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Posté le 26 décembre 2006 dans au fil des projets, Entre le ciel et la terre -> lien permanent
Evry-Essonne, Nationale 7

Isabelle, mon amie, m’a conduit aujourd’hui. Je voulais partir de Paris et descendre vers Evry par la nationale 7. J’ai pensé faire de ce trajet un parcours de randonnée. Les sites de cartographie qui permettent de préparer les voyages même s’ils présentent une option piétons ne permettent pas de calculer des itinéraires de plus de 20km… Alors j’ai regardé les cartes, ce n’est pas prévu que l’on fasse ce trajet à  pieds, ce n’est facile d’imaginer par où on va passer… Une bonne partie de la route me paraît dangereuse pour un piéton. On peut atteindre Evry à  pieds depuis Paris mais il faut traverser les villes et élaborer un chemin qui évite les grandes routes trop fréquentées par les véhicules et trop polluées pour passer quelques heures le long de la chaussée. Je n’imagine pas non plus le nombre de feux auxquels il faudrait s’arrêter et attendre pour emprunter le passage clouté… Je reviendrai plus tard sur cette histoire de marche. Ce mardi, nous y allons en voiture.

Il fait moins deux, le ciel est gris, il y a du monde sur la route, on est le lendemain de noà«l. Nous avons eu un petit accrochage à  la sortie du périphérique… rien de grave, mais ce n’est jamais agréable et les gens sont rarement sympathiques ou patients. En tout cas nous sommes restés une heure dans le vent à  faire le constat.

Nous nous engageons sur la N7. Jusqu’à  Evry, la principale attraction ce sera Orly. Les villes que nous traversons n’arrivent pas à  résister à  la grisaille et des photos que je fais par la fenêtre de la voiture les seules touches de couleurs et de chaleur viendront des éclairages jaunes du tunnel que nous prenons pour passer sous l’aérogare…

Tout est aussi gris aussi parce que le champ est très dégagé, il n’y a pas beaucoup d’immeubles haut qui bordent la route, on ne se sent pas quelque part, les routes sont larges et c’est le ciel que l’on voit, dirigés par les centaines de lampadaires qui pointent vers le haut, c’est le ciel qui décide de la couleur. Ils ont de la place, les magasins sont grands, on peut se garer… mais l’architecture sauvage de quelques centres commerciaux bon marché attise une impression étrange. On est le lendemain de noà«l et il n’y a quasiment aucune guirlande, il n’y a pas de lumières, on ne sent pas les fêtes. Seuls ces magasins qui vendent des meubles brillent…

Nous quittons les espaces plus ou moins urbains pour passer dans des zones où les bâtiments ne sont plus en pierre mais essentiellement en tôle, où il n’y a plus de trottoirs mais des terre-pleins pentus d’herbe et d’arbres. Personne dehors, juste des gens dans des voitures. Quelques affiches publicitaires, des panneaux pour nous orienter.

Je ne sais pas ce que je cherche. Je veux voir. C’est une balade comme ça, vers là -bas. Je me tiens en éveil, je regarde, je ne cherche pas spécialement quelque preuve de ce que je pourrais penser. Mais bien sur c’est impossible de venir naà¯vement, je connais Evry, et ce voyage aussi simple soit-il, nous conduit directement au centre commercial, à  l’agora.

La ville se reconstruit. Mais différemment : c’est la ville nouvelle d’Evry. Les routes restent très dégagées î l’impression est presque plus forte î les bâtiments sont en retrait, droits et fermes, éloignée de la chaussée, il y a beaucoup d’arbres. C’est l’hiver, il n’y a plus une feuille, mais l’été, on doit à  peine voir les immeubles.

Nous arrivons très vite au centre de tout, Evry2, où se trouve le Carrefour, les commerces, quelque antennes de l’administration, le cinéma et le théâtre qui m’invite. Evry2 concentre tout, on a presque l’impression que tous les véhicules devant et derrière nous y vont….

Nous faisons le tour du centre commercial pour accéder aux entrées principales. La vue est impressionnante, l’esplanade-parking s’ouvre sur de nouveaux immeubles en construction et sur ceux déjà  là  depuis longtemps. Tout est neuf ici, tout à  moins de 50ans je crois.

Il fait très froid. Nous rentrons. Il ne fait pas très chaud dedans. Il y a du monde. Tous les magasins sont ouverts, cela bouge beaucoup….

Je ne pense plus à  la route, j’ai oublié le paysage… Ce soir en rentrant, en regardant me photographies je me rends compte à  quel point tout cela n’est qu’utilitaire, la route et les villes sont des espaces pensés pour leurs fonctions, on en oublie, je pense trop leur perception. La nature même si elle est présente avant Evry reste pauvre, enfermée et exposée par l’urbanisme. Tout est sec. Il n’y a de place que pour passer, pas pour rester. Toutes les invitations que j’ai eues î que l’environnement que j’ai croisé m’a faites – étaient liées à  la consommation ou au départ. La plus forte bien sur étant celle de l’aéroport sous lequel nous sommes passés

Qu’est ce que j’attendais de ce voyage ? Je ne sais pas, c’est un élément important dans la préparation de ce projet parce que c’est une route que je vais faire encore pas mal de fois. Et sur cette route je vais penser. Et quelque part elle va faire partie de ce que je vais faire au même titre que le contexte direct du projet, parce que j’essaie d’impliquer directement mes émotions, mes sensations dans ma démarche, je ne projette pas une idée dans l’absolu, hors de tout. Alors la route qui m’y conduit à  sa place…

Vous pouvez retrouver toutes les images que j’ai faites sur flickr : Evry-Essonne, revenez vers la date : 26 décembre 2006.

posté originalement sur le blog du projet Entre ciel et terre : Evry Essonne

 

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