qui parcourt alors l’art contemporain. S’insurgeant contre une économie de marché et résultant d’une fuite hors du musée et des galeries, elle s’associe à  une conscience écologique du territoire et à  une redécouverte des cultures archaà¯ques. Elle s’oppose donc très vite au formalisme technologique de l’Art minimal pour favoriser le retour à  une mystique de la nature, renouant avec la tradition romantique du paysage au XIXe siècle.

Les Earthworks (oeuvres dans/sur le paysage; contact avec la terre) des Américains Michael Heizer, Robert Smithson, Robert Morris, Walter De Maria (illustration : The Lightening Field,1977), prennent place dans les déserts du Nevada et de Californie, où le gigantisme de l’espace et l’absence de réglementations contraignantes leur permettent de modeler le cadre naturel sur une grande échelle. Les modèles du labyrinthe et de la pyramide empruntés entre autres à  la civilisation précolombienne inspirent des oeuvres telles que la fameuse Spiral Jetty (1970) de R. Smithson, Complex One/CIty (1972 – 76) de M. Heizer, Observatory (1971 – 77) de R. Morris, Sun Tunnels (1973 – 76) de Nancy Holt, Labyrinthe (1972) de Alice Aycock. Les données sculpturales et architecturales évidentes de leurs travaux ont conduit ces artistes, à  la suite de R. Smithson, à  se poser la question de la fonction de l’art dans un environnement public. Ils ont proposé, notamment R. Morris, l’amendement des terrains détériorés par l’usage industriel (Land Reclamation), nécessitant un financement par les pouvoirs publics.

L’appellation Land Art peut être appliquée également à  une large série d’oeuvres éphémères (mises en mémoire par la photographie ou la vidéo), caractérisée par une attitude en symbiose avec la nature et le dévoilement de signes présents dans le paysage. Tels sont les processus de transformation climatique ou saisonnière de terrains, enregistrés par les premières oeuvres de l’Américain Dennis Oppenheim (1968 – 69). Telles sont les marches à  pied, effectuées dans des sites isolés, des Anglais Richard Long et Hamish Fulton; les promenades de R. Long donnent lieu à  des traces sur le paysage et, parallèlement, à  des sculptures d’intérieur, lignes ou cercles de bois ou de pierres; celles de H. Fulton sont uniquement évoquées par des photographies. Telles sont encore les manifestations spectaculaires de Christo, comme le déploiement du Valley Curtain (1971) dans le Colorado. En France, les sculptures-nature de Jean Clareboudt associent le sens de l’esprit du lieu, une des caractéristiques prédominantes du Land Art, à  des structures solides et permanentes.

Par Anne Dagbert, texte extrait de : Groupes, mouvements, tendances de l’art contemporain depuis 1945, Ensba – Ecole Nationale supérieure de Beaux arts de Paris, seconde édition, 1990

 

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