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	<title>images, notes et mouvements &#187; image</title>
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	<description>jacques perconte, cinéma, arts plastiques et numérique</description>
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		<title>à Poitiers : Images et paysages de l’utopie</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2012/03/a-poitiers-images-et-paysages-de-lutopie/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 20:10:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mercredi 28 mars 2012 à Poitiers * 15h30 : conférence de Marie Martin, « Paysages après la catastrophe et utopie plastique dans le cinéma expérimental contemporain. Autour de Jacques Perconte et Xavier Christiaens » -&#62; à l&#8217;Université de Poitiers, MSHS, salle Guillaume de Troubadour * 18h : Projection du film « Impressions » (version de travail) [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2012/03/a-poitiers-images-et-paysages-de-lutopie/">à Poitiers : Images et paysages de l’utopie</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi 28 mars 2012 à Poitiers</p>
<p>* 15h30 : conférence de Marie Martin, « Paysages après la catastrophe et utopie plastique dans le cinéma expérimental contemporain. Autour de Jacques Perconte et Xavier Christiaens » -&gt; à l&rsquo;Université de Poitiers, MSHS, salle Guillaume de Troubadour</p>
<p>* 18h : Projection du film « Impressions » (version de travail) de Jacques Perconte, en présence du réalisateur. -&gt; à l&rsquo;Auditorium de l&rsquo;École européenne supérieure de l’image</p>
<p>*</p>
<p>Programme de recherche pluri-annuel « <a href="http://www.fabula.org/actualites/journee-d-etudes-apres-la-catastrophe-images-et-paysages-de-l-utopie_50012.php" target="_blank">Utopies et catastrophes</a> »<br />
dirigé par Jean-Paul Engélibert (TELEM, Université Bordeaux 3) et Raphaëlle Guidée (FoReLL B3, Université de Poitiers)</p>
<p>Journée d’études du 28 mars 2012, Université de Poitiers</p>
<p>Après la catastrophe : images et paysages de l’utopie</p>
<p>Notre époque est définie par la mémoire des catastrophes historiques du siècle dernier autant que par l’attente des catastrophes naturelles qui pourraient mettre en cause l’habitabilité même du monde pour l’homme. Dans le prolongement de la journée d’études du 1er décembre 2011 « Quelles formes pour l’utopie à l’âge des extrêmes ? » (Bordeaux 3), il s’agit dès lors de réfléchir à une forme spécifique de l’imaginaire contemporain de l’utopie, consistant à prendre acte de la dimension catastrophique de l’histoire humaine (passée et à venir) pour refonder l’utopie sans l’humain, ou à partir d’une nature dont l’homme ne serait plus le centre.<br />
Alors que l’utopie de Thomas More fonde sa perfection sur les efforts des hommes pour construire une société harmonieuse ordonnée par la raison, les utopies contemporaines semblent parfois troubler l’opposition classique entre paradis naturel et cité dénaturée, entre libération des désirs et contrôle extrême des affects. Sur les rives de ce qui fut la mer d’Aral ou dans la zone interdite de Pripiat, sur les planètes lointaines de la science-fiction ou dans les décombres de Detroit, artistes, cinéastes, écrivains, vidéastes imaginent un monde rendu à la nature, ou décrivent des formes d’entente nouvelles entre l’homme et son environnement.<br />
La journée du 28 mars s’attachera principalement à la littérature et aux arts de l’image (cinéma, photographie, arts plastiques). Elle permettra de poursuivre l’interrogation des formes renouvelées de l’imaginaire utopique contemporain au temps des catastrophes, mais aussi de relire les utopies classiques, en découvrant que certaines d’entre elles, prenant acte de l’imperfection humaine, ne peuvent déjà penser la perfection utopique qu’en l’absence de l’homme.</p>
<p>Programme :<br />
10h15 : accueil des participants, MSHS, salle Guillaume de Troubadour</p>
<p>10h30-11h15 : Lucie Campos (Littérature comparée, Institut français), « Séjours à la campagne &#8211; temps de la nature et temps de l&rsquo;histoire dans l&rsquo;oeuvre de Sebald ».<br />
11h-11h45 : Lambert Barthélémy (Littérature comparée, Poitiers), « Place et fonction du récit apocalyptique dans le discours environnemental ».<br />
11h45-12h30 : Raphaëlle Guidée (Littérature comparée, Poitiers), « Entre utopie et catastrophe : Détroit, capitale du XXème siècle »</p>
<p>13h : déjeuner au restaurant Rabelais</p>
<p>14h-14h45 : François-Xavier Molia (Études cinématographiques, Poitiers), « Last Men on Earth : le Nouvel Hollywood après l&rsquo;Apocalypse ».<br />
14h45-15h30 : Jean-Paul Engélibert, (Littérature comparée, Bordeaux 3), « Paysages de la fin des temps : Le dernier homme de Cousin de Grainville (1805) ».<br />
15h30-16h15 : Marie Martin (Études cinématographiques, Poitiers), « Paysages après la catastrophe et utopie plastique dans le cinéma expérimental contemporain. Autour de Jacques Perconte et Xavier Christiaens ».</p>
<p>18h : Auditorium de l’EESI : Projection du film « Impressions » (version de travail) de Jacques Perconte, en présence du réalisateur.<br />
Projection organisée par Marie Martin avec le soutien de l’association culturelle de l’UFR LL.</p>
<p>Responsable : Jean-Paul Engélibert et Raphaëlle Guidée</p>
<p>Adresse : Maison des Sciences de l&rsquo;Homme et de la Société5 rue Théodore Lefebvre 86000 POITIERS</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2012/03/a-poitiers-images-et-paysages-de-lutopie/">à Poitiers : Images et paysages de l’utopie</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Impressions de : projet CNAP</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2010/04/impressions-de-projet-cnap/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 06:07:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Impressions]]></category>
		<category><![CDATA[art numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Centre National des Arts Plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma numérique]]></category>
		<category><![CDATA[dossier de production]]></category>
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		<category><![CDATA[pour comprendre]]></category>
		<category><![CDATA[technique]]></category>
		<category><![CDATA[Zong Bing]]></category>

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		<description><![CDATA[Projet soumis au CNAP Ce film c’est l’histoire d’une rencontre avec un paysage. Je vous y emmène. C’est la mi-novembre. On arrive dans la campagne normande où au milieu d’immensités vertes les vaches blanches reflètent la lumière humide. Le ciel change à  chaque minute. La pluie et le soleil se croisent et dessinent ça et [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2010/04/impressions-de-projet-cnap/">Impressions de : projet CNAP</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Projet soumis au CNAP</em></p>
<p><a title="Normandie, mars 2010 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/4418732293/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2757/4418732293_1a2d6069a8_b.jpg" alt="Normandie, mars 2010" width="900" height="600" /></a></p>
<p>Ce film c’est l’histoire d’une rencontre avec un paysage. Je vous y emmène. C’est la mi-novembre. On arrive dans la campagne normande où au milieu d’immensités vertes les vaches blanches reflètent la lumière humide. Le ciel change à  chaque minute. La pluie et le soleil se croisent et dessinent ça et là  des arcs en ciels. Mais le pays reste immobile. Même s’il est soufflé par le vent, que les vagues frappent de toute leur force les falaises à  pic. Ce n’est qu’à  notre échelle que le sentiment sublime se manifeste. La terre est claire. Le marron légèrement boueux mène aux plages de galets gris. On doit descendre pour suivre le chemin qui mène à  la mer. Elle s’agite en bas. Mais depuis un moment déjà  l’image se manifeste. La normandie filmée se transforme et de nouvelles couleurs se révèlent. C’est un été qui s’annonce. Un été virulent et plastique. Comme il est impossible de rendre ce qu’est ce paysage, l’image se met à  assumer l’interprétation qu’elle en fait. Elle devient le support de ces sentiments qui se manifestent face à  la nature. Ses formes dialoguent avec celles des arbres, des nuages, de la mer. C’est le coeur qui fait place à  la vision. C’est la marée haute. Les vagues de couleur balancent leurs lames de toute part et les écumes bleues et vertes glissent sur les pentes qui se laissent pénétrer par la lumière. Tout se mélange. Terre, mer et ciel communiquent. Voilà  l’agitation des grandes marées. On perd pied. On perd toute notion du temps. Le spectacle nous enlève. Mais tout à  coup je n’entends plus rien. Je me retourne. Et je fixe le chemin qui mène au ciel. Quelque chose vient vers moi en empruntant le chemin qui descend de la falaise. Une petite masse noire nait du magma de couleur. Elle grossit, elle s’approche, c’est une femme. Elle est à  contre-jour. On ne voit plus rien qu’elle. On ne voit plus. Mais de ce noir naissent de nouvelles couleurs extraordinaires qui nous mènent des rouges et roses au blanc merveilleux de la lumière.</p>
<p>Courbet, Monet, Pissaro, Boudin, Seurat, Corot ont passé de nombreuses heures le long de la côte normande à  peindre ces lumières incroyables qui rythment les vents et les marées. La scène de genre a eu sa grande époque. Pourquoi le paysage n’est-il plus un motif créatif contemporain ? La société s’est-elle trop construite sur la séparation entre l’homme et la nature ? J’ai entrepris une série de films sur le paysage en 2003. Ce projet donnera lieu au sixième film.</p>
<p>Je vais suivre quelques-unes des peintures impressionnistes qui ponctuent la côte normande. Poser ma caméra et filmer. Avec le temps j’ai développé de nombreuses techniques propres à  un travail spécifique du film numérique. Cela ne se passe pas vraiment lors de la prise de vue qui même si elle est faite avec des techniques numériques reste classique, mais à  l’atelier. Chaque plan sera travaillé dans le bloc. La matière sera révélée. Et le film tendra ce fil entre le paysage rendu et sa captation, son interprétation, son impression, son expression numérique.</p>
<p>J’explore le motif du paysage depuis plusieurs années. Ce film doit être un point culminant de la série. Pour cela je veux me mettre dans la peau de l’itinérant qui parcourt le pays à  la recherche de la lumière. Je suis nourri de ses histoires et terriblement ému par ses images impressionnistes (et par la peinture américaine abstraite post 50). On m’en rapproche souvent et c’est pour écrire ce lien une fois pour toutes, que ce film sera fait avec dans le coeur l&rsquo;envie de faire des impressions de.</p>
<p>Les scénarios de mes films sont dictés par la géographie des lieux ainsi que par l’histoire qui s’écrit lors de leurs perceptions. D’une certaine façon ce sont des promenades. La narration s’installe dans les transformations que subit l’image. D’abord et à  priori naturaliste, elle met en valeur le paysage, sa plasticité, puis elle devient moins objective, peut-être plus impressionniste d’ailleurs et la lumière dessine, la couleur s’emporte, la matière se marque et finalement le paysage va devenir peu à  peu abstrait. Ce que je donne à  voir ce sont ces tensions qu’il y a entre le monde tel qu’on le connait et ses images telles qu’elles sont physiquement.<br />
Il est systématiquement question d’un renversement du paysage, d’abord décor familier il va se transformer en espace intériorisé, totalement expressif et souvent abstrait. On pourrait penser aux rapports historiques et référentiels qu’ont certaines images avec la peinture, mais ces références sont innocentes, plus ou moins involontaires, implicites sans jamais être le sujet. Il s’agit de faire des images fortes picturalement où naissent de nombreuses sensibilités que l’on aura avec la peinture.</p>
<p><a title="Normandie, mars 2010 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/4419501574/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2741/4419501574_9b80eb08d5_b.jpg" alt="Normandie, mars 2010" width="900" height="600" /></a></p>
<p>J&rsquo;essaie de trouver comment les technologies numériques pourraient acquérir un véritable statut de médium plastique. On critique souvent le numérique parce que les artistes qui l&rsquo;emploient ne savent souvent pas se défaire de la technique, de leurs envies de démonstrations savantes, de leurs désirs de produire de l&rsquo;intelligence à  tout pris. On dit la plupart du temps que le numérique n&rsquo;a pas d&rsquo;âme, qu&rsquo;il est froid. Souvent on ne comprend pas ce qui est produit parce qu&rsquo;il y a une véritable rupture culturelle : l&rsquo;art numérique ne s&rsquo;adresse qu&rsquo;à  ceux qui le connaissent déjà  qui sont baignés dans ses mondes hermétiques. Contre cet égoà¯sme je développe un cinéma simple et merveilleux. Je peins le monde par un bricolage technologique. Je fais de peintures en mouvement. Je cherche à  donner aux spectateurs une place dans cet avenir du cinéma en numérique où la matière change, où les codes changent. Mes films sont très bien accueillis par les publics non initiés. J&rsquo;en fais un point d&rsquo;honneur.</p>
<p>Haute définition, dizaines de millions de pixels&#8230; les appareils qui nous permettent de filmer aujourd’hui peuvent capturer des images du monde dans des résolutions de plus en plus hautes. Il est question plus que jamais de voir la réalité plus grande qu’elle n’est. La conséquence directe est que les images enregistrées sont de plus en plus difficiles à  stocker. Les innovations qui poussent les capacités de capture doivent être suivies par des ruses qui permettent d’enregistrer ces images sur un support. Pour cela des méthodes de compression permettent de réduire la taille des médias produits. Elles usent de logiques potentielles basées sur la perception humaine. Pour alléger ces fichiers, il n’y a pas de secret, il faut réduire la quantité d’information. Par exemple est-il nécessaire de garder autant de détails dans une zone sombre que dans une zone claire? Est-ce judicieux de décrire à  chaque seconde une zone de l’image qui ne change pas pendant un certain temps? Contre la redondance, dans un souci d’économie draconienne le résultat est fait d’approximations, de moyennes, de réductions. Bien sà»r il est question de maquiller au maximum ces défauts inhérents à  la technique. Mais la qualité de cette dissimulation est fonction du coà»t du matériel. Alors, l’à -peu-près de l’image devient le quotidien de beaucoup. La haute définition marketing fait partie de ces outils qui soutiennent le désir de capturer le monde dans sa totalité contre la fuite du temps. Mais beaucoup n’y voient que ce qu’ils veulent et passent vitre outre ces défauts qui ne sont à  priori pas là . Et les artéfacts numériques glissent dans le flou de l’imagerie approximative de masse.</p>
<p>J’aime ces images pour ce qu’elles sont. Je l’exprime radicalement. Et par cette voie paradoxale, la haute définition reprend sa place. Puisqu’au final c’est chaque pixel qui vibre. Les imperfections de l’interprétation disparaissent. On ne peut pas être plus engagé dans la qualité technique de ce piqué. On ne voit plus l’image du paysage. On voit le paysage de l’image.</p>
<p>Les machines numériques sont des pinceaux, je m’en sers pour jouer avec la lumière et donc la couleur. Je peins. Mais je ne suis pas un peintre numérique qui utiliserait des outils de peinture artificiels. Je filme, je prends du temps avec mon matériel dans un paysage. J&rsquo;enregistre le son&#8230; je laisse la lumière passer d&rsquo;un endroit à  un autre. Je capte cette histoire de vibration sur l&rsquo;instant. Et je fais des films.</p>
<p>‟ Je déroule lentement la peinture et tandis que je l’observe, je m’avance dans une étendue sans limites de tous les côtés et qui m’ouvre ce sentiment de l’infini que le ciel inspire en moi.”<br />
Zong Bing (375,443)</p>
<p>Je filme puis je ramène toutes ces prises à  mon atelier pour traiter la matière. je filme un paysage puis je l’encode de diverses façons (3ivx,divx,xvid…) comme beaucoup font pour dupliquer en réduisant leurs poids les films dont ils possèdent des copies commerciales avec parfois l’intention de les diffuser au travers des réseaux de partage&#8230; Mais ce qu’ils cherchent à  fuir en tentant de trouver un équilibre entre le poids du fichier à  échanger et le respect de la qualité de la reproduction du film. Je l’affirme en réglant l’image de manière à  faire ressortir les aberrations formelles dues aux compressions. Compressions que je pousse aux extrêmes. Je joue du poids de la couleur.</p>
<p>Dans un film, un oiseau peut laisser une trace de son passage dans le ciel. Si l’on décide d’une qualité faible de compression, on peut arriver à  ce que l’accent soit mit uniquement sur le mouvement de l’oiseau. Avant son passage le ciel est composé de zones rectangulaires bleues. Quand il arrive, ces zones se complexifient et la quantité de détail augmente. Derrière lui il laisse un sillon dans l’image. C’est un peu comme s’il faisait une brasse dans l’eau qu’il déplaçait la matière du ciel autour de lui. Derrière, le ciel ne va pas se recomposer de la même façon et des artéfacts de l’oiseau se mêleront au ciel… Le ciel est une matière, l’oiseau rampe sur du sable bleu…<br />
je fais des dizaines et des dizaines de compressions. On pourrait croire que j’épuise le sujet, mais au contraire, c’est difficile d’imaginer à  quel point il se révèle et se renforce. Je suis encore et toujours surprise de cette intimité  et de ces prises entre la technologie et le monde&#8230;. Ces dizaines de compressions je les découpe et je les superpose. Toutes ces versions du même film sont alignées les unes au-dessus des autres. Je travaille l’image en compositing (collage et superpositions) pour mettre en relation ces déformations avec l’image originale. Je peins ces formes, le les insère dans le paysage. Elles lui sont liées par essence. Leur mouvement diffère, la plupart du temps, j’ai réduit dans ces zones l’information au minimum pour que les déformations soient importantes. Je travaille un peu comme ces cinéastes expérimentaux qui révèlent la matière du film en développant leur pellicule&#8230;</p>
<p>Je cherche à  pousser le paysage dans une dimension plastique magique, merveilleuse. Je filme des voyages. Je fais des films pour faire rêver.</p>
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		<title>Droit d&#8217;image, photographie sous l&#8217;imperméable</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2009/10/droit-dimage-photographie-sous-limpermeable/</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 09:28:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="IMG_3612 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3994281649/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2571/3994281649_62d2870099_o.jpg" alt="IMG_3612" width="900" height="300" /></a></p>
<p>Certains d&rsquo;entre vous sont au courant de ma tendance à  faire des centaines d&rsquo;images par semaine. J&rsquo;aime figer ces instants que je parcoure. Je change régulièrement d&rsquo;appareil photo, toujours à  la recherche de l&rsquo;outil idéal. J&rsquo;ai plusieurs manières de faire de la photographie. il y a celle qui est posée, qui prend le temps de construire ou de s&rsquo;adapter à  la réalité tangente. Il y a celle qui sursaute et capture ce qu&rsquo;elle peut dans l&rsquo;instant. Et y la la sauvage. Celle qui attrape ce que je croise dans la vitesse des temps de déplacement.</p>
<p>Depuis que les appareils photos se sont mélangés aux téléphones (ou autres appareils miniatures) et qu&rsquo;ils ont disparus en tant qu&rsquo;yeux dans le paysage urbain. La photographie se suspend. Les regards se posent. Savent-ils que je les photographie ?</p>
<p>Quel droit leur reste t&rsquo;il dans ces images ? Je les prends. Je les photographies avec un point de vue sensiblement voisin de celui des occidentaux qui vont poser leur regards de reporters, de journalistes, de sociologues sur ces populations étrangères sans jamais se soucier de cette question inhérente du droit à  l&rsquo;image. Ce droit est-il exclusif au citoyens des pays développés ? Si l&rsquo;on se permet de le refuser à  d&rsquo;autres, refusons le à  tous.</p>
<p>Si la société nous à  réduits à  devoir exister via cette image en partie fictionnelle que nous devons construire et tenir en devanture. Alors ces images sont au même titre que celles qui sont témoins des effets de la guerre, de la pauvreté, de la malchance sur les hommes, les témoignages de l&rsquo;effet de notre travail à  exister dans l&rsquo;espace visuel collectif. Entre être et paraitre, le temps passe. Entre faire et se laisser aller à  aimer, nous résistons malgré tout à  la pression stupide du monde modal.</p>
<p><a title="IMG_3637 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3995049038/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2571/3995049038_05605d37b4_o.jpg" alt="IMG_3637" width="900" height="300" /></a></p>
<p><a title="IMG_3635 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3995048504/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3448/3995048504_7990735030_o.jpg" alt="IMG_3635" width="900" height="300" /></a></p>
<p><a title="IMG_3521 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3995012472/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2446/3995012472_0e9e66472c_o.jpg" alt="IMG_3521" width="900" height="300" /></a></p>
<p><a title="IMG_3411 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3994226129/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2569/3994226129_a64b154d2f_o.jpg" alt="IMG_3411" width="900" height="300" /></a></p>
<p><a title="Paris, par 4 au moins... by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3956947686/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2483/3956947686_931e2e6b4a_o.jpg" alt="Paris, par 4 au moins..." width="900" height="300" /></a></p>
<p><a title="Paris, par 4 au moins... by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3956946924/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2551/3956946924_02242d5945_o.jpg" alt="Paris, par 4 au moins..." width="900" height="300" /></a></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3956115447/" title="Paris, par 4 au moins... by jacques perconte, on Flickr"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3488/3956115447_ebdab2cc7e_o.jpg" width="900" height="300" alt="Paris, par 4 au moins..." /></a></p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3956885622/" title="Paris, par 4 au moins... by jacques perconte, on Flickr"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3536/3956885622_1b2bbcdd01_o.jpg" width="900" height="300" alt="Paris, par 4 au moins..." /></a></p>
<p>http://blog.technart.fr/2009/10/09/droit-dimage-photographie-sous-limpermeable/</p>
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		<title>écriture de soi et pensée mécanique</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2009/02/pensee-mecanique-et-ecriture-de-soi/</link>
		<comments>http://blog.technart.fr/2009/02/pensee-mecanique-et-ecriture-de-soi/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2009 22:24:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="métro 024 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3174680009/" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3086/3174680009_2c398fd260.jpg" alt="métro 024" width="500" height="281" /></a></p>
<p>Ce matin dans le métro je me suis surpris à  imaginer une photographie d&rsquo;un genre dont je ne suis pas amateur en général.  Un homme d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années est monté quelques stations après moi. J&rsquo;ai tout de suite été attiré par son sweatshirt. Il était gris mais surtout orné devant d&rsquo;une inscription assez forte en typographie latino-américaine : soul. à‚me.  Le mot était entouré de deux ailes d&rsquo;anges ce contrastait avec l&rsquo;à  priori de la typo qui elle soutenait l&rsquo;idée du gang. Je me tenais debout contre la porte qui faisait face à  l&rsquo;entrée. L&rsquo;homme s&rsquo;est mis juste devant moi.  Il s&rsquo;est adossé à  la barre de maintient centrale. Dos à  moi. Et j&rsquo;ai découvert l&rsquo;immense broderie d&rsquo;un crâne battu de chaque côté par des ailes levée vers le ciel. L&rsquo;inscription du recto était reprise et augmentée : rough soul. à‚me rugueuse, âme qui vit à  la dure&#8230; Il était bien question de gang.  Je me suis demandé pourquoi ce garçon qui ne  donnait pas par ailleurs l&rsquo;impression d&rsquo;être un dangereux personnage portait les armes d&rsquo;une certaine violence. Et la broderie m&rsquo;a tout de suite fait penser au tatouage. J&rsquo;ai imaginé cette photo : dans la même situation du métro parisien, le même personnage de dos dont on verrait le sweat décoré  ferait face à  un homme plus fort ouvrant sa chemise à  la manière du cliché que nous avons de superman découvrant son sigle sous ses vêtements urbains. On découvrirait sur la poitrine dorée de cet homme le même signe, le même dessin tatoué profondément dans la peau. On sentirait cette absurdité du sweatshirt et de son usage contre la violence potentielle de son langage.</p>
<p>J&rsquo;ai été très surpris de penser cela parce que je ne fabrique pas ce genre de regards. Je les trouve trop publicitaires, trop portés par une certaine culture de la photographie qui semble dénoncer sans y toucher. Alors pourquoi j&rsquo;ai eu cette idée ? Est-ce que j&rsquo;ai déjà  vu une telle photographie ? C&rsquo;est probable. Est-ce que j&rsquo;ai senti qu&rsquo;une telle image parlerait pour moi et expliquerait la situation de ma pensée ? J&rsquo;imagine&#8230;</p>
<p>Il doit s&rsquo;attacher à  l&rsquo;image qu&rsquo;il peut renvoyer de lui en portant ce signe. Il doit imaginer que cela le construit ou sentir que cela le rassure. A quel point s&nbsp;&raquo;identifie-t&rsquo;il à  cela ? Avec quelle distance décide-t-il de transporter cette idée latino qui doit venir des banlieues américaines ou mexicaines plongées dans une violence que l&rsquo;on ne peut pas imaginer ? Il a besoin d&rsquo;identité. Mon réflexe était de manifester cette absurdité de la recherche de l&rsquo;illusion. De confronter cette mollesse urbaine face à  la réalité à  fleur de peau.</p>
<p>S&rsquo;écrire&#8230; je m&rsquo;écris sans cesse je suis très souvent en train de chercher comment je peux me mettre en scène. Pas forcément pour atteindre une image précise mais surtout pour cacher ou détourner les regards potentiels sur ce que j&rsquo;estime être mes faiblesses. En faisant cela je me déplace dans la <em>maya</em>, dans l&rsquo;illusion, j&rsquo;y cherche une place à  habiter. Mais comment pourrais-je réellement me sentir bien quand je pense à  cette attitude. Je dois l&rsquo;oublier pour aller. Parce que quand j&rsquo;essaie de jauger ma machination, simplement pour savoir si elle tient le coup, je me mets face à  la nécessité que j&rsquo;imagine avoir : de faire semblant pour exister.</p>
<p>Alors construire cette image de mise en abîme de ce parisien, photographie qui aurait pu devenir le principe d&rsquo;une démarche qu&rsquo;on aurait dite artistique, cela n&rsquo;aurait fait que me protéger. J&rsquo;aurais parlé aux autres de la même façon que lui il parle. Lui avec ce signe de gang qui renvoie à  une certaine force qui n&rsquo;est à  priori pas la sienne. Moi avec cette dialectique qui m&rsquo;aurait placé au-dessus de lui pour renvoyer cette image de moi libéré de ces maux. Pour laisser tous ceux qui auraient eu de la sympathie vis-à -vis de mon geste exorcisé cette réalité de s&rsquo;écrire soi-même pour les autres. Exactement de la même façon nous aurions parlé tous les deux de ce que nous voulons que les autres voient de nous.</p>
<p>Peut-être faut-il laisser paraitre un certain danger dans les mécaniques de la pensée artistique, de la créativité, de ce que l&rsquo;on pourrait à  tort assimiler à  une révélation (épiphanie ?). Cette universalité potentiellement désirée dans l&rsquo;oeuvre, ne peut pas, il me semble, se réduire à  la sympathie.</p>
<blockquote><p><em>ill. </em>affiche déchirée dans le métro parisien.</p></blockquote>
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		<title>Damien Marguet : Jacques Perconte, Images de l&#8217;invisible</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2008/09/damien-marguet-jacques-perconte-images-de-linvisible/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Sep 2008 06:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[        INTRODUCTION ‟ Le temps s&#8217;étale dans toutes les directions et les images le traversent sans que rien ne se passe plus à  notre échelle” C&#8217;est par cette phrase un peu mystérieuse que Jaques Perconte concluait en 1998 sa recherche sur le ‟ temps numérique ”. Depuis lors, au travers de ses créations en [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2008/09/damien-marguet-jacques-perconte-images-de-linvisible/">Damien Marguet : Jacques Perconte, Images de l&rsquo;invisible</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div><span>   </p>
<div><a title="Hung Up - 1280 bords b (0-01-42-00) by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2872140432/" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3168/2872140432_5ffc0db717.jpg" border="0" alt="Hung Up - 1280 bords b (0-01-42-00)" width="500" height="367" /></a>   </p>
<h1>INTRODUCTION</h1>
<p>‟ Le temps s&rsquo;étale dans toutes les directions et les images le traversent sans que rien ne se passe plus à  notre échelle<a name="_ednref1"></a>”</p>
<p>C&rsquo;est par cette phrase un peu mystérieuse que Jaques Perconte concluait en 1998 sa recherche sur le ‟ temps numérique ”. Depuis lors, au travers de ses créations en ligne, de ses installations et de ses films, l&rsquo;artiste n&rsquo;a cessé de réfléchir à  ce temps qui ‟ s&rsquo;étale ”, qui <em>s&rsquo;espace</em>. À l&rsquo;origine de son travail de plasticien, une expérience précoce des technologies dites ‟ numériques ” et du réseau : en effet, au milieu des années quatre-vingt-dix, Jacques Perconte est un des premiers à  explorer l&rsquo;univers naissant d&rsquo;Internet pour le compte d&rsquo;un laboratoire du CNRS. Il découvre avec quelques pionniers î qui disposent de connexions et d&rsquo;outils informatiques adéquats, chose rare en France à  cette époque î ce nouvel espace-temps entièrement fait d&rsquo;images composites, générées par la machine suivant un processus extrêmement complexe, se décomposant et se recomposant instantanément et à  l&rsquo;infini sur l&rsquo;écran. Il est même difficile de parler d&rsquo;images car ‟ à  notre échelle ”, pour citer Jacques Perconte, elles n&rsquo;ont pas d&rsquo;existence : nous ne les gardons pas, nous ne les regardons pas. Nous les lisons plutôt, nous les déchiffrons le plus rapidement possible pour en retirer une information. Véhiculer l&rsquo;information sans délai est leur fonction première. Le réseau abolit les distances en se servant d&rsquo;images <em>friables </em>et <em>éphémères </em>pour transmettre des données à  la vitesse de la lumière. Le temps qui ‟ s&rsquo;étale ”, c&rsquo;est l&rsquo;instant qui <em>s&rsquo;étire</em>, qui <em>s&rsquo;agrandit</em>. Le phénomène pose à  l&rsquo;évidence des problèmes de dimension et de perception, et il implique de penser les images autrement, comme le faisait déjà  remarquer Fred Forest en 1998 : ‟ Il faut penser les choses dans le mouvement alors que jusqu&rsquo;à  présent le système de pensée faisait qu&rsquo;on arrêtait les choses pour tourner autour<a name="_ednref2"></a>. ”</p>
<p>C&rsquo;est sous cet angle que je me propose d&rsquo;aborder une partie du travail de Jacques Perconte. Je concentrerai mon analyse sur deux de ses oeuvres : <em>I love you </em>(dispositif en ligne) et <em>Uishet </em>(film). À quelles dimensions et à  quelles temporalités l&rsquo;artiste se réfère-t-il ? Quel rapport entretient-il à  ces images <em>friables </em>? Comment les comprendre et les penser ? Je m&rsquo;intéresserai notamment aux jeux d&rsquo;échelle et de vitesse à  l&rsquo;intérieur de ses créations. Car les images auxquelles nous allons nous confronter ne sont pas arrêtées mais retenues dans leur mouvement, geste qui ne peut se faire sans altération. Elles peuvent être obtenues par distorsion ou par saturation, elles conservent dans tous les cas la trace de leur appartenance originelle à  un flux d&rsquo;informations, à  l&rsquo;intérieur duquel elles n&rsquo;existaient qu&rsquo;<em>en puissance. </em>Ces formes <em>accidentelles</em>, <em>fragmentées </em>ou <em>dégradées </em>sont-elles des images ? Et des images de quoi ? C&rsquo;est tout l&rsquo;enjeu de cette recherche esthétique que de donner matière à  des phénomènes minimaux et instantanés, que de nous mettre en relation avec la part <em>invisible </em>du monde.</p>
<h1> </h1>
<h1>I î IMAGES DU MONDE</h1>
<h1><a title="i=i&amp;ii=11&amp;iii=130 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/128053887/" target="_blank"><img src="http://farm1.static.flickr.com/53/128053887_4afbb8868f.jpg" border="0" alt="i=i&amp;ii=11&amp;iii=130" width="500" height="500" /></a></h1>
<h2>Le vert du feu</h2>
<p>Les images obtenues numériquement, lorsqu&rsquo;elles circulent, changent de définition en permanence. Elles sont émises par un dispositif technique qui interprète de façon singulière une série d&rsquo;informations. Au moment où je <em>reçois </em>l&rsquo;image, celle-ci est <em>produite</em>par la machine. Son processus de fabrication n&rsquo;a pas à  être perçu ni compris, son chiffrement et son déchiffrement sont suffisamment rapides et complexes pour rester secrets. Mais une erreur d&rsquo;échelle suffit à  enrayer les mécanismes et à  faire événement. L&rsquo;image est alors générée <em>accidentellement</em>, et parce qu&rsquo;elle est <em>illisible</em>, elle redevient <em>visible</em>, elle fait à  nouveau sensation. Il me vient à  l&rsquo;esprit l&rsquo;exemple du feu vert pris par Pierre-Damien Huyghes dans le cadre d&rsquo;un de ses séminaires. Le feu vert me communique une information, il m&rsquo;ordonne d&rsquo;avancer. Si je m&rsquo;arrêtais pour le regarder, pour faire l&rsquo;expérience de sa couleur ou de sa luminosité, je bloquerais la circulation et serais rapidement rappelé à  l&rsquo;ordre par un klaxon. Je suis ainsi tenu de voir le feu vert sans voir le vert du feu. Il me semble que le travail de Jacques Perconte relève en partie du même problème, dont il tente d&rsquo;inverser les données : donner à  voir le vert du feu plutôt que le feu vert. Cela implique que l&rsquo;on intervienne, non sur les images, mais sur l&rsquo;outil qui les génère.</p>
<h2>Pourquoi tout n&rsquo;a-t-il pas déjà  disparu ?&#8230;</h2>
<p>Avant de m&rsquo;intéresser à  une oeuvre de l&rsquo;artiste (<em>I love you</em>) reposant précisément sur le principe du changement d&rsquo;échelle, je souhaite revenir sur quelques points abordés dans mon introduction. Mon étude repose sur un postulat : les images auxquelles nous avons affaire ici sont a priori <em>invisibles </em>et n&rsquo;existent qu&rsquo;<em>en puissance</em>.</p>
<p>Si les technologies numériques n&rsquo;ont aucune difficulté à  produire des images, c&rsquo;est même leur fonction principale, elles sont incapables d&rsquo;en assurer l&rsquo;existence. Au contraire, il s&rsquo;agit de les faire apparaître et de les faire disparaître au même rythme afin d&rsquo;éviter toute saturation, tout chevauchement. Pourquoi tout n&rsquo;a-t-il pas déjà  disparu ? Question qui donne titre au dernier texte de Jean Baudrillard paru au début de cette année<a name="_ednref3"></a>. Le philosophe, cherchant à  nous alerter d&rsquo;un ‟ danger &laquo;&nbsp;mortel&nbsp;&raquo; pour le monde réel ”<a name="_ednref4"></a>, fait un constat qui n&rsquo;est pas nouveau en soi : c&rsquo;en est fini de l&rsquo;image ‟ réaliste ”, ‟ effacée en tant qu&rsquo;analogon par la production digitale et numérique ”. L&rsquo;image ‟ surgie ex nihilo du calcul numérique ” ne témoigne plus d&rsquo;une ‟ ultime présence en direct du sujet à  l&rsquo;objet ”. Elle ne se rapporte plus à  un acte dépassant son propre acteur, comme celui de la photographie, ‟ prototype d&rsquo;une littéralité du monde affranchie de la main de l&rsquo;homme ”. Elle ne documente même plus, comme pouvait le faire l&rsquo;image analogique, un processus de ‟ disparition ” du monde. À trop se prendre pour elle-même, l&rsquo;image risque ainsi de perdre toute opacité, toute identité, jusqu&rsquo;à  ne plus pouvoir porter le nom d&rsquo;image<a name="_ednref5"></a>. C&rsquo;est à  cette image pris dans son devenir-image que s&rsquo;intéresse Jacques Perconte, dont la plastique relève souvent de l&rsquo;effet larsen. Le raisonnement de Jean Baudrillard repose sur une conception de l&rsquo;image comme ‟ arrêt ”, comme écart : la regarder, c&rsquo;est faire l&rsquo;expérience de la distance qui nous sépare du monde, de notre absence au monde, qu&rsquo;elle nous enjoint d&rsquo;imaginer encore<a name="_ednref6"></a>. Pour qu&rsquo;il y ait représentation, il faut donc qu&rsquo;il y ait enregistrement : ‟ (&#8230;) lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de monde réel devant une pellicule sensible (&#8230;), alors il n&rsquo;y a plus, au fond, de représentation possible ”<a name="_ednref7"></a>. Cette logique a vite fait de réduire la ‟ production numérique ” à  un ‟ programme ”, reposant sur la terrifiante ‟ automaticité ” des techniques. ‟ Rien n&rsquo;y meurt, rien n&rsquo;y disparaît ”, rien qu&rsquo;un mouvement sans événement<a name="_ednref8"></a>. Mais en opposant ainsi le réel au virtuel, on oublie que l&rsquo;un ne va pas sans l&rsquo;autre et qu&rsquo;il doit être possible de rendre compte de cette relation sans la trahir. Pour cela, il faut s&rsquo;intéresser à  cet instant de production de l&rsquo;image qui cherche à  passer inaperçu. Plutôt qu&rsquo;un flux d&rsquo;images qui n&rsquo;en sont pas, penser à  faire des images du flux, qui ne saurait correspondre à  des arrêts (arrêter le mouvement, c&rsquo;est le perdre) mais à  des traces, à  des marques laissées par ce courant d&rsquo;informations.</p>
<h2>&#8230;ou la dimension perdue</h2>
<p>Partons d&rsquo;un texte de Paul Virilio, ‟ La dimension perdue ”, publié il y a presque vingt-cinq ans <a name="_ednref9"></a>. ‟ (&#8230;) le point est cette dimension perdue qui nous permet de nous retrouver ” nous dit l&rsquo;essayiste. C&rsquo;est à  partir d&rsquo;un point, c&rsquo;est-à -dire d&rsquo;une absence d&rsquo;étendue, que nous nous représentons l&rsquo;espace. L&rsquo;absence de conscience, ‟ la coupure picnoleptique ”, est elle aussi à  considérer comme ‟ la condition d&rsquo;existence d&rsquo;un temps propre, d&rsquo;une identité du temps vécu pour les individus ”<a name="_ednref10"></a>. Virilio nous rassure : la perte de la ‟ mécanique dimensionnelle ”, celle dont fait état Jean Baudrillard sans la mentionner explicitement, n&rsquo;est pas ‟ une grande perte ”. Il s&rsquo;agit de ne plus privilégier la ‟ substance ” sur l&rsquo;‟ accident ”, la ‟ durée ” sur ‟ l&rsquo;instantanéité ” et de préférer au concept d&rsquo;espace-temps le concept d&rsquo;‟ espace-vitesse ” : ‟ espace dromosphérique qui ne se définirait plus comme substantiel et extensif, volume, masse, densité (plus ou moins grande), étendue, superficie (plus ou moins longue, haute ou large) mais d&rsquo;abord comme : accidentel et intensif, une intensivité plus ou moins grande, mais dont la ‟ grandeur physique ” ne se mesurerait plus en portion, proportion, dimension, découpage d&rsquo;un CONTINUUM morphologique quelconque (&#8230;) mais en changement de vitesse, un ‟ changement ” qui serait instantanément un changement de lumière et de représentation (&#8230;) ”<a name="_ednref11"></a>. Une représentation ne peut donc plus s&rsquo;inscrire que dans l&rsquo;instant, seul temps restant de l&rsquo;image produite numériquement, ce que Virilio appelle des ‟ &laquo;&nbsp;formes-images&nbsp;&raquo; composées de points sans dimension et d&rsquo;instants sans durée ”<a name="_ednref12"></a>. Si l&rsquo;image ne se rapporte plus à  un acte, elle est fonction de gestes donnant lieu à  des accidents. Lorsque la machine échoue à  produire une ‟ forme-image ”, elle ‟ construit une représentation de la construction ”<a name="_ednref13"></a>, elle étale l&rsquo;instant dans l&rsquo;espace, un peu à  la manière de ces accélérateurs de particules enregistrant d&rsquo;infimes fractions de matière. Il s&rsquo;agit en réalité de continuer à  produire une image du monde, d&rsquo;un monde faisant aussi bien appel au ‟ réel ” qu&rsquo;au ‟ virtuel ”.</p>
<h1> </h1>
<h1>II î MONDE DES IMAGES</h1>
<h1><a title="I love you by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2872123380/" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3171/2872123380_d8d00186ca_o.jpg" border="0" alt="I love you" width="500" height="576" /></a></h1>
<h2>I love you</h2>
<p>On se souvient d&rsquo;‟ I love you ” comme d&rsquo;un virus qui contamina près de trois millions d&rsquo;ordinateurs à  travers le monde en quatre jours. Il circulait sous la forme d&rsquo;une pièce jointe, se faisant passer pour une lettre d&rsquo;amour adressée au destinataire du courrier électronique. C&rsquo;est aussi le titre d&rsquo;une oeuvre de Jacques Perconte, accessible en ligne depuis 2005 à  l&rsquo;adresse ‟ http://iloveyou.38degres.net/ ”. L&rsquo;homonymie n&rsquo;est pas fortuite : il est là  aussi question de contamination et de subversion d&rsquo;un code chiffré par des mots exprimant l&rsquo;amour. Mais le sentiment n&rsquo;est plus simplement évoqué par ruse. L&rsquo;amour virtuel venant altérer le processus de fabrication et d&rsquo;exposition de l&rsquo;image traduit un amour réel et bouleversant éprouvé par l&rsquo;artiste pour une femme.</p>
<p>L&rsquo;image reproduite en page huit de ce dossier apparaît à  celui qui se rend sur le site ‟ iloveyou.38degrés.net ” : un carré constitué de cents vignettes elles-mêmes carrées. Chacune de ces vignettes correspond à  une photographie réalisée dans le cadre de l&rsquo;édition d&rsquo;un livre intitulé <em>Trente-huit degrés</em>. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;explorer, au moyen d&rsquo;un appareil de photographie numérique, le corps d&rsquo;Isabelle, compagne de l&rsquo;artiste, de réaliser ‟ une série où chaque image de son corps devienne la pièce maîtresse d’une collection ”<a name="_ednref14"></a>. ‟ Nous devons penser que ce que nous vivons face au numérique est une expérience de la multiplicité ”<a name="_ednref15"></a>  écrivait Jacques Perconte dans son mémoire. Ici la multiplicité se fait sérialité et donne naissance à  une image <em>illisible</em>, posant un problème d&rsquo;échelle : les vignettes sont trop petites pour qu&rsquo;on puisse reconnaître précisément les éléments qui les composent et l&rsquo;ensemble s&rsquo;apparente à  une simple collection, ne figure rien. Restent les couleurs, les matières, les formes agencées. Ce dont l&rsquo;image rend compte, c&rsquo;est de l&rsquo;impossibilité pour l&rsquo;artiste de choisir une image plutôt qu&rsquo;une autre, d&rsquo;en choisir <em>une pour une autre</em>, ‟ de choisir parmi les millions de paysages qu’[Isabelle] [lui] expose quand [il] la regarde ”<a name="_ednref16"></a>. Le spectateur ne peut, lui non plus, choisir entre la partie et le tout, son regard ne cessant d&rsquo;aller et venir entre les deux. Plus troublant encore, le fragment s&rsquo;avère être un ensemble, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une photographie qui n&rsquo;a pas été modifiée, tandis que l&rsquo;ensemble s&rsquo;avère être un fragment, fragment d&rsquo;une collection beaucoup plus importante. Immédiatement, le logiciel de navigation signale à  son utilisateur qu&rsquo;il se trouve devant une interface. Il lui demande d&rsquo;agir en cliquant sur l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des vignettes, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;accéder à  une information plus lisible, plus compréhensible. Ce geste sera à  l&rsquo;origine d&rsquo;un accident, dont les conditions sont parfaitement décrites par Jacques Perconte :</p>
<p>‟ Dans I love you, à  chaque fois qu&rsquo;une image d&rsquo;Isabelle doit être vue par quelqu&rsquo;un de connecté à  ces collections de photographies, l&rsquo;image est plus ou moins transformée par un programme (love writing program). Le code source du fichier est ouvert et modifié avant que l’image ne soit affichée : une application calcule un nombre variable très précis en prenant en compte certains paramètres du serveur et de la connexion du spectateur. Ce nombre est recalculé à  chaque fois qu&rsquo;une nouvelle image doit s&rsquo;afficher. Une fois déterminé, l&rsquo;application cherche le nombre dans le code de l&rsquo;image. Et si cette variable est présente, elle est remplacée par l&rsquo;expression &laquo;&nbsp;I love you&nbsp;&raquo; : ainsi l&rsquo;architecture du code est déformée, elle peut l’être a plusieurs reprises, aussi bien une fois que cinq mille, il n’y a pas d’autre limite que la quantité d’informations contenues dans le fichier de l’image. Le navigateur sollicité pour la consultation interprète le fichier et essaie d&rsquo;afficher l&rsquo;image. Mais les transformations de la source peuvent modifier son apparence, entraînant l&rsquo;apparition d&rsquo;artefacts tels que la pixellisation, la déformation, l&rsquo;addition de nouvelles couleurs, la réinterprétation partielle ou totale de l&rsquo;image, la disparition du sujet, voir même l&rsquo;impossibilité absolue au navigateur d&rsquo;afficher l&rsquo;image : apparition d&rsquo;une icône brisée. Cette méthode absurde d&rsquo;écriture littérale de l&rsquo;amour dans l&rsquo;image, directement dans le code, donne à  voir chaque fois une nouvelle collection d&rsquo;images plus ou moins empreintes d&rsquo;amour <a name="_ednref17"></a>. ”</p>
<p>L&rsquo;image générée ainsi est la plus abîmée possible : elle combine de façon anarchique lignes de couleur, phrases et codes ; elle est immense et dépasse largement la fenêtre du navigateur ; elle relève d&rsquo;une esthétique de l&rsquo;écrasement et du débris. Est-ce une image ? C&rsquo;est en tout cas l&rsquo;enregistrement graphique d&rsquo;une opération mathématique, sa matérialisation. C&rsquo;est le résultat d&rsquo;une puissance exercée qui échoue à  produire un objet, la trace d&rsquo;une intention. Il me semble qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une image du monde attachée à  sa part invisible, autant qu&rsquo;une photographie peut être image du monde attachée à  sa part visible. C&rsquo;est l&rsquo;image d&rsquo;un monde entièrement fait d&rsquo;images : ‟ (&#8230;) il n&rsquo;y a désormais que des représentations momentanées, représentations dont les séquences s&rsquo;accélèrent sans cesse, au point de nous faire perdre toute référence solide, tout repère, à  l&rsquo;exception du QUANTUM d&rsquo;action de la physique théorique et du PUNCTUM de la représentation pratique ”<a name="_ednref18"></a>.L&rsquo;interprétation du code, le calcul effectué par l&rsquo;ordinateur, le courant électrique nécessaire à  ces opérations n&rsquo;ont rien de virtuel. Ce sont simplement des mécanismes trop infimes et trop rapides pour être visibles. Lorsqu&rsquo;ils réussissent, ils nous placent face à  un résultat et nous livrent une information. Les faire échouer, c&rsquo;est tenter l&rsquo;expérience d&rsquo;un chaos d&rsquo;où seul peut naître une nouvelle compréhension du monde. La réalité virtuelle ne doit pas nous faire oublier qu&rsquo;il existe une réalité du virtuel. Le parallèle avec les expérimentations contemporaines dans le domaine de la physique me semble encore une fois pertinent. Le physicien provoque lui aussi des accidents (des collisions de particules), qu&rsquo;il est possible et nécessaire de répéter, et qui aboutissent à  des représentations graphiques traduisant des phénomènes d&rsquo;une très grande intensité et pourtant absolument invisibles, imperceptibles à  notre échelle. Ces images infirment ou confirment des modèles théoriques, virtuels, chargés d&rsquo;expliquer une part absente de l&rsquo;univers, absente au sens où il est impossible d&rsquo;en faire l&rsquo;expérience à  l&rsquo;échelle humaine. Il s&rsquo;agit bel et bien de donner forme, de donner corps à  une matière virtuellement présente (sans elle, la marche de l&rsquo;univers serait incompréhensible) mais réellement absente. Sa masse est trop faible, son mouvement trop rapide, ce qui ne l&rsquo;empêche pas d&rsquo;avoir des effets importants, décisifs sur nos existences. Le dispositif mis en place par Jacques Perconte avec I love you me paraît du même ordre. S&rsquo;y inscrire, c&rsquo;est voir comment se fait et se défait une image numérique, c&rsquo;est percevoir un invisible et s&rsquo;interroger sur le rapport que nous entretenons à  ce mécanisme. C&rsquo;est se demander dans quelle mesure il peut être ou ne pas être porteur d&rsquo;affect, rétablir un lien éthique à  des images n&rsquo;existant qu&rsquo;en puissance, nous confronter à  la réalité du virtuel plutôt qu&rsquo;à  une réalité virtuelle.</p>
<h2>Uishet</h2>
<p>J&rsquo;aimerais maintenant parler d&rsquo;un film intitulé Uishet, réalisé par Jacques Perconte entre 2005 et 2007, et qui relève, me semble-t-il d&rsquo;une démarche similaire. L&rsquo;artiste s&rsquo;intéresse encore et toujours à  la façon dont les images sont produites par la machine. Il n&rsquo;est plus question d&rsquo;agir sur leur composition, comme c&rsquo;est le cas dans I love you, mais sur leur définition. C&rsquo;est en faisant appel à  des interprétations aberrantes de l&rsquo;information par des logiciels de compression, en les fixant et en les superposant, que Jacques Perconte élabore ses créations filmiques : ‟ Je filme un paysage puis je l’encode de diverses façons (3ivx, divx, xvid…) en réglant l’image de manière à  faire ressortir des aberrations formelles dues à  la compression. Je travaille l’image en compositing pour mettre en relation ces déformations avec l’image originale. Je peins ces formes, je les insère dans le paysage. Elles lui sont liées par essence<a name="_ednref19"></a>. ” C&rsquo;est donc en demandant à  des programmes d&rsquo;interpréter de façon outrancière ce qui fut capté et interprété normativement par la caméra lors du tournage que le plasticien parvient à  rendre compte d&rsquo;un paysage. La ‟ réalité ” du courant d&rsquo;Huchet, faisant défaut à  l&rsquo;enregistrement original, nous est restituée au moyen d&rsquo;impressions ‟ virtuelles ”, générées par erreur et accumulées au sein d&rsquo;une même image.</p>
<p>Nombre de commentateurs se sont intéressés à  la matérialité d&rsquo;Uishet. Le film nous place face à  des phénomènes que nous connaissons (pixellisation, scintillement, saturation) mais que nous avons l&rsquo;habitude de prendre pour des scories perturbant notre vision. Elles participent ici d&rsquo;une esthétique, elles concourent à  la beauté de l&rsquo;oeuvre. Cette matière (vidéo ? numérique ?) enfin découverte, on ne peut s&rsquo;empêcher de rapprocher ce travail des pratiques expérimentales sur pellicule, voir de la peinture, ce que l&rsquo;artiste revendique au demeurant. De fait, Uishet s&rsquo;annonce comme film, comme expérience de cinéma à  part entière. Sa structure (plusieurs longs travellings réalisés à  partir d&rsquo;une barque dérivant sur l&rsquo;eau) n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas sans rappeler celle des premiers documents cinématographiques. Mais Uishet n&rsquo;est ni un document ni un témoignage, son espace conjugue des temporalités distinctes dont les écarts sont rendus visibles : retards d&rsquo;une zone sur une autre par exemple, ou différences de couleur. À l&rsquo;intérieur d&rsquo;une même image, on peut ainsi distinguer plusieurs vitesses qu&rsquo;il est impossible de rapporter à  l&rsquo;enregistrement initial ou aux nombreux traitements qu&rsquo;il a subis. Les images ne se succèdent pas, elles s&rsquo;entrelacent comme les branches, les feuillages bordant le torrent d&rsquo;Huchet. On peut ainsi comprendre Uishet comme métaphore de lui-même : le film est un courant d&rsquo;informations sur lequel dérive l&rsquo;artiste, ses interventions sont des coups de rame qui n&rsquo;agissent pas sur le flux mais qui orientent la navigation, la ralentissent ou l&rsquo;accélèrent. Un paysage, un mouvement réel donnent lieu à  un paysage et à  un mouvement virtuels. Leur rapport, de l&rsquo;ordre de l&rsquo;invisible, définit désormais l&rsquo;espace de la représentation.</p>
<h1> </h1>
<h1>CONCLUSION</h1>
<h1><a title="uishet, sans titre n°5, im. n°_00930 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/452545750/" target="_blank"><img src="http://farm1.static.flickr.com/234/452545750_bf13c122ba.jpg" border="0" alt="uishet, sans titre n°5, im. n°_00930" width="500" height="361" /></a></h1>
<p>Après la projection d&rsquo;Uishet au cinéma La Clef au mois d&rsquo;octobre 2007, Jacques Perconte écrivait : ‟ Il manque vraiment aujourd’hui des théoriciens, des critiques, des commissaires d’expositions, qui sauront prendre des décisions et déceler dans tout ce qui se passe la nouvelle avant-garde(&#8230;) ”<a name="_ednref20"></a>. Aux discours critiques négatifs et mortifères, associant l&rsquo;art dit ‟ numérique ” à  la ‟ fin du réel ”, répondent des discours fascinés et ignorants. Il est temps de s&rsquo;intéresser un peu plus en détails aux technologies mises en oeuvre, aux processus contemporains et aux pensées qu&rsquo;ils dissimulent. Il nous faut sortir de l&rsquo;équivalence établie entre les images en identifiant leur objet et en étudiant leur genèse. J&rsquo;ai voulu montrer à  travers cette analyse du travail de Jacques Perconte qu&rsquo;il était moins question d&rsquo;images informatiques que d&rsquo;images de l&rsquo;informatique. Mais cet écho, cet effet larsen dont je parlais dans mon introduction ne se suffit pas à  lui-même. L&rsquo;image produite numériquement est aussi capable de ‟ rester étrangère à  elle-même ”, de nous raconter une histoire<a name="_ednref21"></a>. Ce n&rsquo;est plus celle d&rsquo;une rencontre ou d&rsquo;une confrontation mais celle d&rsquo;un manque. Elle touche, et c&rsquo;est peut-être la première fois dans l&rsquo;histoire, au rapport que nous entretenons au virtuel, qui n&rsquo;est pas seulement rapport d&rsquo;information ou de projection. Elle peut nous donner à  voir, à  ressentir une part du monde destinée à  rester invisible. L&rsquo;événement a changé d&rsquo;échelle, il est infime, il est instantané, il ne peut être perçu que par accident. La réalité du virtuel n&rsquo;est jamais qu&rsquo;une hypothèse qui nécessite de multiplier les expériences pour devenir tangible. C&rsquo;est le travail de la science, c&rsquo;est aussi celui de l&rsquo;artiste qui cherche à  représenter le temps dans sa ‟ profondeur ”<a name="_ednref22"></a>.</div>
<div id="edn1">
<hr size="1" />
<p class="style1"><a name="_edn1"></a>Jacques Perconte, mémoire de Maîtrise intitulé ‟ Temps numérique ”, sous la direction de Madame Sylviane Leprun et de Monsieur Robert Vergnieux, Université Bordeaux III, UFR d&rsquo;Arts Plastiques, 1998, p. 81.<br />
<a name="_edn2"></a><span> Extrait d&rsquo;un entretien entre Fred Forest et Norbert Hilaire, CICV, 1998, cité par Jacques Perconte dans son mémoire de Maîtrise.<br />
<a name="_edn3"></a> Jean Baudrillard, Pourquoi tout n&rsquo;a-t-il pas déjà  disparu ?, Paris, Éditions de L&rsquo;Herne, collection Carnets, 2008.<br />
<a name="_edn4"></a> Ibid., p. 42.<br />
<a name="_edn5"></a> Voir Baudrillard, ibid., p. 38-46.<br />
<a name="_edn6"></a> Ibid., p. 38-40.<br />
<a name="_edn7"></a> Ibid., p. 40.<br />
<a name="_edn8"></a> Ibid., p. 40-41.<br />
<a name="_edn9"></a> Paul Virilio, L&rsquo;espace critique, Paris, Éditions Christian Bourgois, 1984, p. 129-151.<br />
<a name="_edn10"></a> Ibid., p. 129.<br />
<a name="_edn11"></a> Ibid., p. 130.<br />
<a name="_edn12"></a> Ibid., p. 133.<br />
<a name="_edn13"></a> Voir Virilio, ibid., p. 132.<br />
<a name="_edn14"></a> Texte écrit par Jacques Perconte à  propos de <a href="http://www.38degres.net/" target="_blank">Trente-huit degrés</a>.<br />
<a name="_edn15"></a> Jacques Perconte, mémoire de Maîtrise, op. cit., p. 70.<br />
<a name="_edn16"></a> Texte Trente-huit degrés, op. cit.<br />
<a name="_edn17"></a> Ibid.<br />
<a name="_edn18"></a> Virilio, op. cit., p. 132.<br />
<a name="_edn19"></a> Texte de Jacques Perconte disponible sur son blog : <a href="http://blog.technart.fr/2007/04/20/je-filme-le-paysage/" target="_blank">Je filme le paysage</a><br />
<a name="_edn20"></a> Texte de Jacques Perconte disponible sur son blog : <a href="http://blog.technart.fr/2007/10/26/matiere-et-pratique-du-film-apres-la-projection/" target="_blank">Matière et pratique du film</a><br />
<a name="_edn21"></a> Voir Baudrillard, op. cit., p. 41-42.<br />
<a name="_edn22"></a> Voir Virilio, op. cit., p. 129-131.</span></p>
<hr size="1" /></div>
<blockquote><p>texte de Damien Marguet<br />
Séminaire de Master 2 ‟ Cinéma, Art Contemporain ”, animé par M. Philippe Dubois<br />
Second semestre 2008 : ‟ Les Vitesses de l&rsquo;Image ”<br />
Illustrations:<br />
1 Jacques Perconte, <a href="http://www.technart.fr/Hung-Up/" target="_blank">Hung Up</a> (extrait), 2008<br />
2 Jacques Perconte, <a href="http://blog.technart.fr/category/i-love-you/" target="_blank">I love you</a> (dispositif en ligne), 2006<br />
3 Jacques Perconte, <a href="http://iloveyou.38degres.net/" target="_blank">I love you</a>, interface, 2005<br />
4 Jacques Perconte, <a href="http://uishet.technart.fr/" target="_blank">uishet</a>, film, 2005-2007</p></blockquote>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></span></div>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2008/09/damien-marguet-jacques-perconte-images-de-linvisible/">Damien Marguet : Jacques Perconte, Images de l&rsquo;invisible</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Signaux brouillés</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2008/06/signaux-brouilles/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jun 2008 09:52:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je me suis lancé dans une suite d&#8217;expérimentations sur des signaux assez communs. Les deux premiers films que j&#8217;ai réalisé dans cette série sont : &#171;&#160;Hung Up&#160;&#187; qui est le détournement d&#8217;un clip de Madonna et &#160;&#187; The Happening&#160;&#187; qui est le détournement de la bande annonce du dernier film de M. Night Shyamalan. Depuis [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2008/06/signaux-brouilles/">Signaux brouillés</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="02 the_happening-tlrd_1080p_00596 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2564548372/" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3280/2564548372_fbd32dc6fe.jpg" border="0" alt="02 the_happening-tlrd_1080p_00596" width="500" height="275" /></a></p>
<p>Je me suis lancé dans une suite d&rsquo;expérimentations sur des signaux assez communs. Les deux premiers films que j&rsquo;ai réalisé dans cette série sont : &laquo;&nbsp;<a href="http://www.technart.fr/Hung-Up/" target="_blank">Hung Up</a>&nbsp;&raquo; qui est le détournement d&rsquo;un clip de Madonna et &nbsp;&raquo; The Happening&nbsp;&raquo; qui est le détournement de la bande annonce du dernier film de M. Night Shyamalan. Depuis le début de cette approche du signal, c&rsquo;est à  dire, du flux d&rsquo;image dans le monde par la musique (le clip avec Madonna qui ne m&rsquo;intéresse pas forcément à  priori) et avec l&rsquo;image du cinéma (le signal du film que j&rsquo;attendais),  je me demande un peu ce que je suis en train de faire. En fait, j&rsquo;ai suivi mon instinct.</p>
<p>Un matin, je me suis réveillé avec cette idée de travailler une vidéo de Madonna  comme j&rsquo;avais travaillé le paysage. Au départ il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;autres intentions. J&rsquo;avais simplement envie de voir et de regarder comment la matière de l’image très connotée allait réagir.  Je n&rsquo;ai pas passé beaucoup de temps à  chercher quel clip de Madonna j&rsquo;allais travailler. Quand j&rsquo;ai découvert celui-là , il m&rsquo;a semblé évident qu&rsquo;il fallait que j&rsquo;essaie. Je n&rsquo;ai pas trop écouté les paroles, mais le titre me plaisait beaucoup. ‟ Hung Up ” : suspendu : suspendu à  quoi ? Au téléphone ? À la vie ? Moi d&rsquo;emblée j&rsquo;ai vu Madonna suspendue à  son statut d&rsquo;icône. J&rsquo;ai vu le clip comme un espace où le monde se déréalisait image après image. Un espace où comme dans celui des icônes, chaque élément était codifié de façon à  ce qu&rsquo;il soit une image de la réalité sans jamais la remettre en doute : ce n&rsquo;est pas le monde, c&rsquo;est le clip. J&rsquo;ai aussi pensé à  la couleur suspendue à  l&rsquo;image, aux corps suspendus dans l&rsquo;écran. Il ne me restait plus qu’à  souffler une certaine transcendance.</p>
<p><a title="Hung Up - 1280 bords b (0-03-58-24)(crop) by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2420297657/" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3066/2420297657_783ca578c7.jpg" border="0" alt="Hung Up - 1280 bords b (0-03-58-24)(crop)" width="500" height="401" /></a></p>
<p>De ce que j&rsquo;ai fait sur le clip de Madonna, j&rsquo;ai surtout retenu la force de l&rsquo;apport pictural. En effet il y a l’histoire Wharolierne de la figure iconique. On  peut aussi fantasmer sur la question du masque et de l&rsquo;image. Mais ce que j&rsquo;ai vu c&rsquo;est que le clip ainsi modulé avait pour moi plus de force. Le travail plastique n&rsquo;a finalement pas tant engagé de problématiques. Comme j&rsquo;ai laissé la musique brute en place le film qui résulte des transformations reste toujours le clip de Madonna, mais augmenté. J&rsquo;ai simplement designé une sorte d&rsquo;amplificateur. J’ai orné. J’ai décoré.</p>
<p>Le film en tant que tel est assez frustrant pour certains puisque le rythme est assez soutenu, les images ne restent pas longtemps et les surfaces picturales passent très vite. Alors qu&rsquo;on pourrait vouloir s&rsquo;attacher à  l&rsquo;image elle fuit. Lors d&rsquo;un conversation Pip Chodorov m&rsquo;a dit qu&rsquo;il n&rsquo;aimait pas ce film parce que je l&rsquo;obligeais à  regarder quelque chose qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas envie de voir: le clip (il y en a d&rsquo;autres qu&rsquo;il aime). Qu&rsquo;il regrettait l&rsquo;absence de sens : &laquo;&nbsp;la peinture&nbsp;&raquo; du clip tel quel ne construit pas de discours. je suis tout a fait d&rsquo;accord avec lui. je ne construit pas de discours critique sur l&rsquo;objet. Du moins pas formellement.</p>
<p><a title="HungUp[1] by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2471501480/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2225/2471501480_0234053004.jpg" border="0" alt="HungUp[1]" width="500" height="500" /></a></p>
<p>Donc le film fonctionnerait de deux façons : de manière positive sur ceux qui ne sont pas gênés ou ceux qui aiment bien le fond (je n&rsquo;ai pas rencontré de fan) et chez qui la touche ajoutée a pour effet d&rsquo;amplifier de faire décoller certaines émotions. Ils sont fascinés par l&rsquo;image. Et de manière plutôt négative, rebutante pour ceux qui seraient frustrés que je traite le film tel quel. Pip me suggérait de ne m&rsquo;attarder que sur quelques secondes du clip, de reconstruire de mettre en, avant certaines formes, de pousser plus loin&#8230;. Mais ce n&rsquo;est pas ça l&rsquo;histoire que j&rsquo;ai envie d&rsquo;écrire là . Je traite le clip comme un signal.</p>
<p>Hors du film les tirages photographiques sont forts. Extraits de ce clip ils se positionnent clairement comme des éléments critiques  loin du flux. Je digère, je laisse le temps faire. Je ne veux pas retourner la chose dans tous les sens. Je traite le signal comme le paysage.</p>
<p><a title="03 the_happening-tlrd_1080p_00658 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2563718515/" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3082/2563718515_1495217cb3.jpg" border="0" alt="03 the_happening-tlrd_1080p_00658" width="500" height="275" /></a></p>
<p>Quand j&rsquo;ai entendu que M. Night Shyamalan allait sortir un nouveau film au mois de juin de cette année, tout de suite je me suis dit qu&rsquo;il fallait que je réagisse. Le film s’appelait ‟ the happening ” : l’évènement.  J&rsquo;ai voulu faire évènement en sortant une version &laquo;&nbsp;brouillée&nbsp;&raquo; de la bande annonce avant que le film ne passe sur les écrans. La question s&rsquo;est reposée : Mais qu&rsquo;est ce que je cherche. Il n&rsquo;y a pas de projet de film comme il y a souvent. Ce sont juste des envies, des réponses à  des signaux.</p>
<p>Bref quand j&rsquo;ai sur pour le film, j&rsquo;ai tout de suite cherché la bande annonce. Je me disais : &nbsp;&raquo; Est-ce que si je la travaille, elle fera plus peur ? (Comme je fais des amplificateurs ?)&nbsp;&raquo;</p>
<p>Je me suis décidé tard à  voir les films de M. Night Shyamalan. J’ai été très surpris par son univers, pars son discours, par la force de son cinéma. Quand j’ai commencé à  avoir envie de faire une série de films sur les images du monde des médias î télévision, musique, cinéma, je pensais prendre une position plutôt agressive.  J’ai travaillé il y a quelques années sur Sergio Leone, sur Fellini. Je pensais cette fois ci plus attaquer l’image et ce qu&rsquo;elle met en scène…</p>
<p>Mais finalement ce n’est pas très juste. D’une certaine façon j’aime ces images. Et puis je porte la critique littérale à  haute voix la plupart du temps.  Alors que se passe-t-il là  ? Qu&rsquo;est ce que porte ce brouillage du signal ?</p>
<p><a title="03 the_happening-tlrd_1080p_03007 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2564547474/" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3112/2564547474_d7932cf1ac.jpg" border="0" alt="03 the_happening-tlrd_1080p_03007" width="500" height="275" /></a></p>
<p>J&rsquo;ai traité &laquo;&nbsp;The happening &nbsp;&raquo; comme une seule scène, j&rsquo;ai travaillé à  l&rsquo;envers et à  l&rsquo;endroit pour travailler le rythme écrit par les noirs et les fondus au noir . J&rsquo;ai transformé ces silences  &#8211; vides d&rsquo;informations en plein, en tas d&rsquo;artefacts des images passées et à  venir. La bande annonce se déroule et s&rsquo;enroule. Les gens ont peur, il se trame quelque chose, il faut fuir, on perd le contact&#8230;. l&rsquo;image se brouille.</p>
<p>Je prends les choses telles quelles, je les passe à  la moulinette. Elles gardent leur dimension hautement symboliques mais elles  ne sont plus ce qu&rsquo;elles étaient. D&rsquo;une certaine façon c&rsquo;est simplement une appropriation de cette matière. ces mondes qu&rsquo;on m&rsquo;impose et qu&rsquo;on veut que je consomme, je les happe et les digère. je les régurgite refaçonnés et brouillés. mais le brouillage n&rsquo;efface pas le sens. je le protège ce sens parce que ce que je signale par ces gestes c&rsquo;est que ces images parce qu&rsquo;elles se jettent dans le monde, doivent perdre leur sacre.  Et les miennes qui les prend ? Ais-je la latitude &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; de les laisser se faire déboussoler ? Si on les prends ces images et qu&rsquo;on les bidouille, comment jugerais-je de leur nouvel état ? De leur nouvelle propriété ? De mon côté je n&rsquo;approprie le propriété, c&rsquo;est mon clip de Madonna, je gratifie ma production de sa source. Le générique original est brouillé comme l&rsquo;image, il appartient au signal. Idem pour &laquo;&nbsp;The Happening&nbsp;&raquo;&#8230; la paternité reste là , je n&rsquo;accole aucun nom, aucun générique dans le déballage&#8230; Et quelle sera leur vie ? Je ne sais pas.</p>
<p>Voilà  quelques notes sur ces recherches pratiques expérimentales qui poussent dans mes productions en ce moment&#8230; Ce n&rsquo;est très clair. C&rsquo;est un premier jet. Ce sera avec plaisir que j&rsquo;en discuterai&#8230;.</p>
<blockquote><p><a href="http://www.technart.fr/Hung-Up/" target="_blank"><strong>Hung u p a little more</strong></a>, HD, 5&rsquo;32&Prime;, 2008 | video originale et musique / Madonna; Confessions on a Dance Floor /  17.12.2005 Shirland Road, London, England © Madonna / Warner Bros / Stuart Price / Johan Renck<br />
<a href="http://blog.technart.fr/2008/06/11/the-happening/" target="_blank"><strong>The Happening</strong></a>, HD, 2&rsquo;33&Prime;, 2008 | Bande annonce du film de M. Night Shyamalan.</p>
</blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2008/06/signaux-brouilles/">Signaux brouillés</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'Signaux brouillés',url: 'http://blog.technart.fr/2008/06/signaux-brouilles/',contentID: 'post-715',suggestTags: 'brouillage,dimension symbolique,écran,émotion,experimentation,flux,image,instinct,M. Night Shyamalan,Madonna,peinture,pictural,Pip Chodorov,signal,vidéo clip',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
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		<title>Hung Up a little more</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2008/04/hung-up-a-little-more/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Apr 2008 13:27:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[au fil des projets]]></category>
		<category><![CDATA[Hung Up]]></category>
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		<description><![CDATA[Suspendue à  la surface de l’image elle danse et chante. La madone se manifeste au travers du souffle de la couleur comme les icônes s’extrayaient du monde physique des images et des hommes pour devenir des signaux transcendants. Manifestation de l’inconscient matériel…  je me rappelle de cette séquence qui date de mes cours à  la [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2008/04/hung-up-a-little-more/">Hung Up a little more</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Hung Up - 1280 bords b (0-03-58-24)(crop) by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2420297657/" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3066/2420297657_783ca578c7.jpg" border="0" alt="Hung Up - 1280 bords b (0-03-58-24)(crop)" width="500" height="401" /></a></p>
<p>Suspendue à  la surface de l’image elle danse et chante. La  madone se manifeste au travers du souffle de la couleur comme les icônes  s’extrayaient du monde physique des images et des hommes pour devenir des  signaux transcendants.<br />
Manifestation de l’inconscient matériel…  je me rappelle de cette séquence qui date de  mes cours à  la faculté. Je cherche dans l’image une force cachée. Cette force  même ceux-là  qui entourent madonna l’ignorent je crois (dans leurs rôles en  tout cas). De jour ils se débâtent dans les bleus. Et lorsque la nuit tombe et  qu’ils vont danser après s’être préparé toute la journée, la compression  s’empare de la pénombre et encore plus qu’avant les corps se fondent dans le  magma pictural. Parmi toutes ces plaques de couleurs se baladent masquées et  subliminales des images qui essaient de résister.</p>
<p>La couleur de la peau de madonna, le blond de ses  cheveux,  le rose de ses habits restent  ce qui flotte à  la surface de a matière.   Mais il faut se rappeler que tout cela n’est que surface matérialisée  sur un écran. Une forme abstraite très colorée y est bien plus réelle qu’un  simulacre réaliste… Est-ce que le clip de madonna est réaliste ? En tout  cas c’est une représentation dans laquelle ils sont nombreux à  se projeter et à   inconsciemment y trouver une source de réconfort.</p>
<p><a title="Hung Up - 1280 bords b (0-02-24-20)(crop) by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2420305479/" target="_blank"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3118/2420305479_e2ab235af8.jpg" border="0" alt="Hung Up - 1280 bords b (0-02-24-20)(crop)" width="500" height="368" /></a></p>
<p>Le clip récupéré en ligne n’est pas été modifié dans sa  structure fondamentale. Le montage image/musique n’a pas été pas recomposé.  Je l’ai pris comme un tout. Je l’ai  ‟ peint ” à  force de compression et de sculpture picturale.  L’inhibition de la couleur fondue dans la neutralité de la  chorégraphie faisaient de ces images un standard exceptionnel de l’image  consommable (la bonne image et son savoir faire).   Seulement maintenant que je suis revenu sur ces images, je trouve  l’original irregardable. Il lui manque toute la dynamique de la matière. Comme  si madonna avait besoin de la feuille d’or pour réellement atteindre son statut  d’icône. L’enrichissement de l’image pauvre, pale copie d’une réalité qu’on  tente de mettre en scène…</p>
<blockquote><p>Le film sera <a href="http://blog.technart.fr/2008/03/31/a-linha-sun-jung-yeo-bidhan-jacobs-et-marie-canet/" target="_blank">diffusé pour la première fois le jeudi 24 avril 2008 à  L&rsquo;institut national d&rsquo;histoire de l&rsquo;art.</a><br />
A lire : <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/10/madonna-hung-up-compression/" target="_blank">Madonna fait son chemin dans mes histoires avec la couleur</a><br />
<a href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/collections/72157604589069601/" target="_blank">Hung Up ! revolutions</a> premières images sur flickr… mot clef : Hung Up<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hung_Up" target="_blank"><br />
Hung Up</a> video, Madonna; Confessions on a Dance Floor /  17.12.2005 Shirland Road, London, England<br />
© Madonna / Warner Bros / Stuart Price / Johan Renck</p></blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2008/04/hung-up-a-little-more/">Hung Up a little more</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Petite note sur la lecture des images</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2008/02/petite-note-sur-la-lecture-des-images/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Feb 2008 09:58:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[pédagogie / rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[image]]></category>
		<category><![CDATA[pour savoir]]></category>
		<category><![CDATA[pour voir]]></category>
		<category><![CDATA[théorie]]></category>

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		<description><![CDATA[Il faut bien comprendre que voir une image, quelle qu’elle soit, c’est voir des milliers de choses. C’est parce que nous sommes capables de relier toutes ces choses (sans nous en rendre compte) que nous pouvons comprendre ce que nous voyons. Nous sommes tout le temps confrontés à  des images. Quand je vous vois, même [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2008/02/petite-note-sur-la-lecture-des-images/">Petite note sur la lecture des images</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut bien comprendre que voir une image, quelle qu’elle soit, c’est voir des milliers de choses. C’est parce que nous sommes capables de relier toutes ces choses (sans nous en rendre compte) que nous pouvons comprendre ce que nous voyons.<br />
Nous sommes tout le temps confrontés à  des images.  Quand je vous vois, même si je suis face à  vous, je vois une image de vous. Je ne vois pas à  l’intérieur de vous, je ne vois que votre image, que l’image de l’environnement dans le quel vous êtes.<br />
Pourquoi je dis cela ? Parce que comme face à  une photographie ou à  un dessin, vous voire c’est la somme de quantités de visions. Je décode toute une quantité d’informations qui mises bout à  bout m’expliquent ce que je vois et me permettent d’en tirer des conclusions.</p>
<p>Une image c’est d’abord un contexte : une vision, une photographie, un dessin, un film… Ce contexte est complexe. Par exemple, je ne percevrais pas de la même façon la même photographie tirée sur un beau papier neuf ou sur un papier jaunâtre qui lui donnerait l’impression d’être vielle. Je ne percevrais pas de la même façon la même image imprimée sur une feuille ou collée sur un mur. De temps en temps cela peut paraitre évident mais c’est important de se rendre compte de la nature de ‟ l’objet ” qu’on voit.</p>
<p>Ensuite l’image c’est un cadre. Quand on la fabrique, on choisit de montrer une partie de ce qu’on voit. D’abord parce qu’on ne peut que difficilement tout montrer et ensuite parce que quand on fabrique une image, c’est pour montrer quelque chose. Les images ne sont jamais objectives. Il est toujours question d’y dire quelque chose. Une image c’est un texte.<br />
En premier c’est le cadre qui délimite une partie de la réalité. C’est l’espace dans lequel on donne l’image à  regarder. Dans notre civilisation occidentale, et ce depuis la Renaissance, ce cadre est pensé comme une fenêtre par laquelle le monde est donné à  voir. Ce cadre est donc majoritairement rectangulaire, horizontal ou vertical.<br />
Le cadre horizontal est considéré comme synonyme de calme, de distance alors que le cadre vertical se situe plutôt du côté de la proximité et de l’action.</p>
<p>L’image est composée dans le cadre. C’est-à -dire qu’e l’on choisit de quelle manière on place le cadre pour organiser l’espace.<br />
Il ne faut pas oublier que toutes les règles de notre culture sont liées.  La gauche est associée au passé, la droite au futur.  Le bas c’est la terre, le matériel, le haut, c’est l’air, le ciel, la spiritualité. L’image peut se découper selon quatre lignes situées environ au tiers de l’image (proche du nombre d’or) dites lignes de force ; les intersections de ces lignes sont les points de force. Ils peuvent être utilisés pour positionner les zones clefs de l’image.<br />
Nous pouvons écrire l’image en utilisant ces savoirs. Nous devons être conscients de notre culture pour en déduire le langage des images.</p>
<p>La lumière, la couleur, le noir et blanc sont encore d’autres soutiens à  l’écriture.  Une prise de vue en noir et blanc traduit un choix esthétique ou une volonté de situer l’action dans le passé. Cela est vrai aujourd’hui parce que la couleur existe et que le noir et blanc c’est inscrit dans le passé de l’image. Un éclairage solaire crée une sensation de naturel alors qu’un éclairage artificiel fort théâtralise une scène. De même, un traitement pastel des couleurs nuance une image qui serait dynamisée par un contraste important ou une grande vivacité des teintes.</p>
<p>Le flou est aussi un élément narratif : il peut raconter un mouvement, mettre en avant la vitesse, parler du déséquilibre. La profondeur de champ (premier plan et arrière plan flous, sujet principal net) permet de détacher le sujet de son environnement. Contrairement au net qui inclut le sujet dans son espace.</p>
<p>La position de l’appareil de prise de vue par rapport au sujet est également inductrice de sens. Une prise de vue de niveau sera synonyme d’objectivité (équivalente au regard du spectateur). En plongée (l’appareil placé au-dessus), le sujet sera écrasé alors qu’il prendra plus d’importance en contre plongée (appareil placé en dessous).</p>
<p>On peut amplifier ces choix en identifiant l’appareil de prise de vue  pour  donner un effet de vécu  (angle de prises de vue mais aussi flous, cachés, tremblant signifiant la peur, déplacements rapides de l’appareil pendant la course d’un personnage,…)  en opposition à  une approche distante et maitrisée, la plus naturaliste ou théâtrale possible.</p>
<p>Il ne faut pas oublier de parler du champ. Il peut être amputé. On peut signifier une absence par l’écriture. C’est le hors-champ. Le champ est l’espace du â€ réel â€ choisi par le cadreur. L’espace environnant mais non vu dans l’image est appelé hors-champ. Cet espace que divers indices peuvent nous aider à  construire mentalement (regard, son, …) se mêle à  l’image vue pour produire du sens.</p>
<p>Je le redis, l’image est son contexte : son lecteur, son support, son titre, son texte, ses associations… Imaginons une photo de citrouille ! A cette photo, on peut associer : la photo d’un pot de crème fraîche &#8211; la photo d’une Rolls Royce &#8211; Le mot Cendrillon &#8211; Dans chacun de ces cas l’image sera lue différemment.</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2008/02/petite-note-sur-la-lecture-des-images/">Petite note sur la lecture des images</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Pixel + couleur</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Dec 2007 10:09:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je prépare les images pour l’exposition. Je fabrique des images qui dépassent les 900 millions de pixels î de points. Est-ce absurde de pousser si loin ? Les essais ont montré qu’il y avait une raison à  tout ça. Je fabrique des images où l’histoire se passe entre le sujet, moi, l’image. Et l’image c’est [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/pixel-couleur/">Pixel + couleur</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="I love you - im n°130, S=500 M, 2007 05 12.01.42 ; Ily=2d, Q=6 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/1334466956/" target="_blank"><img src="http://farm2.static.flickr.com/1314/1334466956_08a43e0be5.jpg" border="0" alt="I love you - im n°130, S=500 M, 2007 05 12.01.42 ; Ily=2d, Q=6" width="500" height="500" /></a></p>
<p>Je prépare les images pour l’exposition. Je fabrique des images qui dépassent les 900 millions de pixels î de points. Est-ce absurde de pousser si loin ? Les essais ont montré qu’il y avait une raison à  tout ça. Je fabrique des images où l’histoire se passe entre le sujet, moi, l’image. Et l’image c’est toutes les représentations que je peux avoir de la plaque réfléchissante. Chaque parcelle de couleur et ses voisines, chaque zone de ce paysage amoureux est mon sujet. Derrière cette mage qui se perçoit dira t’on ‟ simplement ” ‘emplie une quantité de dessins inimaginable. De parties du tout qui vont et viennent en jouant avec le sens de ce que l’on croit voir…  Je suis follement passionné par ces points de couleur qui rappellent à  chaque instant que ce sont des signaux que nous percevons. L’image n’est pas là , c’est nous qui la voyons. En regardant plus profond on commence à  aller dan sec qui la onde. La couleur, l’émotion.</p>
<p>Est-ce qu’une personne se demandera si les tirages ne sont pas loupés ? Pourquoi on voit autant les points ? Qu’est ce qui se passe ? Quand elle ne s’en sert pas pour la propagande, toute l’industrie de la photographie, de l’impression, de l’image essaie de cacher la matérialité de la reproduction de l’image pour que le sujet soit le plus objectif possible… mais aujourd’hui que où presque tout est numérique, il n’y a plus rien d’objectif… ce qui est objectif, c’est le pixel qui raconte que l’image n’est qu’une somme d’appréciations. C’est le point de couleur qui est le résultat d’une perception d’une parcelle de  monde. C’est très relatif pour de l’objectif n’est-ce pas ? Mais c’est très réel. C’est quantifiable. S’il ya bien une spécificité à  l’image numérique elle est là  : elle n’est jamais fondamentalement floue : ce point de couleur est toujours net…</p>
<p>Les aventures que peuvent ‟ vivre ” les images sont traduites  points… Elles ne dissolvent jamais leurs contours, de dénaturent jamais leur fondamentales… simplement leurs images… Parce que c’est points jaune, orange, ces carrés ne sont jamais que des manigances pour afficher quelque part les informations dont nous avons besoin pour croire.</p>
<p>Afficher leur réalité subjective (la couleur) et raconter l’histoire qu’ils entretiennent avec le sujet c’est une façon de dire que je suis accroc à  l’image. A son sujet c’est certain, mais tellement à  ce qu’il y a dedans. Cet infini que je n’arrive pas à  déceler. Même pas à  nommer. Cet horizon que je crois apercevoir de temps en temps… et que je chasse.</p>
<blockquote><p><a href="http://itsallaboutlove.38degres.net/" target="_blank">It’s all about love</a> / les <a href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/sets/72157601891138661/" target="_blank">images au fil du projet sur flickr</a></p></blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/pixel-couleur/">Pixel + couleur</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'Pixel + couleur',url: 'http://blog.technart.fr/2007/12/pixel-couleur/',contentID: 'post-609',suggestTags: 'amour,couleur,horizon,image,impression,paysage,photographie,photographie numérique,pixel,préparation,propagande,Tirage numérique',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
				</a>				<div class="evernoteSiteMemoryClear">&nbsp;</div>
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		</item>
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		<title>Des milliers d&#8217;images</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2007/12/des-milliers-dimages/</link>
		<comments>http://blog.technart.fr/2007/12/des-milliers-dimages/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Dec 2007 13:53:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Choisir quelques idées parmi des milliers d’images… cela peut paraître impossible. Mais finalement c’est quelque chose de facile. De peur de ne pas avoir été jusqu’au bout je ne cesse de continuer à  fabriquer de nouvelles images pour mon livre 38degrés. La source semble intarissable. Mais quand ils ‘agit comme là  pour janvier de faire [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/des-milliers-dimages/">Des milliers d&rsquo;images</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Choisir quelques idées parmi des milliers d’images… cela peut paraître impossible. Mais finalement c’est quelque chose de facile. De peur de ne pas avoir été jusqu’au bout je ne cesse de continuer à  fabriquer de nouvelles images pour mon livre 38degrés. La source semble intarissable. Mais quand ils ‘agit comme là  pour janvier de faire une sélection d’images on pourrait croire que c’est un exercice délicat. Il y a peut-être plus de 10000 images en tout. Quelle méthode pour choisir ? Aucune. Je survole. Je regarde, je prends du temps avec toutes les images. C’est certain que je ne les vois peut-être pas toutes. Certaines s’échappent. Mais c’est justement ça l’idée : celles qui surgissent, celles qui restent : c’est comme ça que se fait le choix. Le choix est naturel. Et surtout, je fais attention à  ne pas trop réfléchir. En tout cas dans un premier temps. Parce que c’est quand le doute s’installe que tout devient difficile. Je fais des collections. Et petit à  petit je choisis celles qui finiront par être imprimées…</p>
<p><a title="38° (loo), remake à  860 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2132629199/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2018/2132629199_8f70ce0107_b.jpg" border="0" alt="38° (loo), remake à  860" width="552" height="1024" /></a></p>
<p>&laquo;&nbsp;A mesure que chaque histoire se poursuit au fil du temps, elle enregistre un nombre croissant de ses résultats au hasard. Mais certains de ces accidents se gèlent et deviennent des règles pour le futur, du moins pour une certaine partie de l’Univers. Le nombre de régularités ne cesse donc de croitre avec le temps, et la complexité possible fait de même.&nbsp;&raquo;</p>
<p>J’ai déjà  du écrire sur ce principe de ‟ sélection naturelle ” qui intervient dans ce travail. Qui fait que certaines images parmi les milliards de possibles finissent par devenir des oeuvres. A un moment je fais des choix. Ces choix écrivent une histoire… et cette histoire se place dans une continuité et ainsi de suite…  C&rsquo;est pour cela que je cite à  nouveau <a href="http://blog.technart.fr/1997/12/21/le-quark-et-le-jaguar-lhistoire/" target="_blank">Murray Gell-Mann</a>, grand maitre de la physique quantique&#8230;</p>
<blockquote><p><a href="http://itsallaboutlove.38degres.net/" target="_blank">It’s all about love</a> / les <a href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/sets/72157601891138661/" target="_blank">images au fil du projet sur flickr</a></p></blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/des-milliers-dimages/">Des milliers d&rsquo;images</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Sandrine Maurial, La chair entre lâ€™organique et le numérique</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Dec 2007 05:40:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ouvrir peu à  peu le corps de l’image selon un parcours de l’extérieur des corps jusqu’aux peaux internes pour découvrir ce que cache la peau écranique, ce qu’enveloppe cet épiderme pour dévoiler les tissus intérieurs, les chairs numériques. Une fente s’ouvre dans le corps de l’image virtuelle pour la dévoiler et la faire devenir objet [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/sandrine-maurial-chair-entre-organique-et-numerique/">Sandrine Maurial, La chair entre lâ€™organique et le numérique</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><!-- .Style1 {font-size: 10px} --></p>
<p>Ouvrir peu à  peu le corps de l’image selon un parcours de  l’extérieur des corps jusqu’aux peaux internes pour découvrir ce que  cache la peau écranique, ce qu’enveloppe cet épiderme pour dévoiler les  tissus intérieurs, les chairs numériques. Une fente s’ouvre dans le  corps de l’image virtuelle pour la dévoiler et la faire devenir objet  de sensualité et de sollicitation des sens. La couleur vient ici faire  écran au sens où le terme ‟ couleur ” renvoie à  la notion de  ‟ couleur-écran ” dans son acception la plus ancienne. En effet, <em>chroa </em>ou<em> chroia, </em>avant de désigner la couleur, désigne originellement la peau.<em> Chromata </em>se  rapporte à  la surface des corps, à  la carnation. Ainsi, des effets de  grains se répondent entre le pigment pictural, le pixel écranique et le  pigment de la peau qu’il soit représenté ou numérisé. Mais alors  comment les arts visuels s’emparent-ils aujourd’hui de cette peau  chromatique à  travers l’image du corps?</p>
<blockquote><p>‟ C’est que l’épaisseur de chair entre le voyant et  la chose est constitutive de sa visibilité à  elle comme de sa  corporéité à  lui; ce n’est pas un obstacle entre lui et elle, c’est  leur moyen de communication. (…) La chair n’est pas matière, n’est pas  esprit, n’est pas substance. Il faudrait, pour la désigner, le vieux  terme d’<em>élément</em>. ”</p>
<p>Maurice Merleau-Ponty, <em>Le visible et l’invisible</em>, Gallimard, Paris, 1964, p. 176.</p></blockquote>
<p>Cette chair-élément est le médium de la perception tactile  permettant les échanges entre le tangible et le visible. Dans la  phénoménologie de Merleau-Ponty, la chair n’est pas seulement la  substance d’un corps, mais l’élément qui fonde la dimension même du  sensible. Pénétrer les strates du visible et du visuel, de la surface  vers les profondeurs de l’image, du macroscopique vers le  microscopique, pour goà»ter à  la vie intime des éléments dans une  micro-analyse ou chirurgie de l’image, dans ce désir de gratter le  vernis des peaux visuelles afin d’aller jusqu’au coeur analytique des  choses. C’est ainsi que notre réflexion se construit, s’attachant à  la  fois à  l’image de la chair en tant que représentation visuelle et  artistique du corps humain, mais aussi au corps de l’image, et ce, plus  précisément au sein du médium numérique qui permet de multiples  retouches d’une image réelle. Les images issues des nouveaux médias se  nourrissent de l’humain, de la chair entre l’organique et le numérique  au sens où les pixels, les éléments premiers à  l’origine de l’image  numérique sont pris en compte tout en soulevant l’idée d’une chair  numérique comme épiderme et derme de l’image. Des liens se tissent  alors entre l’intérieur du corpsîsubstance et l’extérieur du  corps-objet et de façon plus large, à  mi-chemin entre le visible et  l’invisible.</p>
<p>En situant notre analyse plastique entre l’organique et le  numérique, positionnons-nous sur le fil d’un entre-deux, entre surface  et profondeur, entre l’extérieur, la peau et l’intérieur, l’inconnu  comme possible virtuel. Le concept même de peau ne cesse d’hésiter  entre le tégument, ce qui recouvre, et le derme, le sous-cutané issu  des couches profondes de la peau. Dans sa terminologie même, la chair  se dote de plusieurs sens. Cette exploration plastique de la chair  subit un impossible départage entre la surface des chairs et leur  dessous : chair de l’écran et chair du corps, peaux numériques et peaux  organiques. La chair du dedans évoque une animation intérieure. Cet  aspect cellulaire et vivant rejoint la dimension numérique et  pulsationnelle des bits et des pixels contenue dans la matrice  mathématique d’un ordinateur. Cette substance numérique quasi organique  intéresse les artistes, car elle symbolise la véritable matrice  charnelle qui figure un état primitif de l’image, un état de celle-ci  avant sa réalisation en tant qu’apparence. Mais cette chair numérique  se nourrit d’un paradoxe. Alors, comment faire naître du corporel, de  l’organique à  partir du numérique? Qu’est-ce qui est d’essence  organique dans une oeuvre numérique? Devient-il possible d&rsquo;exprimer la  sensualité du corps, cette chair sensible au creux des nouvelles images  plutôt lisses et parfaites à  priori? Dans ce parcours au travers des  différentes couches superposées de l’image, le fait de s’infiltrer et  de percer les secrets de son processus de création nous permet de  comprendre comment l’image peut-elle à  la fois, se faire chair et  représentation de la chair.</p>
<p><a href="http://archee.qc.ca/ar.php?page=article&amp;section=texte&amp;no=294&amp;note=ok&amp;surligne=oui&amp;mot=&amp;PHPSESSID=e0492849c2362024ade906e4ac2ea2b3#1">L’organique de l’image numérique</a><a name="1"></a></p>
<p>La définition technologique d’une image numérique incite à   découvrir ce que cache la peau extérieure de l’image pour mieux  percevoir cette notion d’organique. Dès lors, explorons la morphogenèse  de l’image numérique. Depuis quelques années, il existe de nouvelles  formes d’images. Si parler de l&rsquo;image<a name="_ftnref1"></a>,  c&rsquo;est aussi traiter de la représentation, c&rsquo;est avant tout dans la  relation au réel qu&rsquo;entretiennent les nouveaux traitements numériques  de ces images. Dans le domaine des arts plastiques, l’image peut se  définir comme un tout composé de formes et de couleurs en un certain  ordre assemblées. De même, dans les arts visuels, l&rsquo;image numérique  reste une image composée d&rsquo;un certain nombre d&rsquo;éléments discontinus et  déterminés numériquement totalement maîtrisables. Depuis le 19e siècle,  artistes et techniciens se sont engagés à  la recherche et à  la conquête  du plus petit élément constituant de l&rsquo;image, de même que les  scientifiques avec l&rsquo;atome et l&rsquo;ADN cherchaient à  reconstituer le  processus du vivant. Dans les réseaux de l’ordinateur, des milliers de  fils et de cellules se tissent entre eux, à  l’instar de tissus vivants  organiques animés par des flux sanguins. Le flux des informations  contenues dans les algorithmes va permettre à  l’image de s’accomplir et  de s’afficher sur l’écran.</p>
<p>Le pixel ou <em>picture element</em> est le plus petit composant de  l’image, il est difficilement perceptible. Ordonné par des coordonnées  spatiales et chromatiques, chaque pixel est issu d’un calcul. Il  appartient à  la fois à  la matrice numérique virtuelle et à  la face  visible et sensible de l’image. Le pixel doit son existence à  un  triplet de lumières colorées appelées luminophores auxquels  correspondent trois éléments phosphorescents rouge, vert et bleu.  Lorsque ces trois luminophores sont activés, ils permettent la  composition de millions de nuances selon le principe de la synthèse  additive des couleurs. La texture de l’image et la forme des pixels  vont dépendre des écrans de visualisation choisis. L&rsquo;affichage des  couleurs sur un écran se fait donc en mode <em>RVB</em><a name="_ftnref2"></a>,  ce qui peut se percevoir dans des images très fortement agrandies. Les  pixels subtilement visibles renferment les potentialités de l’image,  ils <em>incarnent</em> les particules élémentaires dont sera faite la  chair de l’image. Ces points infimes agissent comme des entités  revigorées par la lumière qui appartiennent à  un tout beaucoup plus  vaste formant l’image. Symbolisant l’élément géniteur de la couleur tel  un grain de lumière, le pixel simule la vie à  l’image. Assimilé à  une  cellule de l’organisme, il contient dans son noyau, les germes du  génotype qui commande à  la constitution de ce tout-image. Tel un  échantillon, ce grain de lumière s’apprête à  se reproduire pour se  répandre à  la surface de l’écran.</p>
<p>De fait, avec l’ordinateur, l’image rompt définitivement avec son  passé pour changer radicalement de nature, quittant l’ordre de la  représentation pour entrer dans celui de la simulation. Elle n’est plus  témoin de ‟ ce qui a été ”, elle ne matérialise plus un apparaître  immédiat comme nous l’a démontré Roland Barthes<a name="_ftnref3"></a> pour la photographie analogique, mais l’image numérique renvoie vers  une infinité de possibles. L’artiste peut ainsi expérimenter un  éventail riche de paradoxes et d’ambiguà¯tés dans sa démarche créatrice.  L’image devient alors le terrain fertile à  toutes les alternatives  plastiques. Le corps peut alors subir des trucages charnels et des  hybridations qui bouleversent les normes habituelles entre le réel et  l’imaginaire. Le discours plasticien se déplace alors vers cette  nouvelle esthétique de l’image qui pour certains, cristallise une image  nette et lisse d’une perfection extrême et pour d’autres, une image  rugueuse et sensitive. Il est important de constater que l’image  plastique de la chair se retrouve mise en valeur dans sa chair même, au  sein de la photographie numérique. De la sorte, après avoir dévoilé les  dessous de l’image numérique, il s’ensuit une étude plastique des  représentations humaines qui apparaissent à  l’orée de l’image et à   l’extérieur des corps.</p>
<p><a href="http://archee.qc.ca/ar.php?page=article&amp;no=294" target="_blank">[...]</a></p>
<p>L’artiste Jacques Perconte<a name="_ftnref11"></a> approche visuellement le corps de sa compagne afin de la photographier  dans ses parties les plus intimes jusqu’à  l’abstraction et la  sublimation de l’être aimé. Les pigments de la peau et les pixels  tendent alors à  se confondre. Dans sa création intitulée <em>38 degrés</em>,  il offre la peau comme écran. Le grain de peau envahit l’image, qui est  redoublée par les effets granulaires des pixels grossis. La chair est  ici à  son état pur entre l’organique et le numérique. Le processus  numérique est visible.Ses photographies numériques ont la particularité  de ne pas être retouchées, ce sont des photographies de photographies.  Les photographies obtenues depuis un appareil photo numérique sont  déplacées et explorées via différents supports de visualisation  (moniteur d’ordinateur, écran de téléviseur à  cristaux liquides, etc.)  Les supports d’émission de l’image étant de qualités différentes,  l’image se dote d’une texture et d’un poids particuliers que l’artiste  photographie à  nouveau. L’image originale de départ se retrouve  enrichie en matières et en textures visuelles. Il y a une superposition  des différentes strates de l’image qui confère à  l’image finale une  certaine profondeur. Les corpuscules colorés ou pixels normalement  impalpables, redoublent le message de l’artiste qui explore le corps  humain dans une approche très sensuelle et intimiste au plus près de la  peau et de sa température <em>38 degrés</em>. Ce qui pourrait apparaître  comme une défaillance technique devient ici une richesse, une valeur  ajoutée. Le corps se retrouve sublimé à  l’image, en un paysage doux et  coloré qui appelle le toucher et les plaisirs de la chair. Perconte  approche la chair numérique comme une matière sensible et sensuelle  dont il fait valoir le grain numérique, la trame, les failles. Ayant  subie différents passages d’un média à  l’autre, l’image du corps  résultant de <em>38 degrés</em> n’est pas lisse et nette. Elle ne  rejoint pas la réalité des codes esthétiques sociaux soulevée par les  oeuvres explorées précédemment.</p>
<p>Mais Jacques Perconte va encore plus loin dans cette perception de la chair écranique. La série de <em>38 degrés </em>se poursuit dans sa création intitulée <em>i love you</em><a name="_ftnref12"></a> selon un processus d’évolution interactive mis à  l’oeuvre sur le réseau internet. <em>I love you</em> est un travail sur le code informatique de l’image. Au départ, l’artiste propose à  l’internaute des images originales de <em>38 degrés, </em>représentant  artistiquement le corps de la femme aimée. Une application logicielle  ouvre à  chaque fois l’image et en décode la source pour y chercher une  variable qui est calculée selon certains paramètres. Si cette variable  est présente dans le code de l’image, elle est remplacée par  l’expression ‟ i love you<em> ”. </em>La configuration du code source de  l’image est ainsi déformée. Son modèle ainsi exposé engendre une image  nouvelle dont les caractéristiques mêlent la sensualité du corps et  celle du support de visualisation plus technologique. L’image est  transformée par ce code qui peut aller jusqu&rsquo;à  l’anéantir totalement  avec l’apparition d’artefacts tels que la pixellisation, le crénelage,  la réinterprétation partielle ou totale de l’image. Plus ce message  d’amour est présent dans le code, moins les images sont visibles, plus  elles s’évaporent jusqu’à  devenir imperceptibles pour laisser voir la  véritable chair numérique en dévoilant son origine matricielle dans ses  dérèglements informatiques. La plupart des images quoique  matériellement planes et sans épaisseur, suggèrent des impressions  liées au toucher comme l’épaisseur, la densité, la fluidité, la  granulosité, etc. Le regard palpe et caresse cette peau visuelle. Le  traitement numérique épaissit alors l’image d’une dimension tactile. Le  spectateur peut s’immiscer dans les interstices d’une réalité composite  mi-image, mi-substance. La texture écranique déstabilise et crée une  sorte de passage vers un espace pictural. Après avoir exploré cette  facette sensuelle et numérique de la chair à  l’image, il est temps de  s’immerger dans tous les états de chair, dans tous les sens du terme,  entre le numérique, l’organique et le plastique.</p>
<p><a href="http://archee.qc.ca/ar.php?page=article&amp;no=294" target="_blank">[...]</a></p>
<p>Cette chair plastique à  l’image attire et agit comme frontière,  comme pellicule de peau que l’on effleure des yeux. Et la tentation de  la chair se fait sentir vers la transgression qui nous pousse à   pénétrer les couches de ses multiples sens pour s’enfoncer plus loin.  Cette caresse visuelle des peaux virtuelles et impalpables ajoute une  sorte d’érotisme à  l’image. La chair alimente et entretient notre  imaginaire. L’image numérique qui retravaille la chair dans son  acception la plus large, ouvre une voie vers l’inconnu de l’ordre du  sublime qui fascine et répugne à  la fois. Toutes ces expérimentations  plastiques mènent une réflexion sur le visible. Cette voie de la  perception rejoint la théorie de la chair propre à  Merleau-Ponty. La  chair forme ainsi le lieu où s&rsquo;entrelacent le <em>corps voyant</em> et le <em>corps visible</em>.  Du même tissu et de la même chair que le monde de la vie, nous  pénétrons dans la chair du monde qui réciproquement nous pénètre. Il  existe un va-et-vient entre notre chair et la chair du monde, dans  cette relation en ‟ chiasme ” qui relie et inverse l’âme et le corps,  le dedans et le dehors.</p>
<p>Dans leur hétérogénéité, ces images de la chair bouchée, liftée,  pixellisée, disséquée ou liquéfiée ont toutes la capacité d’ouvrir sur  le monde de nouvelles perspectives pour nous apprendre à  mieux nous  connaître. Mais notre réflexion repose aussi sur des concepts propres  aux problématiques actuelles liées aux nouvelles technologies. Dans son  livre intitulé <em>Images. De l&rsquo;optique au numérique</em>, Edmond  Couchot voit dans ce passage une véritable mutation, car les techniques  de l&rsquo;image portent en elle une nouvelle vision du monde.  Les images  lisses et glaciales d’Aziz et Cucher et de Tran Ba Vang dénoncent un  avenir aseptisé sous un culte extrême de la perfection tandis que  celles de Perconte ou de Cirotteau créent un univers plus sensuel et  physique. Mais quitter l&rsquo;épaisseur de son corps serait quitter la chair  du monde, oublier le goà»t des choses. Alors, allons-nous échapper à   notre corps, à  ce tas organique que nous sommes ? Le corps est un  brouillon que le monde occidental veut transformer voire même ‟ liquider<a name="_ftnref17"></a> ”. La fusion entre le numérique et l’organique évacuerait un monde  virtuel sans rugosités et sans chair, amputé de la saveur du monde.  Entre l’organique et le numérique, la notion de chair reste en mutation  au coeur des nouvelles images, mais nous interroge en retour sur la  société dans laquelle nous évoluons.</p>
<p class="Style1"><a name="_ftn1"></a> Il est évident de constater que le terme ‟ image” (latin <em>imaginem, imago</em>) se  définit, dans son acception la plus large, comme une représentation  graphique, picturale ou sculpturale, comme représentation par la  pensée, reproduction visuelle d’un objet réel, représentations mentales  produites par l’esprit ou l’imagination, en rêve ou éveillé. La notion  d’image est chargée d’un sens très large, évoquant toute représentation  sensible, fixée, palpable, liée définitivement à  son support, puis  soumise à  des influences extérieures.</p>
<p class="Style1"><a name="_ftn2"></a> <em>RVB </em>:  système de représentation additive des couleurs à  partir du rouge, vert  et bleu, normalisé par la Commission Internationale de l’Eclairage.</p>
<p class="Style1"><a name="_ftn3"></a> Roland Barthes, <em>La chambre claire : notes sur la photographie</em>, Gallimard/Le Seuil, Paris, 1980.</p>
<p class="Style1"><a name="_ftn11"></a> Jacques Perconte est artiste plasticien. Il travaille autour des supports numériques depuis 1995. Son site &lt; <a href="http://www.technart.net/">http://www.technart.net</a>&gt; présente ses différents projets comme <em>38 degrés</em>.</p>
<p class="Style1"><a name="_ftn12"></a> <em>I love you</em> est consultable sur le site &lt; <a href="http://iloveyou.38degres.net/marse05">http://iloveyou.38degres.net/</a>&gt;</p>
<p class="Style1"><a name="_ftn17"></a> David Le Breton, <em>L’Adieu au corps</em>, Métailié, Paris, 1999.</p>
<p> </p>
<blockquote><p>Sandrine Maurial, <span id="date"><a href="http://archee.qc.ca/ar.php?page=article&amp;no=294" target="_blank">La chair entre l’organique et le numérique</a>, décembre 2007, revue <a href="http://archee.qc.ca/" target="_blank">archée</a></span></p></blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/sandrine-maurial-chair-entre-organique-et-numerique/">Sandrine Maurial, La chair entre lâ€™organique et le numérique</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Hung Up, 16ème couche</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2007/12/madonna-hung-up-compression/</link>
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		<pubDate>Mon, 10 Dec 2007 07:56:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines j’ai eu envie de jouer avec une vidéo : de la pousser pour voir ce qui pouvait se passer avec un contenu préexistant puisqu’à  l’habitude je ne travaille l’image avec la compression qu’à  partir de séquences que je tourne afin de préserver une certaine idée de l’analogie avec le sujet. [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/madonna-hung-up-compression/">Hung Up, 16ème couche</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Madonna, Hung Up &quot;a little more&quot;, premières bavures - 276 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2109705483/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2342/2109705483_f3e074db73.jpg" border="0" alt="Madonna, Hung Up &quot;a little more&quot;, premières bavures - 276" width="500" height="281" /></a></p>
<p>Il y a quelques semaines j’ai eu envie de jouer avec une vidéo :  de la pousser pour voir ce qui pouvait se passer avec un contenu préexistant puisqu’à  l’habitude je ne travaille l’image avec la compression qu’à  partir de séquences que je tourne afin de préserver une certaine idée de l’analogie avec le sujet.</p>
<p>Quelque part je tiens à  faire de mes films les images d’une réalité, en filmant moi-même je réduit la distance entre l’image initiale et l’objet… Bref. Je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à  Madonna. J’ai pensé à  Hung Up. En fait si, je pense savoir : elle m’est venue à  l’esprit à  cause des histoires qu’il ya avait eu avec son disque sur itunes… et puis parce qu’elle est célèbre, que l’envie de travailler avec des images fabriquées m’a poussé vers le clip et tout cela additionné cela  fait Hung Up… le clip que j’avais vu.</p>
<p>Hung Up fonctionne bien fondamentalement puisque cela veut dire raccroché, pendu…  Je compresse, j’encode successivement le film sous divers formats en baissant progressivement la qualité, en modifiant les dynamiques de couleurs, en passant à  l’endroit, à  l’envers, en mélangeant les outils 3ivx, divx, xvid…  J’efface peu à  peu les signaux explicites des détails. Mais la compression psychovisuelle s’attache fondamentalement à  un certain sens. Finalement la fondamentale de l’image ne disparait pas. Pas encore, au moment où j’écris je n’en suis qu’au 16ème  passage.</p>
<p><a title="Madonna, Hung Up &quot;a little more&quot;, premières bavures - 280 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2110482808/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2250/2110482808_08619fcaef.jpg" border="0" alt="Madonna, Hung Up &quot;a little more&quot;, premières bavures - 280" width="500" height="281" /></a></p>
<p>Cela est amusant de faire le parallèle entre cette situation où l’homme fabrique une image, il met en scène par tous les moyens dont il dispose une figure (ici Madonna) et construit une histoire. Ce fondement reste pendu dans l’image, sans la volonté de le détruire, simplement en réduisant peu à  peu les données descriptives, en tout cas en diminuant la place qu’on leur accorde, il semble apparaitre une limite en dessous de laquelle les logiciels ne veulent plus trop aller.  Justement à  cause de ce sens qui risquerait peut-être d’être altéré.  Là  où j’en suis, l’histoire, on ne la compresse pas.</p>
<p>J’ai envie de faire de ce clip dégradé dans l’image et dans le son une pièce autonome. Quelque chose qui soit l’écho d’un tube, une histoire tangente où justement les fondements auraient disparus ‟ naturellement ” à  cause de passages à  travers des ‟ filtres ” qui essaient de rendre aux données plus de place devant le sens de la figure exposée.</p>
<p>En quelque sorte je sculpte le clip de Madonna, j’y révèle des possibles de la matière psychovisuelle, j’y déchaine les couleurs au delà  des limites de la représentation à  priori…</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/sets/72157603451926274/" target="_blank">Hung Up ! revolutions</a> premières images sur flickr&#8230; mot clef : Hung Up<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Hung_Up" target="_blank"><br />
Hung Up</a> video, Madonna; Confessions on a Dance Floor /  17.12.2005 Shirland Road, London, England<br />
© Madonna / Warner Bros / Stuart Price / Johan Renck</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/madonna-hung-up-compression/">Hung Up, 16ème couche</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Arts Electroniques</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2006/04/arts-electroniques/</link>
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		<pubDate>Fri, 14 Apr 2006 20:00:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Barnett Newman Life-size collection]]></category>
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		<description><![CDATA[J’ai envie de proposer une réflexion sur le statut de la peinture et celui de l’image de la peinture aujourd’hui. Celui de la matérialité de l’image de la matière. Sur la réalité physique des choses et le rapport que nous développons avec elle. continuer &#224; lire Arts Electroniques sur images, notes et mouvements... (avec les [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2006/04/arts-electroniques/">Arts Electroniques</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai envie de proposer une réflexion sur le statut de la peinture et celui de l’image de la peinture aujourd’hui. Celui de la matérialité de l’image de la matière. Sur la réalité physique des choses et le rapport que nous développons avec elle.</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2006/04/arts-electroniques/">Arts Electroniques</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>art, image et science, % bibliothèque</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2002/04/art-image-et-science-bibliotheque/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Apr 2002 21:59:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[% bibliotheque]]></category>
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		<category><![CDATA[écrits / notes]]></category>
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		<description><![CDATA[La pièce qui aurait été proposée à  défaut d&#8217;être ce que communément on aurait appelé une pièce multimédia reposait sur une structuration interactive (1) non technologique, c&#8217;est-à -dire que les principes interactifs mis en jeux ne relevaient pas d&#8217;une interférence homme-machine, mais de processus intellectuels &#8211; articulation d&#8217;informations et de pensées -. Ce choix de ne pas [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2002/04/art-image-et-science-bibliotheque/">art, image et science, % bibliothèque</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="% Bibliothèque des sciences, notes 057 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2380178701/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2169/2380178701_da468174f0.jpg" alt="% Bibliothèque des sciences, notes 057" width="500" height="354" /></a><a title="% Bibliothèque des sciences, notes 065 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2380180471/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2086/2380180471_97ba955da7.jpg" alt="% Bibliothèque des sciences, notes 065" width="500" height="127" /></a></p>
<p>La pièce qui aurait été proposée à  défaut d&rsquo;être ce que communément on aurait appelé une pièce multimédia reposait sur une structuration interactive (1) non technologique, c&rsquo;est-à -dire que les principes interactifs mis en jeux ne relevaient pas d&rsquo;une interférence homme-machine, mais de processus intellectuels &#8211; articulation d&rsquo;informations et de pensées -.</p>
<p>Ce choix de ne pas faire de cette pièce un phénomène principalement technique a d&rsquo;abord été financier (ii), puis à  force de questions en essayant de braver l&rsquo;infaisabilité, il est apparu comme étant nécessaire de me positionner fermement quant à  la demande.</p>
<p>Bien que la science fasse l&rsquo;objet de sa représentation à  travers la technique, il me semble important de signifier qu&rsquo;avant tout elle est structuration d&rsquo;intelligence et canalisation de principes.</p>
<p>Elle instaure des logiques de droits et de lois qui rationalisent peu à  peu les champs pour finir par tisser un ensemble complexe de lieux, topographiquement, qualitativement, quantitativement, techniquement,<br />
technologiquement définits.</p>
<p>Représenter ce que serait un des foyers de cette communication, concentration de savoirs scientifiques et techniques, serait plus pour moi écrire cette pensée constructiviste d&rsquo;un image complexe plutôt que de la<br />
réaliser dans ses simples dimensions esthétisantes.</p>
<p>Façonner une image trop séduisante, définir le lieu par une position révélant une image utopique pourrait servir la magie de la science du moins celle de ces illusions que véhiculent les images profanes à  travers<br />
la plupart des supports de vulgarisation ou le images hérétiques dont se nourrissent les illusionnistes marchands du grand public.</p>
<p>Même si la communication se voue à  désacraliser la réalité, elle ne cesse d&rsquo;accroître les distances entre les images qu&rsquo;elle produit et leurs vérités. La science produit ses propres images, la technique ses propres schémas, rien de faux ne devrait en transpirer.</p>
<p>Est-ce que la science séduit ? Est-ce qu&rsquo;elle ne fascine pas plutôt ? (2)</p>
<blockquote><p>&nbsp;&raquo; Écrire, c&rsquo;est ébranler le sens du monde, y disposer une interrogation indirecte, à  laquelle l&rsquo;écrivain, par un dernier suspens, s&rsquo;abstient de répondre. La réponse, c&rsquo;est chacun de nous qui la donne, y apportant son histoire, son langage, sa liberté ; mais comme histoire, langage et liberté changent infiniment, la réponse du monde à  l&rsquo;écrivain est infinie : on ne cesse jamais de répondre à  ce qui a été écrit hors de toute réponse : affirmés, puis mis en rivalité, puis remplacés, les sens passent, la question demeure. &nbsp;&raquo;<br />
<em> Roland Barthes, Sur Racine, Seuil ed, 1963, p11</em></p>
<p> </p></blockquote>
<p><a title="% Bibliothèque des sciences, notes 063 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2380179409/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3073/2380179409_18ed60e4fc.jpg" alt="% Bibliothèque des sciences, notes 063" width="500" height="257" /></a></p>
<p>-notes-</p>
<p>(1) Dans mes recherches et expérimentations je raccroche plus l&rsquo;interactivité à  des situations où le rapport du spectateur à  mon travail est proche de l&rsquo;intimité, je pense que ce genre de pièces, aujourd&rsquo;hui nécessite que le spectateur ait la place et le temps de se poser dans un rapport à  la proposition où il n&rsquo;est pas techniquement et socialement désarmé.</p>
<p>(2) J&rsquo;entends la fascination comme étant bien plus profonde que la séduction, plus intellectuelle, plus abstraite, presque indéfinissable.</p>
<p>(ii)- exposition technique -</p>
<p>Question de la vidéo par Stephane Singier, responsable technique de z-a en réponse à  l&rsquo;exposition du projet :<br />
- La technique de projection vidéo en rétro projection est peu adaptée à  une utilisation en extérieur, de surcroît dans une exposition plein sud, à  l&rsquo;exception de la nuit bien sur.<br />
- Les dispositifs adaptés à  l&rsquo;extérieur sont les LEDwalls de la société BARCO avec technologie Dlite. Ces dispositifs sont destinés à  être fixé sur les façades d&rsquo;immeuble en extérieur. Ils sont constitués de modules d&rsquo;une cinquantaine de centimètres de coté et permettent de construire des grands écrans. Ils utilisent des leds qui sont plus ou moins grosses en fonction de la finesse désirée. Nous avons une mauvaise nouvelle, il faut compter plusieurs millions de francs en terme de budget et y ajouter un serveur sur disque dur. D&rsquo;autres fabricants ont proposés des solutions similaires au SATIS de la Porte de Versailles.<br />
Vous pouvez voir un tel dispositif de Barco installé à  Paris en haut de la rue de Rennes, Place du 18 juin 1940, qui tourne en continu et en plein jour.<br />
Le site de Barco est :   <a href="http://www.barco.com" target="_blank">http://www.barco.com</a><br />
Pour le serveur vidéo voir le site :<br />
<a href="http://www.alcorn.com/products/dvm2l/index.html" target="_blank">http://www.alcorn.com/products/dvm2l/index.html</a><br />
- Les murs de Led consomment une puissance électrique importante.<br />
- Le format de 10,5 x 2,7 m n&rsquo;est pas homothétique aux formats vidéo 4/3 et 16/9<br />
Nous avons réalisé à  Fontevraud un dispositif de cet ordre en intérieur, qui utilise de la vidéo HD en 1920 x 1080 sur un vidéo projecteur R6 de Barco (DLP 5000 lumens +/- 500 KF), avec un double système de cache : numérique sur l&rsquo;image, et physique en sortie de projection.</p>
<p>Techniquement la performance semble inaccessible dans les conditions établies, quelle serait le résultat de l&rsquo;utilisation d&rsquo;une image vidéo de mauvaise qualité ? Encore un faux semblant de technologie maîtrisée?</p>
<p><a title="% Bibliothèque des sciences, notes 039 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2380173079/"><img src="http://farm4.static.flickr.com/3104/2380173079_14f2a286c8.jpg" alt="% Bibliothèque des sciences, notes 039" width="364" height="500" /></a></p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/sets/72157604347919461/">Quelques images et quelques notes % Bibliothèque des sciences, 2002 su flickr</a>&#8230;</p>
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		<title>croissance, croissance, vive internet</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Sep 1996 12:51:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[ici et là dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine David]]></category>
		<category><![CDATA[citation]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
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		<category><![CDATA[image]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-François Chevrier]]></category>
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		<category><![CDATA[symboles]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La quantité croissante de signaux résultants de l&#8217;extension des réseaux de transmission ne garantit en aucun cas un enrichissement des symboles transmis. […] L&#8217;efficacité technique de plus en plus grande de la production de l&#8217;information, dans tous les domaines de l&#8217;activité sociale, économique, politique et culturelle, correspond à  un déficit équivalent dans l&#8217;interprétation et la [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1996/09/croissance-croissance-vive-internet/">croissance, croissance, vive internet</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="mi avril (000 ) by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2424980972/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2256/2424980972_13e699fea3.jpg" border="0" alt="mi avril (000 )" width="500" height="281" /></a></p>
<p><a title="mi avril (000 ) by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2424980972/" target="_blank"></a>&laquo;&nbsp;La quantité croissante de signaux résultants de l&rsquo;extension des réseaux de transmission ne garantit en aucun cas un enrichissement des symboles transmis. […] L&rsquo;efficacité technique de plus en plus grande de la production de l&rsquo;information, dans tous les domaines de l&rsquo;activité sociale, économique, politique et culturelle, correspond à  un déficit équivalent dans l&rsquo;interprétation et la transformation de ces activités ”</p>
<p>Catherine David, Jean-François Chevrier, &laquo;&nbsp;Die Aktualità¤t des Bildes, zwischen den Schà¶nen Künsten und den Medien&nbsp;&raquo;, documenta documents 2, 1996, Documenta GmbH, Cantz Verlag, Kassel, p. 57.</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1996/09/croissance-croissance-vive-internet/">croissance, croissance, vive internet</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'croissance, croissance, vive internet',url: 'http://blog.technart.fr/1996/09/croissance-croissance-vive-internet/',contentID: 'post-663',suggestTags: 'Catherine David,citation,croissance,Documenta,image,information,Jean-François Chevrier,médias,signal,symboles',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
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