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	<title>images, notes et mouvements &#187; Chloe</title>
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	<description>jacques perconte, cinéma, arts plastiques et numérique</description>
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		<title>Festival du film de Sarlat  : tourner en numérique et effets spéciaux</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Nov 1999 18:40:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<category><![CDATA[évènements]]></category>
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		<description><![CDATA[Sous ce thème 3 ateliers sont proposés. Ils seront animés par Randal Kleiser, Jacques Perconte et Melvin Van Peebles. Randal KLEISER est un réalisateur amricain. II a, entre autres films, réalisé &#171;&#160;La dernière preuve&#160;&#187; sorti en 1998, &#171;&#160;Chérie, j&#8217;ai agrandi bébé&#160;&#187; sorti en 1992, &#171;&#160;Croc blanc&#160;&#187; sorti en 1991, &#171;&#160;Big top pee wee&#160;&#187; sorti en [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/11/festival-du-film-de-sarlat-tourner-en-numerique-et-effets-speciaux/">Festival du film de Sarlat  : tourner en numérique et effets spéciaux</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Sous ce thème 3 ateliers sont proposés. Ils seront animés par Randal Kleiser, Jacques Perconte et Melvin Van Peebles. Randal KLEISER est un réalisateur amricain. II a, entre autres films, réalisé &laquo;&nbsp;La dernière preuve&nbsp;&raquo; sorti en 1998, &laquo;&nbsp;Chérie, j&rsquo;ai agrandi bébé&nbsp;&raquo; sorti en 1992, &laquo;&nbsp;Croc blanc&nbsp;&raquo; sorti en 1991, &laquo;&nbsp;Big top pee wee&nbsp;&raquo; sorti en 1989, &laquo;&nbsp;Le lagon bleu&nbsp;&raquo; sorti en 1981 et &laquo;&nbsp;Grease&nbsp;&raquo; sorti en 1981. Ce réalisateur tourne en numérique et utilise les effets spéciaux numériques.<br />
Jacques PERCONTE est aussi un réalisateur qui tourne en numérique. Artiste plasticien, il travaille essentiellement autour du numérique. Il réalise des installations, des sites Internet et des vidéos. Il est réalisateur de plusieurs courts métrages (&laquo;&nbsp;Promenade&nbsp;&raquo; étant le dernier en date) et d&rsquo;un long métrage &laquo;&nbsp;Chloé&nbsp;&raquo; entièrement basé sur les nouvelles technologies de production vidéos. Il est membre fondateur et directeur de l&rsquo;atelier d&rsquo;écriture de Paradoxal.<br />
Jacques Perconte sera accompagné pour animer son atelier de Nicolas WIPLIEZ, monteur. Nicolas Wipliez a participé à  de nombreux tournages et montages de courts et longs métrages en vidéo, co-réalisateur image de &laquo;&nbsp;Chloé&nbsp;&raquo;. Il est membre fondateur et responsable technique de l&rsquo;association Paradoxal. Tous les deux parleront de leurs expériences sur le tournage et le montage en numérique.<br />
Melvin VAN PEEBLES, réalisateur notamment de &laquo;&nbsp;Sweef Sweet Back&rsquo;s&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Baadasssss Song&nbsp;&raquo;, utilise lui aussi le numérique.</p>
<blockquote><p>Catalogue du festival international de Sarlat</p></blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/11/festival-du-film-de-sarlat-tourner-en-numerique-et-effets-speciaux/">Festival du film de Sarlat  : tourner en numérique et effets spéciaux</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'Festival du film de Sarlat  : tourner en numérique et effets spéciaux',url: 'http://blog.technart.fr/1999/11/festival-du-film-de-sarlat-tourner-en-numerique-et-effets-speciaux/',contentID: 'post-148',suggestTags: 'cinéma,Festival international de Sarlat,images numériques,Melvin Van Peebles,Randal Kleiser,tournage',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
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		<title>lecie ?</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1999/06/lecie/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Jun 1999 00:35:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[au fil des projets]]></category>
		<category><![CDATA[Chloe]]></category>

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		<description><![CDATA[Plaçons &#8211; nous dans une situation où nous travaillons avec trois personnages. Nous avons un couple d&#8217;acteurs, qui sont au courant de ce que nous entreprenons dans le détail, ils sont les instruments de notre manipulation, de la réalité à  la fiction. Imaginons pour l&#8217;instant que nous sommes en présence d&#8217;un couple de photographes, deux [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/06/lecie/">lecie ?</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Plaçons &#8211; nous dans une situation où nous travaillons avec trois personnages. Nous avons un couple d&rsquo;acteurs, qui sont au courant de ce que nous entreprenons dans le détail, ils sont les instruments de notre manipulation, de la réalité à  la fiction. Imaginons pour l&rsquo;instant que nous sommes en présence d&rsquo;un couple de photographes, deux jeunes artistes qui expérimentent la vie et leurs rapports à  travers leurs pratiques artistiques.<br />
D&rsquo;un autre côté, il y a laéticia, elle sait que nous faisons un film. Son mode de participation est l&rsquo;engagement : durant la période de tournage, nous débarquons à  n&rsquo;importe quel moment de sa vie pour filmer et mettre en scène des séquences du film dont elle ne connaît rien. Nous avons décidé avec Jérôme de troubler cet ordre par le tournage de scènes qui ne serviront pas au film, et de pousser le jeu jusqu&rsquo;à  complètement manipuler laeticia pendant le tournage, de jouer avec la réalité comme avec la fiction. Voici quelques pistes de scènes :</p>
<p>- Hors tournage, l&rsquo;acteur qui fait le photographe (ou la fille) téléphone à  laeticia, assez tard un soir et lui donne rendez vous quelque part en ville pour faire des photos. On déplace la fiction vers la réalité pour laeticia puisque l&rsquo;autre personnage déborde du cadre du tournage. Admettons qu&rsquo;elle se rende à  cet endroit, il et très probable qu&rsquo;elle s&rsquo;attende à  voir l&rsquo;équipe de tournage, mais il n&rsquo;en sera rien, nous serons cachés, et elle sera confronté à  une forme de fiction qui est la réalité pour elle, on atteint ainsi facilement une frontière entre les niveaux de perception. On a une tension très forte.</p>
<p>- Laeticia pose pour la fille. Le garçon photographie son amie en train de travailler, nous filmons la scène. On aperçoit le perchman un instant dans le plan&#8230; On étale tous les niveaux d&rsquo;implication à  l&rsquo;intérieur de notre image sans employer de moyen formel.</p>
<p>- On va insérer une relation ambiguà« entre la fille et laeticia, notre actrice, ainsi que son personnage va être attirée par elle, lui faire des avances, la toucher. On ne peut pas savoir comment va réagir laeticia, mais cette attitude entraînera des réactions chez le photographe, on va construire des schémas de tensions entre les acteurs et voir jusqu&rsquo;où cela pourra aller.</p>
<p>- Nous simulerons sà»rement une tentative de suicide, ou dans l&rsquo;équipe ou parmi les acteurs. Mais cela sera vrai pour Laeticia (et quelques autres, il n&rsquo;est pas question de retomber dans un schéma pseudo comique du genre surprise surprise).</p>
<p>Nous allons essayer de placer laeticia dans des situations où elle ne sera pas à  l&rsquo;aise, des situations, dans lesquelles, elle sera dans l&rsquo;obligation de conduire des actions qui ne lui seront pas faciles (la mettre au volant d&rsquo;une voiture alors qu&rsquo;elle ne sait pas conduire). Ce n&rsquo;est pas question de s&rsquo;acharner sur elle, si cela se trouve, elle refusera de faire quelques scènes (cela sera présent dans le film), mais il est en fait question de détruire tout rapport réel à  la fiction, de montrer la réalité de la représentation confrontée à  son absurdité suivant les points de vues et la qualité des informations que l&rsquo;on détient.</p>
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		<title>reprise du travail sur une suite de Chloé</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1999/06/reprise-du-travail-sur-une-suite-de-chloe/</link>
		<comments>http://blog.technart.fr/1999/06/reprise-du-travail-sur-une-suite-de-chloe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Jun 1999 01:25:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[au fil des projets]]></category>
		<category><![CDATA[Chloe]]></category>

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		<description><![CDATA[Bordeaux, juin 99, suites de discussion avec jérôme Meynardie. Ce projet qui suit celui de Chloé s&#8217;appellera sà»rement lecie, ou aura une forme proche de celle de ce mot. (LAE-Ti C ). On fera en sorte que ce film soit entièrement le produit d&#8217;une réflexion mettant en relation le fond et la forme. Pour en [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/06/reprise-du-travail-sur-une-suite-de-chloe/">reprise du travail sur une suite de Chloé</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Bordeaux, juin 99, suites de discussion avec jérôme Meynardie.</p>
<p>Ce projet qui suit celui de Chloé s&rsquo;appellera sà»rement <em>lecie</em>, ou aura une forme proche de celle de ce mot. (LAE-Ti C ). On fera en sorte que ce film soit entièrement le produit d&rsquo;une réflexion mettant en relation le fond et la forme.<br />
Pour en revenir au film lui même après avoir discuté pas mal, il semble important d&rsquo;abandonner le Split screen sur l&rsquo;ensemble du film. D&rsquo;une part le matériel sera plus maniable et d&rsquo;autre part, on sera vraiment plus libres dans la façon d&rsquo;aborder le cadre. Dans ce sens on va essayer de s&rsquo;éloigner le plus possible de toute contrainte technique, le support vidéo numérique va beaucoup nous aider dans cet effort grâce à  ses automatismes et sa sensibilité réactive ( c&rsquo;est très vite fait de lancer l&rsquo;appareillage  et de capturer une scène à  l&rsquo;arrache).</p>
<p>Ce qui reste évident c&rsquo;est la forme de découpage que nous avions envisagée : une suite de plans séquences. Ce qui permettra de ne pas prévoir de découpage dans le détail et donc de ne plus penser le film comme le rapport entre des plans l&rsquo;articulation se fait ailleurs.</p>
<p>Contrairement à  ce qui était initialement prévu le film comportera des extérieurs, des scènes de jour, des scènes de nuit &#8230;<br />
Dans ces nouveaux axes de réflexion, nous sommes revenus sur les identités des personnages, on va bien distinguer plusieurs rapports à  la réalité (relative).</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, nous avons le niveau 0 où tout existe, c&rsquo;est la réalité générale, elle a une forme passive dans le sens où elle ne s&rsquo;investit que passivement ou accidentellement dans notre activité.</p>
<p>Ensuite, il y a le niveau 1 où évoluent les instigateurs et les techniciens du film. C&rsquo;est un niveau de réalité supérieur, il est actif.</p>
<p>Puis il y a le niveau 2 dans lequel les acteurs / personnages qui s&rsquo;engagent vont évoluer pendant la durée du tournage. C&rsquo;est un niveau double qui est étroitement lié à  la fiction, nous le prendrons comme une zone frontalière sur laquelle nous allons filmer.</p>
<p>Et enfin il y a le niveau 3 qui est celui de la fiction dans lequel évolue le personnage fictionnel.</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/06/reprise-du-travail-sur-une-suite-de-chloe/">reprise du travail sur une suite de Chloé</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Chloé malgrè tout (-18)</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1999/02/chloe-malgre-tout-18/</link>
		<comments>http://blog.technart.fr/1999/02/chloe-malgre-tout-18/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Feb 1999 10:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chloe]]></category>

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		<description><![CDATA[Installation dans le parc de la maison de l&#8217;archéologie à  Pessac. Le jour de la st Valentin. Le déplacement d&#8217;une expérience et des traces qu&#8217;il en reste. Laéticia se promène devant ces images que j&#8217;ai prises sur le tournage de Chloé. C&#8217;est l&#8217;actrice qui incarne mes mots. Elle se voit. Elle voit Chloé. Ca se [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/02/chloe-malgre-tout-18/">Chloé malgrè tout (-18)</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Installation dans le parc de la maison de l&rsquo;archéologie à  Pessac. Le jour de la st Valentin. Le déplacement d&rsquo;une expérience et des traces qu&rsquo;il en reste. Laéticia se promène devant ces images que j&rsquo;ai prises sur le tournage de Chloé. C&rsquo;est l&rsquo;actrice qui incarne mes mots. <a href="http://www.technart.fr/24_09/" target="_blank" title="chloe, installation, pessac">Elle se voit. Elle voit Chloé.</a> Ca se passe ailleurs maintenant. Les gens se balladent au milieu de ces arbres. Elle est passé dimanche soir. Alors qu&rsquo;il faisait froid et nuit. Mais je lui ai demandé de venir et elle est venue.</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/02/chloe-malgre-tout-18/">Chloé malgrè tout (-18)</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Sud-Ouest : Ludovic Lotodé : Naissance de Â« Chloé Â»</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1999/01/sud-ouest-ludovic-lotode-naissance-de-%c2%ab-chloe-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Jan 1999 21:36:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chloe]]></category>
		<category><![CDATA[presse / textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Tournage aux capucins Depuis trois nuits, une équipe de cinéma d&#8217;art et d&#8217;essai tourne aux Capucins. Petits problèmes&#8230; Une jeune équipe de cinéastes amateurs réalise actuellement un longmétrage, ‟ Chloé ”, dans la région de Bordeaux. Pendant trois jours, le tournage s&#8217;est déroulé le soir à  la Lune dans le caniveau, où se déroule l&#8217;une [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/sud-ouest-ludovic-lotode-naissance-de-%c2%ab-chloe-%c2%bb/">Sud-Ouest : Ludovic Lotodé : Naissance de Â« Chloé Â»</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/198951655/" title="Chloé, tournage - i. n°0163 - 12-01-1999 13-20-40 by jacques perconte, on Flickr" target="_blank"><img src="http://farm1.static.flickr.com/59/198951655_0004e0bb08.jpg" alt="Chloé, tournage - i. n°0163 - 12-01-1999 13-20-40" width="500" height="400" border="0" /></a></p>
<p>Tournage aux capucins</p>
<p>Depuis trois nuits, une équipe de cinéma d&rsquo;art et d&rsquo;essai tourne aux Capucins. Petits problèmes&#8230;</p>
<p> Une jeune équipe de cinéastes amateurs réalise actuellement un longmétrage, ‟ Chloé ”, dans la région de Bordeaux. Pendant trois jours, le tournage s&rsquo;est déroulé le soir à  la Lune dans le caniveau, où se déroule l&rsquo;une des premières scènes du film : la rencontre du couple sur lequel est centré le reste du scénario.</p>
<p> Elle, Chloé, est Laétitia Defendini dans la vie réelle à  Bordeaux, où elle poursuit ses études d&rsquo;art du spectacle, et celui qui lui donne la réplique directe est Yann Clément, un jeune comédien amateur qui prend manifestement plaisir à  s&rsquo;évader de son ordinaire d&rsquo;employé de société pétrolière. Leur histoire d&rsquo;amour dans le film repose sur la superposition perpétuelle de trois moments forts : la rencontre, la fantasmagorie qu&rsquo;elle suscite et les premières difficultés.</p>
<p> Pour le réalisateur, Jacques Perconte, plasticien toqué d&rsquo;informatique, ce qui lui vaut d&rsquo;être habituellement chargé de la réalisation du site Internet du cinéaste Jean Kouen, un petit problème s&rsquo;est posé d&rsquo;entrée de jeu : comment recruter des figurants, notamment pour danser ? ‟ Nous nous y sommes sans doute pris trop tard. Trop peu de monde avait été prévenu à  temps ”, avoue le patron du plateau qui ne s&rsquo;y fera pas reprendre la prochaine fois.</p>
<p> Cependant, l&rsquo;ambiance est excellente, et c&rsquo;est pour cela que certains sont venus tous les soirs. ‟ On s&rsquo;amuse vraiment ”, raconte Xavier, un figurant. Jacques Perconte raconte ainsi que le dimanche soir, alors que tout était fini pour la soirée, personne ne voulait partir : ‟ On a peu de figurants, mais ils sont vraiment bien ”, commente-t-il. </p>
<p>Une production régionale </p>
<p>Pendant trois jours, une centaine de jeunes a donc dansé, parfois avec musique, parfois sans, pour faciliter les prises de son. L&rsquo;ambiance de ces scènes est en fait assurée par un groupe bordelais, Zombie Eaters, qui joue son propre rôle en donnant un concert, et qui s&rsquo;occupe également de la musique du film.</p>
<p> Les acteurs, quant à  eux, ont été recrutés par casting autour de Bordeaux. ‟ Ce film est vraiment une production régionale ”, assure Jacques Perconte. Le tournage, qui vient de commencer, devrait encore durer un mois et demi. Mais le travail sera loin d&rsquo;être fini pour le réalisateur et pour Nicolas Wipliez, qui gère les aspects techniques. Il faudra encore monter le film, rajouter quelques effets, la musique&#8230;</p>
<p> Il est donc difficile de dire quand sortira ce film d&rsquo;art et d&rsquo;essai. De toute façon, le but est, tout en travaillant dans une ambiance sympathique, d&rsquo;acquérir une expérience. Comme celle dont leur a fait profiter Jan Kounen, réalisateur de ‟ Doberman ”, en leur apportant son soutien, ainsi que quelques conseils&#8230; </p>
<blockquote>
<p><em>Illustration originale : La Lune dans le caniveau sert de décor pour le tournage de ‟ Chloé ”. De gauche à  droite : Laétitia Defendini; Jacques Perconte, le réalisateur; Yann Clément et Nicolas Wipliez, chef opérateur</em><br />
    <strong>Sud Ouest Gironde Bordeaux centre, jeudi, 14 janvier 1999</strong><br />
    Naissance de ‟ Chloé ” Ludovic Lotodé<br />
  © 1999 Sud Ouest</p>
</blockquote>
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		<title>trois moments, trois souvenirs</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1999/01/trois-moments-trois-souvenirs/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 1999 10:45:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chloe]]></category>

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		<description><![CDATA[Chloé, c&#8217;est trois moments, trois souvenirs qui s&#8217;articulent autour de relations amoureuses. C&#8217;est trois histoires qui pourraient être, mais c&#8217;est avant tout du temps. Chloé, Egon, leurs amis, tous passent, se déplacent et glissent le long de leurs vies de façons différentes, et quand ils se rencontrent, ils s&#8217;aiment. Trois histoires Lorsque Chloé sort ce [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/trois-moments-trois-souvenirs/">trois moments, trois souvenirs</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chloé, c&rsquo;est trois moments, trois souvenirs qui s&rsquo;articulent autour de relations amoureuses. C&rsquo;est trois histoires qui pourraient être, mais c&rsquo;est avant tout du temps. Chloé, Egon, leurs amis, tous passent, se déplacent et glissent le long de leurs vies de façons différentes, et quand ils se rencontrent, ils s&rsquo;aiment.<br />
Trois histoires<br />
Lorsque Chloé sort ce soir c’est pour rencontrer quelqu’un et passer sa nuit dans ses bras. Rien de plus. Mais il s’accroche. Elle part.<br />
Egon aime au-delà  de la douleur. Ses fantasmes ne l’emportent nulle part et il ère.<br />
Egon ne passe pas de temps avec Chloé. Il se gaspille. Il lui manque. Un décès les rapproche. La mort les réunit.<br />
Un peu de temps pour un film.</p>
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		<title>Mercredi 6 janvier 1999 3.41.am.</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 1999 02:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<category><![CDATA[écrits / notes]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà  le premier jour de tournage terminé. Nicolas va regarder ces premiers rushes et nous allons voir dès maintenant tout ce qui ne va pas. Ce matin je suis allé à  Paris. J&#8217;ai vu Jan qui m&#8217;a passé la caméra DV. C&#8217;est un beau jouet et ca y ressemble beaucoup. Je suis revenu à  19h00, [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/mercredi-6-janvier-1999-341am/">Mercredi 6 janvier 1999 3.41.am.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p> Voilà  le premier jour de tournage terminé. Nicolas va regarder ces premiers rushes et nous allons voir dès maintenant tout ce qui ne va pas. Ce matin je suis allé à  Paris. J&rsquo;ai vu Jan qui m&rsquo;a passé la caméra DV. C&rsquo;est un beau jouet et ca y ressemble beaucoup.  Je suis revenu à  19h00, le tournage commençait à  21h00. A peine arrivé (en retard) sur le lieu de rendez vous, Nadège, qui fait un reportage sur le film pour l&rsquo;isic m&rsquo;a interviewé. J&rsquo;étais encore pas mal sur le coup de la SNCF alors j&rsquo;ai fait bref. Ensuite c&rsquo;est Nicolas et puis d&rsquo;autres qui y sont passés&#8230; On a tourné la majeur partie de plans de la séquence 3. On a pris que 40 minutes de retard. Il y avait plein de monde&#8230; On a une bonne équipe, en tout cas cela a l&rsquo;air bien parti. Malgré tout ce qui ne peut pas tourner rond hors tournage, une fois sur le plateau, tout paraît bien huilé. On eu de petits problèmes de son, mais on va arranger ca. Yann est venu voir. J&rsquo;ai congelé laéticia, en fait toute l&rsquo;équipe a eu très froid et a gelé sans trop broncher.  Pauvre laéticia. Je remercie tout le monde (ca y est ca commence). Je suis pas très frais ce soir alors ce que je dis se limite au simple journalisme journalier. Mais cette première soirée de tournage annonce mon travail comme porteur d&rsquo;expérience, je fais quelques images, des pas très belles, mais je marque en direct. Je fais en direct, j&rsquo;ai pas trop changé le script aujourd&rsquo;hui, bien que j&rsquo;ai réécrit les raccords entre les plans dans le train , et que j&rsquo;ai rajouté deux plans ce soir. On a quand même bien. Je pense que je me servirai de certaines images tournées par l&rsquo;équipe de Nadège afin de travailler un peu sur cette cohésion entre ces gens qui ne se connaissent pas tous et qui s&rsquo;offrent de m&rsquo;aider. Je reviendrai plus tard sur cette journée, peut être demain ou bien ce week-end, mais là , je suis trop épuisé. Demain après midi, je vois laéticia et yann, pour préparer les scènes de voiture de vendredi. </p>
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<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'Mercredi 6 janvier 1999 3.41.am.',url: 'http://blog.technart.fr/1999/01/mercredi-6-janvier-1999-341am/',contentID: 'post-529',suggestTags: '',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
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		<title>Mardi 5 janvier 1999 11.pm.</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 1999 10:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<category><![CDATA[écrits / notes]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet après midi, j&#8217;ai chois les robes de Chloé avec Laéticia, j&#8217;ai fais quelques photos, dont une ou deux seront très jolies. Elle va être vraiment très belle. Très fatale. Hehe. Chloé. Nous sommes ensuite allés boire quelque bières. Jan kounen m&#8217;a appelé, je le rejoint à  Paris demain midi. Yann nous as rejoint vers [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/mardi-5-janvier-1999-11pm/">Mardi 5 janvier 1999 11.pm.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Cet après midi, j&rsquo;ai chois les robes de Chloé avec Laéticia, j&rsquo;ai fais quelques photos, dont une ou deux seront très jolies. Elle va être vraiment très belle. Très fatale. Hehe. Chloé.  Nous sommes ensuite allés boire quelque bières. Jan kounen m&rsquo;a appelé, je le rejoint à  Paris demain midi. Yann nous as rejoint vers six heures. On a discuté jusqu&rsquo;à  sept heures et demie. Je leur ai dit combien j&rsquo;avais du mal à  comprendre l&rsquo;engagement de gens dans le film alors qu&rsquo;ils ne connaissent ni moi ni mon travail. Ils ne savent pas vraiment dans quoi ils s&rsquo;engagent. je trouve ca étrange.  Enfin voilà  ma journée-Chloé.  Demain, premier jour de tournage.</p>
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<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'Mardi 5 janvier 1999 11.pm.',url: 'http://blog.technart.fr/1999/01/mardi-5-janvier-1999-11pm/',contentID: 'post-528',suggestTags: '',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
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		<title>Mardi 5 janvier 1999 9.20.am.</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 1999 08:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hier j&#8217;ai vu Aurélie et Manu, qui jouent Aurélie et Yannick. Ils vont très bien ensembles. Il leur arrive de sortir ensembles, je trouve ca génial, ils sont exactement leurs personnages, pas de répétitions pour la première partie, ils travaillent un peu tous les deux, mais je n&#8217;interviens pas. Je pense qu&#8217;ils seront très bien. [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/mardi-5-janvier-1999-920am/">Mardi 5 janvier 1999 9.20.am.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p> Hier j&rsquo;ai vu Aurélie et Manu, qui jouent Aurélie et Yannick. Ils vont très bien ensembles. Il leur arrive de sortir ensembles, je trouve ca génial, ils sont exactement leurs personnages, pas de répétitions pour la première partie, ils travaillent un peu tous les deux, mais je n&rsquo;interviens pas. Je pense qu&rsquo;ils seront très bien. Manu m&rsquo;a parlé un peu de la musique, ca y est il ont commencé à  écrire un morceau qui s&rsquo;apelle Chloé avec les Zombie Eaters. C&rsquo;est marrant, Stéphane m&rsquo;a dit la même chose, avec son groupe Notum sit, ils écrivent une chanson. On a de quoi faire un beau générique de fin. En milieu d&rsquo;après midi, j&rsquo;ai vu Fabien et Eléonore, le régisseur et l&rsquo;assistante scripte. Fabien a l&rsquo;air de faire son travail, mais je ne le sens pas très motivé, mes impressions seront très vite confirmées puisque le tournage débute dès demain.  En fin de journée, Jérôme, mon premier assistant est passé. Gérald, le directeur de production a téléphoné lorsqu&rsquo;il arrivait. Il y a des problèmes de communication évidents dans l&rsquo;équipe puisque Gérald ne savait pas que le tournage commence demain. J&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;il va falloir que je ponde un texte qui explique mes intentions demain dans le train, afin que les gens comprennent qu ce n&rsquo;est pas grave, que nous ne travaillons pas dans un contexte extrêment professionnel, que ce qui arrive arrive, et qu&rsquo;il faut simplement faire en sorte que les choses aillent mieux, il ne faut pas s&rsquo;en faire autant. Ce qui ne veut pas dire faire n&rsquo;importe comment. En fait moi, je ne m&rsquo;en fait pas, Nicolas non plus d&rsquo;ailleurs. </p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/mardi-5-janvier-1999-920am/">Mardi 5 janvier 1999 9.20.am.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'Mardi 5 janvier 1999 9.20.am.',url: 'http://blog.technart.fr/1999/01/mardi-5-janvier-1999-920am/',contentID: 'post-527',suggestTags: '',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
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		<title>lundi 4 janvier 1999 2.15.am.</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 1999 01:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entre cinéma et vérité, entre fiction et réalité. Je raconte une histoire. Mais je ne dessine pas ni ne crée ces personnages qui représenteront les images de mes héros. Ils vivent et coexistent. Leur nature fait partie de ce que je vois, de ce que je vais raconter. Si je veux que cela ne soit [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/lundi-4-janvier-1999-215am/">lundi 4 janvier 1999 2.15.am.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p> Entre cinéma et vérité, entre fiction et réalité. Je raconte une histoire. Mais je ne dessine pas ni ne crée ces personnages qui représenteront les images de mes héros. Ils vivent et coexistent. Leur nature fait partie de ce que je vois, de ce que je vais raconter. Si je veux que cela ne soit pas faux, je ne peux pas les noyer. Ils doivent devenir acteurs, se prêter au jeu. La réalité fait partie de mon cinéma. Je ne veux pas que ce soit quelque chose qui se fasse oublier. C&rsquo;est un film. C&rsquo;est un objet. Bien sur, il se déploie par un langage filmique et par des effets, mais ceux-ci ne doivent pas cacher ce qui se passe dedans et autour. Cette pièce (ce film) ne doit pas rester à  l&rsquo;état de film, mais c&rsquo;est une véritable histoire, une succession d&rsquo;étapes dont le film lui même fait partie. Chloé, c&rsquo;est d&rsquo;abord nous. C&rsquo;est d&rsquo;abord la relation entre moi et les autres, ceux qui s&rsquo;investissent dans ce projet, ceux qui y croient et qui se donnent, ou simplement ceux qui sont séduits et qui donnent un coup de main, le résultat premier est une rencontre. Le second est un film. Le troisième, c&rsquo;est de la vie. Je ne fais pas un film. Je fais Chloé. Merci Nicolas.</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/lundi-4-janvier-1999-215am/">lundi 4 janvier 1999 2.15.am.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'lundi 4 janvier 1999 2.15.am.',url: 'http://blog.technart.fr/1999/01/lundi-4-janvier-1999-215am/',contentID: 'post-526',suggestTags: '',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
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		<title>lundi 4 janvier 1999 1.am.</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 1999 00:36:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je suis juste de retour. J&#8217;ai à  peine posé mes affaires, je me suis mis à  l&#8217;aise, j&#8217;ai allumé la télévision. Nous n&#8217;avons pas répété. Il y aura eu en fait 6 répétitions effectives. La dernière étant la meilleure, celle de mercredi dernier, je préfère garder leur spontanéité pour le tournage, on va arrêter de [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/lundi-4-janvier-1999-1am/">lundi 4 janvier 1999 1.am.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p> Je suis juste de retour. J&rsquo;ai à  peine posé mes affaires, je me suis mis à  l&rsquo;aise, j&rsquo;ai allumé la télévision. Nous n&rsquo;avons pas répété. Il y aura eu en fait 6 répétitions effectives. La dernière étant la meilleure, celle de mercredi dernier, je préfère garder leur spontanéité pour le tournage, on va arrêter de rabâcher ce qui est prêt à  être dit. En fait on a discuté. J&rsquo;ai expliqué ce que je faisais, que je préférais que cette rencontre filmée soit un parallèle de leur vrai rencontre, que le Egon et la Chloé qu&rsquo;ils incarnent ce n&rsquo;est que eux quand moi je leur parle et qu&rsquo;ils m&rsquo;écoutent (sans forcément faire ce que je dis). J&rsquo;aime comme je les connais, j&rsquo;ai très confiance en eux. Mais je les sens encore un tout petit peu jeune dans leur relation, qui est encore de l&rsquo;ordre de la découverte. Ils semblent encore gênés par le bisou, même s&rsquo;ils se battent pour ne pas faire paraître cette gène, je pense qu&rsquo;il faudra encore beaucoup parler avant de se lancer dans la seconde partie de Chloé, cette seconde partie à  laquelle j&rsquo;ai encore peu pensé en incluant Yann et Laéticia dans mes réflexions. Mais en fait c&rsquo;est très bien qu&rsquo;ils soient comme ça, je pense que toutes les barrières qui tiennent entre eux vont s&rsquo;effondrer sur le tournage. On va faire comme si on exorcisait tout ce qui est gène en jouant. On va beaucoup jouer avec ca.</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/lundi-4-janvier-1999-1am/">lundi 4 janvier 1999 1.am.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'lundi 4 janvier 1999 1.am.',url: 'http://blog.technart.fr/1999/01/lundi-4-janvier-1999-1am/',contentID: 'post-525',suggestTags: '',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
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		<title>Dimanche 3 janvier 1999 11.am.</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jan 1999 10:35:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<category><![CDATA[écrits / notes]]></category>

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		<description><![CDATA[Vers 4.pm, il y a une petite répétition avec Yann et laéticia. On va aller se poser dans un bar. C&#8217;est mieux de répéter des situations similaires, des schémas de rencontre, comme si on faisait des simulations dans des configurations différentes. Je pense qu&#8217;ils s&#8217;en sortiront très bien comme ca. Yann est encore un peu [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/dimanche-3-janvier-1999-11am/">Dimanche 3 janvier 1999 11.am.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p> Vers 4.pm, il y a une petite répétition avec Yann et laéticia. On va aller se poser dans un bar. C&rsquo;est mieux de répéter des situations similaires, des schémas de rencontre, comme si on faisait des simulations dans des configurations différentes. Je pense qu&rsquo;ils s&rsquo;en sortiront très bien comme ca. Yann est encore un peu trop renfermé, il se laisse diriger assez facilement, mais il n&rsquo;est pas encore assez autonome dans ses réactions. Il demandent apparemment à  être plus dirigés. Mais dans cette partie je ne pense pas pouvoir intervenir plus. Je pense aussi que dans la seconde partie je n&rsquo;aurais pas non plus trop à  diriger, ils se laisseront porter par le découpage. Laéticia, se comporte à  peu près comme prévu. Elle dirige bien, elle devient de plus en plus autonome, il faut dire qu&rsquo;elle ressemble énormément à  Chloé. Elle est en fait très naturelle. J&rsquo;ai décidé de garder son accent même si cela va choquer pas mal de monde (qui sait), après tout si Chloé en avait eu un, jamais je n&rsquo;aurais pensé à  le lui retirer. En fait Yann ressemble aussi à  Egon, en tout cas il est venu l&rsquo;incarner. j&rsquo;avais beaucoup moins d&rsquo;idées sur qui était ce personnage, en fréquentant Yann, je pense qu&rsquo;il lui ressemble, c&rsquo;est comme quand on recroise un copain dont on se souvenait peu et que l&rsquo;on retrouve tout ces aspects, toutes ces facettes de sa personnalité qui restaient ancrés dans notre mémoire. Voilà . Je vais à  la répet.  </p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/dimanche-3-janvier-1999-11am/">Dimanche 3 janvier 1999 11.am.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'Dimanche 3 janvier 1999 11.am.',url: 'http://blog.technart.fr/1999/01/dimanche-3-janvier-1999-11am/',contentID: 'post-524',suggestTags: '',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
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		<title>Samedi 2 janvier 1999 10.pm.</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1999/01/samedi-2-janvier-1999-10pm/</link>
		<comments>http://blog.technart.fr/1999/01/samedi-2-janvier-1999-10pm/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 Jan 1999 20:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chloe]]></category>
		<category><![CDATA[écrits / notes]]></category>

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		<description><![CDATA[Juste quelques jours avant le début du tournage, quelques notes. Demain dimanche, peut-être une répétition avec Egon et Chloé. Je les laisse très libres pour cette première partie. Étant donné que c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une rencontre, d&#8217;une séduction, je vais laisser ca passer sur le ton du jeu. Je ne sais pas si cela va être [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/samedi-2-janvier-1999-10pm/">Samedi 2 janvier 1999 10.pm.</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Juste quelques jours avant le début du tournage, quelques notes. Demain dimanche, peut-être une répétition avec Egon et Chloé. Je les laisse très libres pour cette première partie. Étant donné que c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une rencontre, d&rsquo;une séduction, je vais laisser ca passer sur le ton du jeu. Je ne sais pas si cela va être trop joué ou pas assez, mais yann et laéticia sont plus réactifs lorsqu&rsquo;ils improvisent. Cette première partie risque d&rsquo;être un peu trop lourde si je les dirige trop. Le film commence sur un ton assez léger. Faire que ces scènes soient jouées très sérieusement risqueraient de décevoir. Fabriquer du faux&#8230; C&rsquo;est très loin du but de ce film, faire passer de fausses émotions, construire de la fiction plastique moulée dans un système de recettes dramatiques&#8230; paf. Éclaircir cet petits propos. Le film se fait en trois parties, cela va construire des personnages d&rsquo;une façon assez complexe. En fait tout se passe dans leurs relations, et tout repose sur Chloé et Egon. Comment ils évoluent? C&rsquo;est une véritable histoire puisque les deux acteurs, ces deux personnages se sont rencontrés dans le cadre de se film, l&rsquo;histoire dépasse son cadre puisqu&rsquo;elle intervient directement sur des personnes. Dans cette rencontre j&rsquo;ai été un une instance, et c&rsquo;est ce que je vais rester dans le cadre de la première partie du film qui est aussi simplement une rencontre. Plus élaborée certes, dans un contexte un peu fictif peut-être, mais c&rsquo;est yann et Laéticia à  peine changés qui vont se rencontrer. Ce film est un vrai film, un film qui montre un peu de vrai. Si on joue cette première partie, que l&rsquo;on la laisse prendre une tournure que nous n&rsquo;aurions peut-être pas prévue, alors, elle va se déployer dans le bon sens. Par exemple, j&rsquo;ai abandonné les dialogues écrits, les acteurs improvisent dans le sens qu&rsquo;ils veulent, je ne suis là  que pour dire si cela me plait, si cela sonne faux, ou non&#8230; Je n&rsquo;influe finalement que peu sur ce qu&rsquo;ils disent puisque c&rsquo;est eux qui vivent cette rencontre et pas moi. Ils ont complètement changé les dialogues de la rencontre, ce n&rsquo;est plus egon qui interpelle Chloé, elle dirige vraiment tout ce qui se passe, et cela correspond aussi bien à  son caractère qu&rsquo;à  celui du personnage que j&rsquo;ai écrit. En fait c&rsquo;est Laéticia qui prend le pas sur Chloé, elle est très dynamique et très pétillante. Elle se comporte comme lors de leur première rencontre.</p>
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		<title>il est question de quoi (Chloé) ?</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1999/01/il-est-question-de-quoi/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 1999 10:16:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chloe]]></category>
		<category><![CDATA[écrits / notes]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce projet à  vu le jour en décembre 1997. Il était alors simplement question d&#8217;écrire un film, sans vraiment penser à  le réaliser. Mais au cours de son écriture, puis de sa production, ce projet a muté. Si c&#8217;était l&#8217;histoire d&#8217;un film qui s&#8217;inscrit dans une autre forme, qui elle ne repose sur aucun support, [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1999/01/il-est-question-de-quoi/">il est question de quoi (Chloé) ?</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ce projet à  vu le jour en décembre 1997. Il était alors  simplement question d&rsquo;écrire un film, sans vraiment penser à  le réaliser. Mais  au cours de son écriture, puis de sa production, ce projet a muté.</p>
<p>Si c&rsquo;était l&rsquo;histoire d&rsquo;un film qui s&rsquo;inscrit dans une autre  forme, qui elle ne repose sur aucun support, mais qui se déploie autour de  moments partagés par les acteurs. Et tous les protagonistes de cette histoire.</p>
<p>1/ le film.tournage /expérience</p>
<p>C’est l’histoire de quelques personnes qui se croisent.  Trois mouvements. Trois moments d’une histoire séparés Chloé, une jeune fille  d’une vingtaine d’années rencontre Egon à  un concert. Elle le séduit et le  quitte au petit matin. Chloé, une jeune fille d’une vingtaine d’années est  l’image des phantasmes de Egon, il se perd dan ses cauchemars, il ne les assume  pas. Chloé, une jeune fille d’une vingtaine d’années vit avec Egon, il passe  son temps à  boire avec ses copains, le couple tend vers la séparation.</p>
<p>Au fur et à  mesure de son écriture et de son évolution,  Chloé est devenu une espèce d&rsquo;expérience performance dont le résultat-film  n&rsquo;est qu&rsquo;une partie de la finalité. Au départ, c&rsquo;est vrai que ce n&rsquo;est qu&rsquo;un  long métrage, mais il s&rsquo;est déplacé dans une démarche plus large. Il s&rsquo;est  ouvert. C&rsquo;est un film de temps, sur le temps, une histoire d&rsquo;histoires et de  souvenirs. Le processus de fabrication fait partie intégrante du travail, le  tournage, la production, toutes les étapes de la fabrication essayent de répondre  à  cette ouverture par une très grande liberté de modulation, l&rsquo;empirisme  l&rsquo;emporte, on va faire du mieux possible, mais en acceptant certains compromis.  Certaines parties du film ne répondent pas à  ces critères car elles ne peuvent  pas exister dans l&rsquo;approximation, elles évoluent dans la manipulation, d&rsquo;autres  les dépassent sans que l&rsquo;on puisse les contrôler, elles glissent vers le jeu,  elles quittent toute fiction.</p>
<p>Mais c&rsquo;est aussi une série de questions permanentes. Qu&rsquo;est  ce que je fais, quel est le degré de pertinence de cet acte, de cette partie,  de ce plan, de ces moments ? La mise en question des choix face aux situations  permet de garder le film ouvert au changement, aux modulations. Même si la  majeur partie de ces questionnements est trop postérieure aux actions pour les  influencer ou les modifier, cela permet de tirer des enseignements et de les  mettre à  profit, de les retourner dans le film, de rapprocher le récit de la  réalité de l&rsquo;action, de la réalité du tournage. On va corriger le film pour qu&rsquo;il  soit le moins distant possible, c&rsquo;est normal qu&rsquo;il s&rsquo;éloigne, mais il doit se  rapprocher le plus possible. On va travailler l&rsquo;affect du spectateur en  discutant avec lui et non en lui racontant quelque chose.</p>
<p>Dans un travail de plasticien, on rencontre assez souvent  des démarches croisées, ici ce sont les intentions qui se croisent en  mélangeant des pratiques qui se servent des mêmes sources dans un but commun :  construire du temps, le filtrer. Le fond et la forme, l&rsquo;histoire et son visuel  sont deux expériences parallèles mais décalées. Elles ne vont pas à  la même  vitesse et ne s&rsquo;accordent quasiment jamais, ce qui permet de rester collé à   l&rsquo;une ou à  l&rsquo;autre. Les propos sont très formels, cependant une certaine de  poésie vient se coller à  ces structures ouvertes. Les gens ne se pressent pas.  Ils vont presque tous tout le temps à  la même vitesse, ils sont lents. Mais la  forme vient moduler cette lenteur, le découpage va imposer le rythme, mettre  l&rsquo;image en mouvement. Certains plans de ce film sont des photographies, le  temps y est gelé. Ce sont de simples pauses, d&rsquo;autres, sur le schéma du plan  séquence sont des bouts de temps intègres. On les juxtapose, on morcèle les  actions ou on les étire&#8230; (Bergson&#8230;)</p>
<p>Le film, c&rsquo;est du jeu, du faux, du film. Il est important  qu&rsquo;il ne prenne pas trop de distance par rapport à  ce qu&rsquo;il est, sinon, il ne  sera rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une histoire. Il est juste que le ton soit entre la  lecture et la magie suivant les parties. Elles se placent sur différents  niveaux de notre sensibilité et s&rsquo;articulent comme un texte. Le film oscille  entre le vrai et le faux vrai. Entre le jeu (game) en tant que situation  entourée de règles préétablies dont le but est d&rsquo;atteindre un objectif précis  sans enfreindre le mode de progression et le jeu (play) ou ce sont les acteurs  et les évènements qui font le film dans leur interactions. Ils vont se  positionner dans une situation et se laisser aller à  leur sensibilité. De  nombreuses séquences de ce film sont prévues à  cet effet. D&rsquo;autres vont permettre  aux acteurs de placer leurs personnages dans des lieux et des actions qui leur  sont laissées libres de choix. Libre à  eux aussi de rajouter des scènes, de  préférer les jouer en riant ou en pleurant, de glisser sur des mots, des  émotions, c&rsquo;est eux qui font. Le rire ²est quelque chose de très important, il  permet d&rsquo;éviter les écueils de situations qui ne sont pas forcément cohérentes  dans un absolu négatif, c&rsquo;est à  dire dans des situations où les personnages  évoluent enfermés et clos à  leurs univers. Le rire permet de lier et  d&rsquo;articuler, c&rsquo;est la fonction positive, la dissolution la plus intense du  temps, à  l&rsquo;inverse de l&rsquo;ennui. Seulement il ne vient pas forcément quand on  l&rsquo;attend. Des fois il vient tout simplement faire les choses (la rencontre  entre Egon et Chloé). Le rire c&rsquo;est peut la forme d&rsquo;affirmation la plus  intéressante quand on veut parler de temps, c&rsquo;est une appropriation franche et  directe d&rsquo;un évènement, c&rsquo;est une réaction, une réponse.</p>
<p>Le fait que le film offre à  la lecture aussi bien ce que le  spectateur attend que des choses qui vont le heurter dans sa position  semi-passive de regardeur le pousse vers une affirmation de son état de chose  fictive jouée par de vrais gens. Cette dualité va doubler la temporalité du  film, puisqu&rsquo;à  celle de l&rsquo;action vient s&rsquo;ajouter celle du jeu. Le film n&rsquo;est  pas un discours. Il y a trop de films qui paraissent insaisissables de par leur  froideur et leur distance. Ils ne se pensent pas. Chloé, c&rsquo;est un souvenir,  traité comme tel, avec des erreurs, avec des retouches, avec des oublis, avec  des longueurs. On s&rsquo;attarde sur ces moments, on les vit.</p>
<p>&quot;[...] C&rsquo;est une histoire, une belle histoire. Une  suite de petits moments, de souvenirs, qui ne s&rsquo;estompent pas, simplement parce  qu&rsquo;ils sont ancrés au plus profond de nous, et que rien ne peut les effacer.</p>
<p>Des fois ils disparaissent quelque temps puis, ils  reviennent nous réchauffer l&rsquo;âme quand quelque chose nous manque.</p>
<p>Ces images existent.</p>
<p>Ces moments existent. Mais tout ca ne vit plus que dans mon  petit coeur.</p>
<p>Et si je l&rsquo;écris, c&rsquo;est pour y repenser.</p>
<p>Pour les réinscrire dans ma vie.</p>
<p>Pour les revivre.&quot;</p>
<p>Chloé, S.15b, 1</p>
<p>Tout ce qui se passe autour du film est réinjecté dans cette  expérience, c&rsquo;est ce qui la fabrique, et ces informations, ces souvenirs vont  nourrir des fonds de textes et d&rsquo;images qui serviront des installations, des  séries de photogrammes, des sites sur les réseaux, des notes, des discussions  qui à  leur tour seront réutilisés à  d&rsquo;autres fins.</p>
<p>Une autre particularité de ce film est d&rsquo;être une vraie  expérience relationnelle puisque la plupart des gens qui s&rsquo;investissent ne se  connaissent pas ou peu. De plus, les deux acteurs se rencontrent vraiment au  rythme du film. Ils font connaissance dans les rapports de leurs personnages.  Ce qui se passe entre eux influe le comportement des personnages. Le film se  réécrit avec eux. Ce n&rsquo;est pas eux qui jouent, mais les rôles qui se  personnalisent de leur propre initiative, naturellement, en suivant le court du  film.</p>
<p>2/ le film.support</p>
<p>La seconde particularité de Chloé est la façon que ce film a  de se nouer au support. Le film numérique, le montage, les effets, rien ne sépare  l’histoire de la matière où elle s’inscrit.</p>
<p>Toutes les images seront &quot; ré î exprimées &quot; sur le  film. Les éléments graphiques, les articulations, les reformulations qui seront  organisés dans l’histoire vont transformer le film en un essai de langage  numérique. Le support raconte l’histoire, c’est une histoire de temps, un  travail sur l’image elle même, les personnages se rencontrent, se heurtent,  s’expriment dans des rapports au temps différents, ces rapports sont le sujet  du film.</p>
<p>Le médium numérique permet une très grande souplesse de  travail au montage comme au tournage. La seconde partie très importante du  travail est la post-production.</p>
<p>L’image ne doit pas être l’excuse d’effets visuels, mais le  moyen de travailler le langage qui se déploie tout le long de Chloé. Les effets  permettent de distancier ou au contraire de rapprocher le spectateur des  éléments qui constituent sa perception du film.</p>
<p>Chloé se veut être un film qui sera plus proche d’une  interface multimédia que d’une proposition cinématographique. L’image est  textes, icônes, dessins, directions …</p>
<p>Les photographies prisent pendant le tournage seront  incluses dans le film, toutes les prises serviront.</p>
<p>C’est le premier film d’une série de travaux sur le cinéma  vidéo. On traite étape par étape, en travaillant l’incident comme une règle. On  ne cache pas le tournage, on ne cache pas le jeu, on ne cache pas les erreurs  (sans pour autant les provoquer).</p>
<p>Chloé, c&rsquo;est une expérience de la durée, cela fait un peu  plus d&rsquo;un an que ce film a une histoire. Il prend forme, se modifie beaucoup.  La seule chose à  dire c&rsquo;est merci à  tous ceux qui le rendent possible.</p>
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		<title>Histoire : Ensembles</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1998/08/histoire-ensembles/</link>
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		<pubDate>Fri, 07 Aug 1998 10:52:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chloe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.technart.fr/1998/08/07/histoire-ensembles/</guid>
		<description><![CDATA[La nuit est sombre, il pleut. On entend les gouttes d&#8217;eau frapper contre les volets. Il y a peu de meubles dans cette pièce. Le lit est vide, mais il reste les traces du passage de deux corps. Une fille est allongée, le dos nu. Chloé est allongée dans son lit aux draps blancs. Elle [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1998/08/histoire-ensembles/">Histoire : Ensembles</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"> La nuit est  sombre, il pleut. On entend les gouttes d&rsquo;eau frapper contre les volets. Il y a  peu de meubles dans cette pièce. Le lit est vide, mais il reste les traces du  passage de deux corps. Une fille est allongée, le dos nu. Chloé est allongée  dans son lit aux draps blancs. Elle dort la tête posée entre  ses bras.<br />
  Bordeaux est  une ville bruyante. Les images que l&rsquo;on a d&rsquo;elle sont des clichés sortis des  livres d&rsquo;histoire parsemés de touristes. Un jour de soleil sur une grande ville  de pierre et de béton. Un jour où les seuls bruits qui vous parviennent aux  oreilles  sortent des moteurs <br />
  Une voiture se  gare près d&rsquo;un immeuble dans un quartier calme. Une jeune fille en descend.  Elle porte des jeans et un t-shirt rouge, elle marche vers l&rsquo;entrée du bâtiment  qui est devant elle. Elle sort des clefs de son sac.<br />
  Chloé est assise sur son canapé, les jambes croisées,  elle regarde la télévision dans le salon. Elle regarde sables. A l&rsquo;écran on  voit Aurélie, assise sur son lit au téléphone. La pièce est assez sombre, il  n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre bruit que ceux émis par le poste de télé. Elle regarde  l&rsquo;écran bleuté dans cette pièce assez vide ou seules quelques affiches  traînent. Les murs ne sont pas décorés, il y a peu de meubles. Chloé se lève et  va dans la cuisine, elle se sert lentement un verre d&rsquo;eau, le pose sur la table  devant la fenêtre, elle ouvre le frigidaire en sort une palette a glaçons, en  met deux dans son verre puis repart dans la pièce d&rsquo;à  côté. Elle se pose  doucement sur le canapé, regarde l&rsquo;heure à  sa montre et repasse le film en  arrière pour en revenir ou elle avait cessé de faire attention. <br />
  Dans un bar,  assez tard, Egon est avec des copains. Yannick est avec sa copine Amélie, et  Nicolas est avec la sienne Cristelle. Ils ont pas mal bu. Nicolas parle à   Yannick.<br />
  _&quot; De toute façon ça change rien que tu ne puisses  pas venir, dis moi qu&rsquo;est-ce que tu aurais fait là -bas?&quot;<br />
  _&quot; J&rsquo;aurais bien aimé venir. Jusqu&rsquo;à  tout à  l&rsquo;heure,  je n&rsquo;avais rien de prévu pour demain.&quot;<br />
  _&quot; Et puis t&rsquo;aurais pas eu beaucoup de place dans la  voiture vu que ta copine vient, les deux filles a l&rsquo;arrière avec toutes les  affaires.&quot;<br />
  Amélie se tourne vers Egon.<br />
  _&quot; Et toi tu viens pas non plus je crois?&quot;<br />
  _&quot; Non, demain matin je dors.&quot;<br />
  _&quot; Je me demande comment ta copine fait pour te  supporter, moi je supporterai pas qu&rsquo;on me laisse toute seule si souvent. Et  puis quand t&rsquo;es avec elle&#8230;&quot;<br />
  _&quot; De quoi tu te mêles toi?&quot;<br />
  _&quot; Egon, calme toi ho! Amélie a dit ça comme  ça.&quot;<br />
  _&quot; à‡a regarde personne d&rsquo;autre que moi ma vie, ça me  gonfle les gens qui essaient de mettre leur grain dans mes affaires.&quot;<br />
  _&quot; Excuse moi je voulais pas t&rsquo;énerver Egon.&quot;<br />
  _&quot; C&rsquo;est pas grave, la vodka a tendance à  me rendre  grognon en ce moment.&quot;<br />
  _&quot; En ce moment? Je t&rsquo;ai jamais connu sans vodka  alors. Hah aha ha.&quot;<br />
  _&quot; Vous faites quoi après le bar ?&quot; <br />
  _&quot; Egon, tu viens en boite avec nous ?&quot;<br />
  _&quot; haha ahaa oui, pourquoi pas ça fait des semaines  que j&rsquo;ai pas mis les pieds dans ces nids à  poules.&quot;<br />
  _&quot; Oui plein de filles partout hahah aha!!&quot;<br />
  Nicolas pince les seins de Cristelle, elle lui met un  coup de coude.<br />
  _&quot; T&rsquo;es vraiment un gros cochon !&quot;<br />
  _&quot; Maisssss.. j&rsquo;ai rien fait c&rsquo;est Yannick.&quot;<br />
  Egon se lève.<br />
  _&quot;On se retrouve devant le <em>Deep Blue</em>?  Faut que je  rentre me doucher, je pue !&quot;<br />
  _&quot; hahah, c&rsquo;est clair que tu pues&quot;<br />
  _&quot; Tu devrais te doucher toi aussi pas&rsquo;que depuis le  temps. ouff!&quot;<br />
  _&quot; J&rsquo;aime bien sentir fort.&quot;<br />
  _&quot; haha t&rsquo;es trop con, bon je vais me changer et on  se retrouve devant la boite ok ?&quot;<br />
  _&quot; oui dépêche-toi sinon tu finiras la nuit tout  seul  avec ta copine ha ha ah ah ah  ah!&quot;<br />
  Egon se lève.<br />
  _&quot; Moi au moins je risque pas de me prendre de  baffes parce que je sais pas me tenir !&#8230;. bon j&rsquo;y vais on se retrouve dans  une demi-heure.&quot;<br />
  Egon sort du  bar. Il s&rsquo;appuie contre le mur et se penche pour refaire son lacet.<br />
  _&quot;Putain, j&rsquo;en tiens déjà  une belle. Hahah&quot;.<br />
  Egon pousse la porte d&rsquo;entrée de l&rsquo;appartement. Chloé est  toujours devant la télé, elle se retourne et lui sourit.<br />
  _&quot; Bonsoir, c&rsquo;est gentil de pas rentrer trop  tard.&quot;<br />
  _&quot; Je fais que repasser on va en boite avec les  autres. Tu viens pas avec nous je pense, de toute façon tu sors jamais avec  nous !&quot;<br />
  _&quot; non ça c&rsquo;est clair &#8230; aller passer ma soirée à   boire et à  parler de cul avec tes copains&#8230;&quot;<br />
  _&quot; hehe, oui on s&rsquo;éclate bien&#8230; Y&rsquo;auras les filles  ce soir. Tu devrais venir, elles t&rsquo;aiment bien.&quot;<br />
  _&quot; Non, j&rsquo;ai pas envie de sortir.&quot;<br />
  _&quot; Je me tiendrai bien, on va bien s&rsquo;amuser!!&quot;<br />
  _&quot; Arrête, vous êtes tellement pleins d&rsquo;alcool que  vous vous rendez mêmes plus compte que vous vous emmerdez&quot;<br />
  _&quot; Oouais ! hahahaah je vais me doucher et je me  casse, passe une bonne soirée devant ta télé et te couche pas trop tard.  Haha!&quot;<br />
  _&quot; C&rsquo;est ça casse-toi&#8230;&quot;<br />
  Chloé se remet devant la télé. Egon va se doucher. Il est  assez cuité, il a du mal à  marcher sans devoir s&rsquo;appuyer de temps à  autres  contre un mur ou un meuble. Il s&rsquo;accroupit sous la douche et attrape la  serviette alors qu&rsquo;il a pas encore éteint l&rsquo;eau.<br />
  _&quot; Merde, putain.. Chloé donne-moi une serviette  s&rsquo;il te plait !&quot;<br />
  _&quot; Démerdes toi, t&rsquo;es assez bien pour sortir alors  tu te débrouilles&quot;<br />
  _&quot; Allez file m&rsquo;en une s&rsquo;il te plait !&quot;<br />
  Chloé jette une serviette dans la salle de bains. <br />
  _&quot; Regarde  toi t&rsquo;es ridicule!&quot;<br />
  Elle sort et retourne dans le salon. Une fois habillé  Egon sort de l&rsquo;appartement sans rien dire. Chloé est toujours devant la télé.  Elle l&rsquo;éteint, se déshabille en marchant dans le couloir et va se coucher.<br />
  Le soleil va  se lever dans quelques instants, il fait presque jour Egon est allongé par  terre dans la rue. Un de ses copains dort sur un banc a quelques mètres de lui.  Il se lève et va vers lui.<br />
  _&quot; Putain Nicolas, tu dors? J&rsquo;ai mal de partout. Je  rentre me coucher chez moi appelle-moi pour ce soir. Haha &quot;<br />
  Egon va au bord de la route et se met à  faire du stop.<br />
  Chloé se lève,  elle regarde le réveil, il est près de cinq heures du matin. Elle attrape un  t-shirt, le met et va dans la salle de bain, elle fait couler un bain, pendant  qu&rsquo;il coule, elle va mettre de la musique. Elle se plonge dans son bain.<br />
  Egon rentre et  va directement s&rsquo;écrouler sur le lit. Quand Chloé a finit sa toilette et  qu&rsquo;elle est habillée, elle va dans la cuisine, et fait une liste des choses à   acheter, ensuite elle retourne dans la chambre et réveille Egon. <br />
  _&quot; Allez réveilles toi, moi je bosse toute la  journée, et il reste presque rien à  manger. T&rsquo;as toute la journée pour faire  les courses alors t&rsquo;as intérêt à  les faire. Ok?&quot;<br />
  _&quot; C&rsquo;est ça j&rsquo;irais faire les courses&quot;.<br />
  Chloé sort de l&rsquo;appartement, elle descend  par l&rsquo;escalier et monte dans sa voiture. Elle  reste assise là  quelques secondes sans rien faire en regardant en direction de  l&rsquo;immeuble. le téléphone sonne.<br />
  _&quot; Allo? Oui j&rsquo;arrive, je suis dans ma voiture  devant chez moi. Je démarre tout de suite!&quot;<br />
  Chloé pose son téléphone et démarre. Elle prend la  rocade.                                   <br />
  Egon revient  des courses, il descend de la voiture et ouvre le coffre. La musique est assez  forte. Il va voir s&rsquo;il a du courrier dans sa boite aux lettres. Yannick est vautré  dans un coin de l&rsquo;entrée en train de dormir.  <br />
  _&quot; Hey! Yannick, tu fous quoi là ?&quot;<br />
  Il le remue avec le pied.<br />
  _&quot; Haa… Egon… Je passais te voir pour savoir qu&rsquo;est  ce que tu faisais cette après midi!&quot;<br />
  _&quot;  Haha  hahah. Y&rsquo;a que toi et Nico pour faire des choses pareilles. C&rsquo;est foutu, on est  le soir!&quot;<br />
  _&quot; Putain, j&rsquo;ai dormi ici&#8230;.. haha on va boire un  verre? &quot;<br />
  _&quot; Attends, je décharge les commissions de la  voiture et on y va.&quot;<br />
  _&quot; à‡a peut attendre, laisse un mot a Chloé pour lui  dire où sont les courses et on se casse.&quot;<br />
  _&quot; Hehe, on va faire ça comme ça, elle devrait pas  trop râler si je fais ça.&quot;<br />
  _&quot; Depuis quand tu penses à  elle ?&quot; <br />
  Les deux ferment la voiture et s&rsquo;en vont à  pied.<br />
  Lorsque Egon  rentre, il est déjà  tard. Chloé lui bondit dessus. <br />
  _&quot; Egon, j&rsquo;en ai marre de tes conneries, tu penses  qu&rsquo;à  toi et à  tes connards de copains. T&rsquo;es encore allé te remplir les veines  d&rsquo;alcool avec les autres? Merde, enfin, tu t&rsquo;es cassé avec les clefs de la  voiture, comment tu voulais que je récupère les courses ? et tu rentres a  minuit, moi j&rsquo;ai du aller refaire quelques courses parce que je savais pas si  tu rentrerais ce soir ni demain matin&#8230;.<br />
  Tu fais trop le con là .<br />
  Egon, je t&rsquo;aime mais tout ça va pas durer. Si tu fais pas  gaffes tu vas tout perdre.&quot;<br />
  _&quot; De quoi ? Mais qu&rsquo;est ce qui te prends à  râler  maintenant ? C&rsquo;est bon, j&rsquo;ai blessé personne&#8230; je peux aller me pieuter  maintenant?&quot;<br />
  _&quot; C&rsquo;est ce que tu sais faire de mieux!&quot;<br />
  _&quot; Si tu crois que j&rsquo;en ai quelque chose à  foutre de  ce que tu penses maintenant ! Je suis déboîté. Je vais m&rsquo;allonger. &quot;<br />
  Egon jette sa chemise sur le divan et va se coucher.<br />
  Le lendemain  midi, Egon et Chloé sont ensembles à  table. Ils mangent steak haché et haricots  verts en salade. Chloé a fait la cuisine. Egon semble très fatigué. Il ne dit  rien. Le téléphone sonne dans la pièce d&rsquo;à  côté. Egon se lève et réponds.<br />
  _&quot; Oui?&quot;<br />
  _&quot; Quand ce soir?&quot;<br />
  _&quot; Moi c&rsquo;est ok..&quot;<br />
  _&quot; A ce soir.&quot;<br />
  Il revient dans la cuisine.<br />
  _&quot; Dis, ce soir on est invités au repas  d&rsquo;anniversaire d&rsquo;un copain à  Yannick&quot;.<br />
  _&quot; J&rsquo;ai pas trop envie de venir, tu sais ce que je  pense de vos soirées. Et puis avec ce que tu m&rsquo;as dis hier soir, c&rsquo;est  peut-être mieux que je reste ici tranquillement devant la télé&quot;<br />
  _&quot; Excuse moi pour hier… J&rsquo;avais bu, j&rsquo;ai dis des  conneries… Ce soir ça sera tranquille, y&rsquo;aura plein de monde et on se tiendra  bien.&quot;<br />
  _&quot; Non, ça me dit vraiment rien.&quot;<br />
  _&quot; Allez s&rsquo;il te plaît, ne te fais pas prier&#8230; On  sort plus ensemble depuis pas mal de temps.&quot;<br />
  _&quot; A qui la faute?&quot;<br />
  _&quot; Chloé&#8230;&quot;<br />
  _&quot; Bon. D&rsquo;accord..&quot;.<br />
  _&quot; Merci&quot;.<br />
  Egon fait une bise a Chloé. Ils finissent de manger.<br />
  _&quot; à‡a serait bien que tu sois un peu plus comme  ça.&quot;<br />
  Egon ne répond pas il ne fait que sourire.<br />
  Chloé  remonte l&rsquo;escalier qui mène à  leur appartement. Egon la suit, il est bourré.  Chloé rentre, elle pose ses affaires et va dans le salon. Egon rentre doucement  dans l&rsquo;appartement. Chloé appuie sur le répondeur pour écouter les messages. <br />
  Egon entre dans le salon.<br />
  _&quot; Putain qu&rsquo;est tu fous on écoutera ça demain, j&rsquo;ai  horreur du bruit que les gens font quand ils parlent là  dedans!!&quot;<br />
  Le premier :<br />
  _&quot; Chloé, hello, c&rsquo;est Arnaud, je voulais savoir si  c&rsquo;était toi qui avait la cassette du &quot;Trésor des Iles Chiennes&quot;, tu  sais le film que je cherchais partout, je l&rsquo;ai prêté à  quelqu&rsquo;un mais je sais  plus à  qui! Si t&rsquo;as une idée parle moi. Merci. Tchao.&quot;<br />
  _&quot; T&rsquo;es vraiment invivable c&rsquo;était la peine que je  vienne avec toi ce soir je sais même plus si tu m&rsquo;as parlé plus d&rsquo;une  fois!&quot;<br />
  _&quot; Pour te dire quoi t&rsquo;étais tranquillement à   discuter avec les filles au bout de la table. Bla bla bla bla bla. Et vas  y  que je dis des trucs chiants et  sérieux alors qu&rsquo;on est là  pour s&rsquo;éclater…&quot;<br />
  Le second :<br />
  _&quot; Allo, Egon, c&rsquo;est Yannick… Je suis a l&rsquo;hosto, on  a eu un accident avec Nicolas… On rentrait, il roulait vachement vite Nico  vite… tu sais comment il est Nicolas quand il a bu, mais on a croisé une moto  et il a cru qu&rsquo;elle nous foncait dessus alors il a donné un coup de volant et  on est partis dans le décor…<br />
  Moi j&rsquo;ai rien mais lui putain Egon, Nicolas, il est mort.  Merde. Egon.&quot;<br />
  Chloé se retourne et regarde Egon qui semble avoir  dessaoulé d&rsquo;un coup. Il se tient debout au milieu du salon. Il regarde dans le  vide. Chloé le regarde, une larme coule sur sa joue. Elle ne bouge pas. <br />
  _&quot; Egon ?&quot;<br />
  Il va sur le balcon, il se met torse nu et s&rsquo;allume une  cigarette. Il regarde les voitures qui passent dans la rue. Il regarde la  ville. Il regarde ses mains. La main de Chloé vient se poser dans l&rsquo;une  d&rsquo;elles, elle le prend dans ses bras et le serre fort.<br />
  Egon est devant la télé, abruti, il a un verre d&rsquo;eau à  la  main, il met une aspirine dedans et regarde son verre patiemment attendant que  l&rsquo;effervescent soit complètement fondu. Chloé vient à  côté de lui, elle  s&rsquo;assoit. Elle met sa tête sur son épaule.<br />
  _&quot; Tu veux que j&rsquo;aille te  chercher quelque chose ?&quot;<br />
  _&quot; Non merci.&quot;<br />
  Il lui prend la main.<br />
  Egon et Chloé sont devant le cimetière, Egon est en  costume sombre, Chloé est tout en noir. Egon, ne dis rien, il regarde autour de  lui, il met le bras autour de la taille de Chloé et l&rsquo;embrasse.</p>
<p align="justify">I hurt myself today. To see if I still feel. I focus  on the pain. The only thing that&rsquo;s real. The needle tears a hole. The old  familiar sting. Try to kill it all away. But I remember everything. What have I  become? My sweetest friend. Everyone I know. Goes away in the end. You could  have it all. My empire of dirt. I will let you down. I will make you hurt. I  wear my crown of shit. On my liar&rsquo;s chair. Full of broken thoughts. I cannot  repair. Beneath the stain of time. The feeling disappears. You are someone  else. I am still right here. What have I become? My sweetest friend. Everyone I  know. Goes away in the end. You could have it all. My empire of dirt.I will let  you down. I will make you hurt. If i could start again. A million miles away. I  would keep myself. I would find a way. </p>
<p align="justify">        Egon est  assis dans son salon, il regarde des séries de photos en polaroids. Il a une  bouteille d&rsquo;alcool a ses pieds. Il prend une boite à  chaussure et en sort des  photos de Chloé. Il les regarde appuyé au canapé. Chloé vient s&rsquo;asseoir contre  lui, boit une gorgée à  la bouteille. Egon la prend dans ses bras. Ils  continuent à  regarder les photos.</p>
<p align="justify">La ville est déserte c&rsquo;est dimanche. Il fait presque  nuit.</p>
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		<title>Histoire : Chloé</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Aug 1998 10:50:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chloe]]></category>

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		<description><![CDATA[Il avait laissé ses lèvres se poser délicatement sur ce front recouvert de sueur. Sa bouche l&#8217;embrassait avec dilection en laissant sa main s&#8217;emmêler et se noyer lentement dans le flot de ces longs et doux cheveux châtains d’où émanait une odeur à  la fois irrésistible et oppressante. Ses deux mains se laissaient glisser le [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1998/08/histoire-chloe/">Histoire : Chloé</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Il avait laissé ses lèvres se poser délicatement sur ce  front recouvert de sueur. Sa bouche l&rsquo;embrassait avec dilection en laissant sa  main s&rsquo;emmêler et se noyer lentement dans le flot de ces longs et doux cheveux  châtains d’où émanait une odeur à  la fois irrésistible et oppressante. Ses deux  mains se laissaient glisser le long de ce cou tendu, idole sacrée aux yeux du  prétendant. Il avait, d&rsquo;un geste précis relevé cette tête reposant dans sa  paume et décollé son visage de celui qui dormait entre ses bras. Elle était si  belle. Ses yeux brillaient dans la pénombre. Mais la lueur qui devait animer un  tel regard était difficilement identifiable&nbsp;; était-ce simplement la  passion qui essayait de crier ou bien une rage qui ne demandait qu&rsquo;à  s&rsquo;échapper  de ce globe vitreux qu&rsquo;est l&rsquo;oeil, étroite et pénétrante fenêtre de l&rsquo;âme&nbsp;?  Rien ne laissait dire si la douceur allait faire place à  la douleur dans ce jeu  à  la fois spirituel et charnel, que l&rsquo;on appelle â€œamourâ€.<br />
  Dans un  geste aussi lent que violent, il s&rsquo;était griffé le visage de la paupière à  la  lèvre et avait posé son doigt sur la voix de sa tendre victime, alitée,  angélique&nbsp;; il l&rsquo;avait laissé se promener autour de sa bouche puis le long  de son cou. Il semblait laisser une trace profonde dans la chair de son esclave,  mais ce n&rsquo;était que le sang qui sous le passage de la phalange s&rsquo;éloignait puis  revenait. <br />
  Les deux visages s&rsquo;étaient de nouveau posés l&rsquo;un contre  l&rsquo;autre. Son nez était venu chatouiller ces joues qui semblaient promettre  quelque chose à  quoi Egon ne pouvait pas résister, cette pureté inépuisable de  la chair, tentation qui par tous les temps a poussé les moeurs à  évoluer, les  hommes à  se trahir et à  se détruire.<br />
  La main  droite d’Egon glissait de ce corps pour se tapir un court instant dans la  pénombre, puis pour grimper discrètement sur la table du chevet. Une fois sur  ses hauteurs, elle saisit un objet dans son tiroir faiblement éclairé par une  petite lampe qui clignotait. La lumière projetée par éclairs écrasait sur les  murs blancs à  peine perceptibles dans l&rsquo;obscurité des ombres qui semblaient  être les cris déchirants et silencieux des corps qui s&rsquo;enlacaient.  Un éclair avait précisé la nature de cet  objet, c&rsquo;était un Criss.<br />
  La lame de  ce couteau remontait sur le lit et était venue faire trembler le corps de  Chloé. Sa peau avait changé d&rsquo;aspect et était devenue dure et pale. Le fer  glissait le long de sa délicate peau, elle refroidissait le cou de Chloé qui  dans cette position de soumission et d&rsquo;infériorité se tendait et se détendait  tout entière. Il faisait ramper la lame sur la peau suave de son jouet. La  distance qu&rsquo;il y avait entre la base du cou et le tissu qui recouvrait encore  le corps semblait infini. Elle ne bougeait plus du tout, son souffle s&rsquo;était  comme arrêté, ses mains qui avaient quelques instants avant enlacé son amant  s&rsquo;étaient désormais recueillies au-dessus de sa tête et se cachaient maintenant  sous l&rsquo;oreiller. En se mettant de la sorte, sa poitrine tendait sa chemise. Les  yeux d’Egon ne s&rsquo;en étaient pas encore aperçus, ils s&rsquo;étaient collés au  mouvement de la lame et remontaient vers le visage de Chloé, ils s&rsquo;étaient  plongés dans les siens. Lorsque la lame avait atteint l&rsquo;étoffe, elle s&rsquo;était  glissée entre les deux bouts et était venue se placer sous le premier bouton de  la chemise, le contact appuyé entre elle et le fil qui le retenait accroché  avait libéré le corps de Chloé de sa seconde enveloppe, les autres n&rsquo;allaient  pas faire long feu, la peau de cette merveilleuse créature allait enfin être  libérée.<br />
  Cette lame  avait parcouru le corps tout entier et rodait maintenant autour de son nombril,  centre de la chair. Elle aussi semblait prendre à  chaque fois un plaisir fou à   se balader ainsi sur cette terre plus fertile que toutes les autres.<br />
  Un sourire  se dessinait lentement sur le visage dur et très concentré d’Egon. Il n&rsquo;y avait  eu aucune réponse de la part de Chloé. Son regard devint percant voire  inquiétant, son visage se refroidit légèrement puis un sourire vint le  réchauffer. Ses deux mains étaient remontées jusqu&rsquo;à  la gorge de Chloé et  s&rsquo;étaient séparées, le corps d’Egon recouvrait presque complètement celui de sa  femme.<br />
  Ses mains  étaient allées chercher quelque chose derrière les barreaux du lit. Elles  étaient revenues avec deux bas, un dans chacune. Egon s&rsquo;était mis à  genoux sur le  lit. Il s&rsquo;était repenché alors sur cette fille qui était à  moitié dévêtue,  allongée sur son lit et qui l&rsquo;observait avec un regard qui aurait plongé  n&rsquo;importe quel homme dans la folie la plus pure. Egon s&rsquo;était encore une fois  penché sur elle, sa bouche était venue se coller sur celle de Chloé mais ne s&rsquo;y  était pas attardée, son visage s&rsquo;était dressé afin de commander ses mains.  Elles s&rsquo;étaient emparées de celles de Chloé et les entraînaient sans mal  jusqu&rsquo;aux barreaux du lit auxquels elles n&rsquo;avaient pas eu de mal à  les  attacher. Chloé s&rsquo;était laissé entraîner vers cette domination, cette peur  était source d&rsquo;excitation, de plaisir.<br />
  Elle semblait  ne pas savoir si cette situation la fascinait ou si elle en avait peur. Egon se  redressait encore une fois, saisit un drap qui s&rsquo;était posé au sol non loin du  lit, il allait le déchirer. La lumière défectueuse rendait la scène extrêmement  étrange voire irréelle. Il caressait ce corps qui s&rsquo;était perdu à  lui avec le  bout de tissu détaché du drap, il s&rsquo;était laissé tomber sur elle, son visage  était au-dessus du sien, ses mains remontaient vers sa bouche. Sans qu&rsquo;elle ait  pu résister, elle s&rsquo;était retrouvée ligotée et bâillonnée sur le lit.<br />
  Egon s&rsquo;était  exécuté avec virtuosité, mais Chloé ne semblait plus avoir envie de jouer. Elle  commençait à  gigoter légèrement pensant qu&rsquo;il allait la détacher, que ce  n&rsquo;était qu&rsquo;une de ses fantaisies sans retombées. Ses petits gémissements  semblaient le prier de la libérer de ses liens. Mais il repassait avec plaisir  son visage contre celui de son jouet tant désiré. Il savait combien toutes  avaient horreur de ses extravagances, mais ce n&rsquo;est que lorsqu&rsquo;il sentait cette  peur monter dans le ventre de ses proies qu&rsquo;il prenait du plaisir avec elles.  Il l&rsquo;avait embrassée à  plusieurs reprises puis s&rsquo;était relevé, il allait faire  le tour du lit en la regardant se tordre et essayer de crier toute sa peur.<br />
  La chambre  était une très grande pièce, quasiment vide comme presque toute la maison, les  meubles étaient pour la plupart encastrés dans les murs, les lampes étaient  rares et souvent remplacées par des néons bleus ou violets. Il avait ouvert son  placard mural à  l’intérieur duquel il disparu. Il en ressortit un appareil  photo, un Polaroà¯d, il l&rsquo;avait posé à  côté de sa chaîne hi-fi de l&rsquo;autre côté  du lit, Chloé le suivait du regard, ses yeux étaient écarquillés. Son regard  s&rsquo;était fixé vers la table de nuit ou à  chaque éclair apparaissait le couteau,  si seulement elle avait pu bouger pour l&rsquo;attraper et partir loin, plus rien ne  lui venait à  l&rsquo;esprit à  part l&rsquo;idée d&rsquo;être ailleurs. Egon lui était accroupi à   coté de sa chaîne et semblait hésiter sur le choix de musique qu&rsquo;il allait  imposer à  Chloé, son doigt parcourait les piles de disques laser bien  organisées posées à  terre. Finalement, il avait pris une décision soudaine à  la  vue de l&rsquo;un d&rsquo;eux. Il l&rsquo;avait pris, ouvert, enfoncé dans le lecteur, s&rsquo;était  retourné et avait lancé un regard étrange, qui n&rsquo;était pas pour réconforter son  otage. Une fois le laser enclenché, il s&rsquo;était relevé, il avait la télécommande  dans une main et l&rsquo;appareil photo dans l&rsquo;autre. Il était debout, son image  allait être immortalisée dans le regard de Chloé à  chaque cri de lumière. Le  regard de Egon avait totalement changé, il était extrêmement effrayant, sa tête  était légèrement penchée vers l&rsquo;avant et son regard pointait droit vers où elle  était. Chloé ne voyait que le blanc de ces yeux qui lui mordaient l&rsquo;âme. Cette  vision avait déclenché une réaction de folie chez Chloé qui se mis à  se  débattre et à  gémir tant qu&rsquo;elle pouvait sans quitter ce démon du regard.<br />
  Egon lui,  souriait en voyant cela, il avait tendu un bras derrière lui sans se retourner,  pointait la télécommande en direction de la chaîne et allait appuyer sur un  bouton. Un bourdonnement envahit la pièce, et un rythme à  la fois lourd et  rapide s&rsquo;était mis à  faire trembler les murs, des accords de guitare venaient  déchirer l&rsquo;air encore respirable de la chambre. Le visage d’Egon était épanoui  mais son regard restait toujours le même, il ne bougeait pas et admirait ce qui  allait être son oeuvre.<br />
  Il faisait  deux ou trois pas en direction du lit, ses mouvements semblaient générés par  cette musique envoà»tante. Il avait finalement saisi son Polaroà¯d des deux mains  et fît une photo puis le tour du lit et en pris une autre, les flashs étaient  plus blancs que les éclairs de la lampe. Il s&rsquo;était penché et avait posé  l&rsquo;appareil au sol, s&rsquo;était approché du lit et avait mis un pied dessus. Il se  retrouvait ainsi debout sur le lit. Chloé tenta de lui donner un coup de pied  dans les testicules, mais il l’avait arrêté net, comme s&rsquo;il s&rsquo;y était attendu.  Il tenait sa jambe, il s&rsquo;appuyait dessus et par son poids et sa force la  plaquait à  coté de l&rsquo;autre sur le lit. Il avait posé ses deux mains sur les  seins de sa victime mais les avait enlevées presque aussitôt, et il s&rsquo;était  plié en deux pour attraper le Polaroà¯d. Il faisait de nouveau des photos  d&rsquo;elle. Les images, encore invisibles, tombaient sur le ventre de Chloé. La  main droite d’Egon avait posé l&rsquo;appareil sur la table de nuit.<br />
  Il avait  saisi son couteau et pointé sur cette magnifique gorge qui s&rsquo;offrait à  lui, il  faisait glisser la lame jusque devant lui, jusqu&rsquo;au nombril. Cela plaisait  beaucoup à  Egon, ce corps à  sa merci, tendu, beau. Il abaissait son visage au  niveau de celui qui reposait sur cet oreiller et dans un éclair lui avait donné  un baiser sur le menton et léchait le corps de sa chère femme, de la lèvre  inférieure à  la base de la lame du Criss. Ce corps bandé était terriblement  sensible, à  peine effleuré, il se convulsait. Sa respiration se faisait  entendre malgré le volume exagéré de la musique qui était discontinu, parfois  puissant, d&rsquo;autres fois presque imperceptible, mais, pour Egon, elle était un  des facteurs principaux de ses motivations, dans l&rsquo;excitation, dans l&rsquo;empressement  de l&rsquo;acte&nbsp;; entendre cette volupté à  la fois inquiétante et rassurante lui  permettait d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout.<br />
  Sa langue remontait frénétiquement le long du tranchant  de la lame, le sang, mêlé à  la salive gouttait de sa chair écorchée et venait  s&rsquo;écraser, se perdre dans cette porte qu&rsquo;est le nombril.<br />
  Elle semblait crier. Sa bouche était grande ouverte et  malgré le tissu qui l&rsquo;étouffait on croyait entendre quelque chose. Ses spasmes  qui faisaient trembler tout son corps étaient de plus en plus violents, les  veines de son cou se gonflaient et se rétractaient sans cesse. Sa tête se  relevait et basculait lorsqu&rsquo;elle voyait Egon, elle se détournait dans l&rsquo;espoir  d&rsquo;échapper à  l&rsquo;emprise de son bourreau. Il appuyait plus fort la pointe du  couteau, la peau cédait lentement mais sans que la lame ne pénètre trop loin  dans la chair. Un son strident s&rsquo;était échappé de sa poitrine, son corps était  devenu brà»lant. Elle s&rsquo;était brutalement redressée. Il avait alors amené son  visage à  côté du sien. Elle le regardait avec des yeux exorbités cernés de  larmes épaisses. Il lui donnait hors du temps un baiser sur la joue, au même  instant, il allait laisser le Criss s&rsquo;enfoncer tendrement, langoureusement,  sans qu&rsquo;il puisse perdre une goutte de son regard et cela jusqu&rsquo;à  ce que sa  main touche la peau de Chloé.<br />
  Quand les  lèvres d’Egon se sont décollées de la joue, elles ont abandonné une trace  furtive de sang qui allait vite être rejointe par une larme, la douleur  incarnée s&rsquo;était mise à  couler sur ce corps condamné à  l&rsquo;éternité.<br />
  Egon  retenait sa tête, redressée, pétrifiée par l&rsquo;algie qui voulait la détruire,  pour qu&rsquo;elle ne retombe pas violemment sur l&rsquo;oreiller. De sa main gauche il  avait retiré le bout de tissu qui obstruait sa gorge, un souffle chaud émanant  du plus profond de son mal était venu lui caresser le visage. Il y amenait sa  bouche et allait refermer cette cavité qu&rsquo;il voulait caresser à  son tour d&rsquo;un  langoureux baiser. Il sentait sur son visage la respiration faiblir lentement.  Il avait alors reculé, contemplé son regard, présent &#8211; apathique dur &#8211; qui se  perdait peu à  peu dans le vide. Ses mains avaient rejoint la faille par  laquelle ce corps se vidait de sa vie, se perdait dans la pénombre hachée de la  pièce. Il retirait le couteau de son trou et l&rsquo;avait remis dans la poche de ses  jeans. Il passait ses mains sur la blessure en faisant attention à  ne pas  appuyer dessus. Elles étaient alors ensanglantées, il les passait sur son  visage. Il s&rsquo;était levé et contemplait son oeuvre, il était allé vers la table  de nuit et y prit le Polaroà¯d, il fit encore une photo de son travail. Il  laissait le papier tomber par terre.<br />
  Il avait  repris le couteau et coupé les bas qui la retenaient attachée. Dans un geste  lent et apparemment difficile, elle avait ramené ses bras sur ses jambes. Son  corps se prenait de spasmes encore plus violents. Ils ouvraient ses yeux, on  aurait cru qu&rsquo;ils allaient sortir de leurs orbites. Après quelques clichés, ce  corps épuisé voulait être pénétré par la mort, démon qui allait d&rsquo;ici une à   deux heures se rendre maître des lieux qu&rsquo;il avait envahis. Ses mains,  lorsqu&rsquo;elles étaient mues par un élan de douleur, attrapaient les draps et se  crispaient, mais cela ne durait jamais très longtemps, car elle était très  faible. Son ventre, éclairé de temps à  autre par la lampe dont la lumière était  si froide, se gonflait et se dégonflait sans cesse, poussant au-dehors le sang  bouillonnant qui remplissait l&rsquo;estomac perforé de Chloé.<br />
  Sa tête s&rsquo;était retournée vers Egon qui dansait à  coté  d&rsquo;elle, son regard fatigué, animé alternativement par des reflets qui lui  redonnent vie pour un court instant. La douleur ne semblait pas atteindre cette  partie de Chloé, seul son corps souffrait, son âme pure resterait alors  sereine, essayant simplement de savoir pourquoi tout cela avait lieu.<br />
  Egon s&rsquo;était  penché et avait saisi puis arraché les lambeaux de sa chemise. Le mouvement que  cela imposait à  Chloé la faisait tousser, son souffle s&rsquo;accélérait parfois  seulement durant un bref instant. Il s&rsquo;était reculé et avait repris en main son  appareil photo. Il tournait quelques instants autour d&rsquo;elle et saisit de son  Polaroà¯d quelques moments infinis qui immortaliseraient ces images atroces qui  lui procuraient un tel plaisir.<br />
  Il s&rsquo;était  rapproché d&rsquo;elle et avait passé la main sur sa peau. Il lui avait défait et  enlevé délicatement le pantalon qu&rsquo;elle portait.    Egon s&rsquo;éloignait d&rsquo;elle en la regardant. Il sortit de la pièce.<br />
  Il revint un  instant plus tard armé d&rsquo;une éponge et d&rsquo;une bassine d&rsquo;eau. Il avait tiré une  chaise qui se trouvait près de la porte et s&rsquo;était assis dessus. Il s&rsquo;était mis  à  éponger le sang qui salissait le corps de cette déesse fuyant notre monde, il  essorait l&rsquo;éponge ensanglantée dans la bassine dont s&rsquo;était troublée et rougie.  Il allait se relever et faire quelques photos avant de remettre l&rsquo;appareil dans  le placard.<br />
  Le sol était  couvert de photos, certaines étaient tachées de sang. Les éclairs issus de la  lampe les faisaient briller, le corps encore vivant était là , seul propre au  milieu de ce chaos qu&rsquo;était devenue la chambre. <br />
  Il était  allé baisser la musique, et ouvrir la fenêtre. Il faisait très noir dehors. Il  s&rsquo;était assis un instant sur le bord de la fenêtre, avait sorti un paquet de  lucky de sa poche, tiré la chaise avec son   pied afin de s&rsquo;appuyer dessus, pris une cigarette, sorti son briquet de  sa poche et allumé d&rsquo;un geste vif la blonde qui dépassait de sa bouche maculée  de rouge à  lèvres et de sang. La fumée se pressait hors de ses narines, la  lumière toujours aussi flashante dessinait à  chaque éclair un nuage différent.  Il attendait que Chloé s&rsquo;endorme. Lorsqu&rsquo;il retournait la tête, on ne voyait  rien, c&rsquo;était presque le vide dehors, était-ce ce qu&rsquo;elle allait retrouver dans  quelques instants&nbsp;? Il laissait tomber des cendres encore rouges de sa  fenêtre et les regardait disparaître dans l&rsquo;obscurité. <br />
  Après un  long paquet de cigarettes et quelques va-et-vient entre le lit et la fenêtre,  Egon s’était retourné avec la chaise près du lit. Il s&rsquo;y était assis et lui  avait prit la main, elle était si douce et si légère. De son autre main, il lui  caressait le visage. Elle était glacée de questions, bouillante de fièvre. Elle  ne bougeait presque plus. Il était resté comme ça un très long moment.<br />
  Chloé, dans  une dernière poussée de volonté, avait essayé de lui parler, mais elle n&rsquo;avait  plus la force de faire le moindre bruit. La lumière qui vivait dans ses yeux  allait s&rsquo;éteindre.<br />
  Ce dernier  souffle encore tiède était à  la fois plein de sensualité et de grâce. C&rsquo;était  la mort d&rsquo;un ange. Hegel soutenait que ce n&rsquo;était pas la vie qui reculait  devant la mort et se préservait pure de la destruction, mais la vie qui portait  la mort, et se maintenait dans la mort même, qui était la vie de l&rsquo;esprit. Pour  Egon tuer ces filles, c&rsquo;était un peu sacraliser leurs êtres par le sacrifice, mais  cela lui permettait surtout d’accomplir son être et d’assouvir ses fantasmes.<br />
  Il s&rsquo;était  dit qu&rsquo;il ne n’ôterait plus jamais la vie à  quelqu&rsquo;un et cela même s&rsquo;il devait  en souffrir. Il n&rsquo;aimerait plus.<br />
  Egon aurait  aimé garder le corps, si beau dans son expression dernière, mais  malheureusement, le temps humain altérerait trop vite cette pureté innocente et  si lourde de sens pour lui.<br />
  Il ramassait  toutes les photos qui recouvraient le sol, bon nombre d&rsquo;entre elles avaient été  altérées par le sang qui avait giclé dessus. Le temps avait immortalisé ces  traces en séchant le sang. Il les arrangeait dans l&rsquo;ordre chronologique avant  d&rsquo;en faire un tas et de mettre celui-ci dans une boîte à  chaussures.<br />
  Egon  caressait une dernière fois le visage de Chloé, il avait posé sa main sur son  front, la faisait glisser sur son visage et avait fermé définitivement les  fenêtres de son âme qui venait de s&rsquo;enfuir.<br />
  Il lui avait  ramené les bras autour du corps, avait défait les draps blancs ensanglantés  dans lesquels il avait roulé le corps. Il avait ramassé le drap par terre,  ainsi que les bas et le bout de tissu qui lui avait servi de bâillon et les mit  avec la dépouille. Une fois le tout bien ligoté à  l&rsquo;aide de cordelettes noires,  Egon chargé du paquet sur son dos était descendu calmement à  la cave.<br />
  Après avoir  posé le corps à  terre, il alluma la cave. C’était une assez grande pièce où il  n&rsquo;y avait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une cheminée. Le sol, très propre, était en plaques  de béton inégalement posé, il y avait cependant un espace vierge, en terre,  d&rsquo;environ deux mètres sur un mètre. Il se trouvait dans le coin opposé de la  pièce, juste à  coté de la cheminée. La matière dont étaient faits les murs  semblait avoir des reflets métalliques. De par son inanité et son aspect, les  lumières ancraient le trouble émanant de ce lieu détaché de la réalité, elles  ne projetaient aucune chimère sur les murs. La facture du lieu lui accordait  aussi une réaction au bruit très particulière, il semblait s&rsquo;écraser sur les  parois et rebondir à  l&rsquo;intérieur sans jamais en ressortir.<br />
  Il  s&rsquo;accroupit près du corps, et de ses deux mains défaisait un à  un les noeuds qui  liaient les lacets de corde noire étouffant sa tendre évadée. Une fois libérée,  elle était indescriptiblement belle, l&rsquo;expression acide et comblée qui parait  son visage demandait simplement pardon, pardon d&rsquo;avoir douté de lui, merci de  l&rsquo;avoir ainsi délivré, adieu à  celui qu&rsquo;elle aimera pour toujours.<br />
  Egon avait les mains sur les yeux, comme s&rsquo;il avait voulu  se les arracher et les lui offrir. Ses larmes asséchées par sa passion lui  creusaient la peau. Il devait achever son don en lui offrant le repos.<br />
  Une main à   terre l&rsquo;avait repoussé vers les hauteurs de l&rsquo;homme. D&rsquo;en haut il allait se  rendre près de la bouche démoniaque de cet faille. Sur le côté de la cheminée  ornée de deux petites gargouilles si petites qu&rsquo;on ne les dérangeait que si on  s&rsquo;approchait d&rsquo;elles se trouvaient une pioche et une pelle. Leurs manches  étaient recouvertes de rubans de velours noirs et violets, finis par des  poignées de bois entourées de cuir. Ses doigts en chatouillant le velours  s&rsquo;étaient saisis des deux outils et les avaient emportés près de la parcelle de  terre. Il s&rsquo;était lancé à  l&rsquo;ouvrage, torse nu, maculé de terre, de sang, de  larmes, il jetait sa douleur à  chaque coup qu&rsquo;il donnait à  cette planète qui  avait fait de lui un être hors du commun et l&rsquo;avait choisi pour répandre une  nouvelle expression de l&rsquo;amour, qui le poussait à  faire le mal pour être bien,  cette folie, limite de sa liberté qu&rsquo;il ne pouvait maîtriser lorsque s&rsquo;offrait  à  lui la chair, la luxure, rien ni personne n&rsquo;avait mis le doigt sur ses  visions, on ne l&rsquo;avait jamais inquiété de la fausseté de sa prophétie. Ces maux  qui lui nouaient l&rsquo;estomac, ces mots qui lui écorchaient la gorge, ces cris  étouffés courants le long de ses fantasmes et pourtant si dérangeants, ne lui  permettaient pas de se sentir bien, alors qu’il voulait qu&rsquo;elles vivent leur  mort&nbsp;libérées. Libérées de la douleur physique, substantielle, séparant  l’âme du corps et qui mettrait celle-ci à  l&rsquo;abri pour un grand voyage.<br />
  Seules les  épaules et la tête d’Egon sortaient du trou qu&rsquo;il avait creusé, le jour allait  suspendre la nuit et répondre à  son appel dans quelques moments. De ses deux  bras, il s&rsquo;était extrait de la cavité funéraire qui percait son sol et avait  rejoint Chloé, plongée dans ses rêves. Il avait ramassé le drap blanc et jeté  dans le trou. Un rayon de douceur venait lui brà»ler le dos, la lumière allait  être, il finissait de tendre le drap et allait sortir pour aller éteindre les  lumières. A son retour, il saisit le drap dans lequel dormait cet ange au  ventre ouvert à  toute l&rsquo;énergie du cosmos, il la portait au trou, et l&rsquo;y avait  plongée. La porte  s&rsquo;était mise à   claquer. Un bruit terrible envahit les lieux dès qu&rsquo;il avait mis  en route le mécanisme d&rsquo;aspiration. Il avait  pris une bouteille de trychloéthylène qui se trouvait au pied de la cheminée.  Au goulot de celle-ci était attaché un petit masque. Il se le mis autour du  cou. Le contenu de la bouteille se déversait sans fin dans le trou et se mêlait  à  la terre. Il avait sorti son briquet, prit la dernière cigarette qui se  trouvait sur le rebord de la cheminée dans une boîte plate en fer, c&rsquo;était la  vingtième, elle avait cinq ans, lui en avait à  peine vingt de plus. La flamme  du briquet s&rsquo;était délicatement posée sur elle. Un nuage de fumée troublait le  corps de cette entité brà»lante. <br />
  Sa main  avait laissé le briquet s&rsquo;envoler, encore allumé vers l&rsquo;orifice qui se  présentait à  ses pieds. Le bruit de la ventilation donnait le rythme aux mouvements  d’Egon qui s&rsquo;était pressé de clore la lumière pénétrante du jour qui  s&rsquo;émerveille. La base du briquet allait heurter la paroi de l&rsquo;excavation, il  s&rsquo;en était suivi un changement de route qui s&rsquo;achèverait aux cotés de Chloé,  l&rsquo;éclat blanc et jaunâtre, épuisé de sa traversée avait mis feu, seule clarté  dans le noir. Lorsque la flamme-enfant était venue narguer l&rsquo;eau de l&rsquo;enfer à   l&rsquo;orée de la chair, ses bras étaient devenus des lances qui écorchaient la  matière et crachaient la cendre. <br />
  Egon  s&rsquo;approchait de Chloé qui se défaisait de son enveloppe de chair. Il s&rsquo;était  assis au bord de la tombe, transpirant. Sa cigarette parlait au brasier à   chaque bouffée. <br />
  Il l&rsquo;avait  jetée au feu. Ses jambes l&rsquo;avaient poussé hors de lui, il s&rsquo;était levé comme  perdu, il avait ramassé la pelle et jeté de toutes ses forces la terre qui  faisait rempart sur l&rsquo;un des côtés de l&rsquo;ouverture. Son geste, violent, avait  tué le feu et, dès la seconde portée de terre, les flammes s&rsquo;étaient  recroquevillées dans leur monde sans plus détruire ni réchauffer dans le nôtre.  La pénombre avait beau aveugler Egon, la terre allait toujours dans le trou.  Une fois encore il se sentait muni d&rsquo;ailes, d&rsquo;une force qui dépasse celle de  tous les hommes réunis. Mais une fois qu&rsquo;il n&rsquo;arrivait plus à  attraper la terre  encore répandue sur le sol, il avait jeté la pelle et poussa son corps contre  le mur.<br />
  La lumière  percait maintenant à  travers les volets. Un rayon divin se frayait un chemin  dans la poussière que l&rsquo;aspiration n&rsquo;avait pas encore évacuée. Elle lui  appuyait sur le milieu du front. Egon était épuisé, assis contre le mur.  S&rsquo;était-il trompé de Dieu ? <br />
  La porte  s&rsquo;ouvrait et laissait place à  son passage. Il abandonnait la pièce, il avait  coupé l&rsquo;aspiration, ouvert les volets, rendu à  la cave sa sérénité.<br />
  Il était  ensuite revenu chargé d&rsquo;un sac de ciment, avec de l&rsquo;eau, avec du sable.<br />
  Lorsque le  sol de la cave devint enfin uniforme, il regagna la surface. La porte du  placard de sa chambre s&rsquo;était de nouveau ouverte. La boîte en était sortie. Il  regagnait le salon, seule pièce de la maison identifiable par son aspect  normal. Il avait mis la boîte sur la grande table poussiéreuse. La boîte  s&rsquo;était ouverte. Elle était pleine de photos. A chaque fois qu&rsquo;il posait un  cliché sur cette table, une larme s&rsquo;échappait de son coeur, s&rsquo;évadait de son  corps par ses yeux  vers le monde des  mortels aux coutumes qui n&rsquo;étaient pas les siennes, cette perle de douleur  s&rsquo;évaporait au contact du papier glacé et y déposait une marque en forme de  cercle, dernière trace terrestre d&rsquo;un amour à  jamais ancré au fond de son âme.<br />
  Egon s&rsquo;était levé de cette position banale. La  vie semblait s&rsquo;éteindre à  l&rsquo;idée de ne plus aimer. Il se tint droit devant la  fenêtre durant quelques instants. L&rsquo;avenir ne semblait pas vouloir lui sourire,  il se sentait perdu, cette fois on se rendrait compte de la disparition, mais  cela n&rsquo;était rien à  côté du fait qu&rsquo;il ne serait plus jamais amené à  vivre, ni  à  aimer&#8230;<br />
  Egon s&rsquo;était  assis sur son canapé, son regard plongé dans le vide. Le temps entrait dans une  dimension où il n&rsquo;avait plus lieu, où rien n&rsquo;était plus. Le mur blanc noyait  ses songes dans le vide. Les meubles s&rsquo;effaçaient un à  un pour ne laisser de  place qu&rsquo;à  l&rsquo;imaginaire. Les ailes de ses songes se déployaient à  l&rsquo;infini et  se préparaient à  emporter ces maux qui l&rsquo;avaient tant hanté vers des cieux où  ils pourraient être saints. Sa vie fuyait depuis le premier jour où il avait  volé une vie à  son profit, ce n&rsquo;était pas pour le Bien qu&rsquo;il ait tant de fois  sacrifié, mais pour sa perversion. Ses yeux se fermaient vers l&rsquo;intérieur, il  ne voulait plus se rappeler, peut-être même ne plus exister.<br />
Il se  dirigeait maintenant vers la porte qu&rsquo;il avait ouvert d&rsquo;un geste lent. Dehors  personne ne savait. Il traversait la rue laissant sa maison ouverte au premier  curieux. Plus jamais un son ne sortirait de sa bouche, il était le mal. Il se  mouvait, était en train de fuir vers l&rsquo;infini, caché dans une foule aveugle et  si puritaine&#8230; Les visages le frôlaient, mais rien ne pouvait détourner son  regard froid. Les croisements cédaient aux passages à  niveau, aux autoroutes,  aux sentiers. Le jour chassait la nuit. Il allait et jamais n&rsquo;arriverait.</p>
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		<title>Histoire : Egon</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Aug 1998 10:49:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chloe]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;Bordeaux, ville de pierre et de routes, 21 heures. Les quartiers périphériques semblent déserts. Les rues sont vides, les seules carcasses qui les traversent sont celles des voitures qui poussent leurs conducteurs hors des murs des boites qui semblent les protéger de tout ce qu&#8217;il croient ne pas maîtriser. Les phares éclairent les murs de [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1998/08/histoire-egon/">Histoire : Egon</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><strong>&nbsp;</strong>Bordeaux, ville  de pierre et de routes, 21 heures. Les quartiers périphériques semblent  déserts. Les rues sont vides, les seules carcasses qui les traversent sont  celles des voitures qui poussent leurs conducteurs hors des murs des boites qui  semblent les protéger de tout ce qu&rsquo;il croient ne pas maîtriser. Les phares  éclairent les murs de pierre et les panneaux. Il est 21 heures et cette grande  rue est presque vide. Chloé sort d’une impasse et traverse la rue. Chloé est  couverte d&rsquo;une petite robe noire qui laisse respirer son corps à  chaque  mouvement. Sa peau est couleur soude sous ces éclairages. Elle  descend   cette rue et s’arrête un peu plus loin. Elle n’a pas l’air pressée. Elle  n’a pas non plus l’air de savoir où elle va. <br />
  Chloé s’assoit  par terre, juste au bord du trottoir, les jambes croisées, elle sort une  cigarette, la pose sur le bord de ses lèvres, regarde autour d’elle et attrape  son briquet qu&rsquo;elle pose dans son autre main. Sous le feu de l&rsquo;objet, le bout  de la cigarette s&rsquo;embrase. Une voiture passe vite, juste devant son visage, et  crache toute sa fumée dans un silence écoeurant, tout devient blanc.<br />
  Chloé reste  encore assise quelques instants à  penser à  je ne sais quoi. Elle se lève,&nbsp;se  tourne vers le mur et se met à  marcher. Elle marche vite, de plus en plus vite. <br />
  Elle sourit,  jette sa cigarette et tourne au coin d’une rue. Elle croise des gens sans  s’arrêter à  la limite de les heurter. Elle les heurte. Elle les renverse. Elle  manque de tomber.<br />
  Elle stoppe net  lorsqu’elle passe devant une salle de concert d’où sortent les bruits sourds de  la musique qui y prend vie.  La rue est  presque vide mais très illuminée, des voitures passent. Leurs phares saturent  les images que Chloé perçoit. Il n&rsquo;y a plus que de la lumière et du bruit.  Chloé se dirige vers la porte et fait un grand sourire à  la brute qui garde  l’entrée.<br />
  _&quot; Bonsoir, on doit encore payer l&rsquo;entrée? &quot;<br />
  _&quot;  Oui, vaut  mieux, sinon tu restes dehors. La caisse est juste derrière toi.&quot;<br />
  _&quot; Merci&#8230;..&quot;<br />
  Elle paie son ticket d’entrée et fonce dans la  salle. <br />
  La musique est   très violente. Chloé boit, fume, se déchaîne… Elle navigue entre le bar  et la salle de concert. Elle sourit à  tous ceux qui posent les yeux sur elle.<br />
  Egon sort de sa  voiture. Il jette sa veste sur le siège avant et ferme la porte.<br />
  _&quot; En route!!&quot;<br />
  Deux de ses copains, Yannick et Nicolas  apparaissent et le poussent. Il se retourne et rigole. <br />
  _&quot; Arrête ! haha vous êtes cons. On va se mettre en  huit ça va faire du bien. J&rsquo;espère que tu vas rester avec nous ce soir  Nico&#8230;&quot;<br />
  _&quot; Oh que  oui&quot; <br />
  _&quot; La dernière fois tu t&rsquo;étais perdu dans le  lotissement a côté de la boîte, on avait mis des heures avant de te retrouver,  t&rsquo;étais tellement plein que tu t&rsquo;étais endormis dans un jardin sous les  arrosages automatiques.&quot;<br />
  _&quot;à‡a c&rsquo;est vous qui le dites, moi je me souviens de  rien.. hehe&quot;.<br />
  _&quot; Oui, comme ça tu t&rsquo;en tires bien, tu crois que ça  va excuser la tête de la fille que t&rsquo;avais ramassée?  Haha elle me ressemblait en plus poilue  hahha&quot;.<br />
  _&quot; Connard&quot;<br />
  Egon se retourne.<br />
  _&quot; Bon on y va?&quot;<br />
  _&quot; à‡a vous est jamais arrivé à  vous de vous  tromper&#8230; et puis de toute façon elle était très sympa cette fille&#8230; si je me  souviens bien&#8230; hahaha&quot;<br />
  Ils ferment la voiture et s’éloignent vers la salle. Egon  est un peu devant ses copains.<br />
  Nicolas interpelle Egon :<br />
  _&quot; Egon va t&rsquo;il rentrer seul ce soir? Ou est ce que  son charme légendaire va encore assommer les trois quarts des filles qui  croiseront son regard? Haha? Dis tu vas nous en laisser quelques unes?&quot;<br />
  _&quot; Parce que j&rsquo;ai un regard qui fait tomber les  filles? Je crois que t&rsquo;as déjà  trop bu Nico.&quot;<br />
  _&quot; Il a tout le temps trop bu le Nicolas&#8230;  Attention! Rien ne l&rsquo;arrête jamais à  temps&#8230; a part les murs ou le sol.  Haha&quot;<br />
  _&quot; Parce que toi t&rsquo;es du genre à  rien boire peut-être  ? laisse moi rire t&rsquo;es plus rapide que ton ombre pour descendre un paquet de  bières!&quot;<br />
  Il y a quelques personnes qui discutent devant. <br />
  Un grand blond se retourne vers Egon, avec un verre en  plastique transparent remplit de bière à  la main&nbsp;:<br />
  _&quot; Hey! T&rsquo;aurais pas cinq ou six francs?&quot;<br />
  Egon ne le regarde pas et passe son chemin. Le type lui  attrape le bras :<br />
  _&quot; Excuse-moi, t&rsquo;as pas l&rsquo;impression que je te parle  connard?&quot;<br />
  Egon se retourne et se défait de l&rsquo;emprise de sa main :<br />
  _&quot; Attends! Tu cal.. putain tu me lâches!&quot;<br />
  Le Blond le pousse et lui jette son verre de bière à  la  figure. Nicolas retient Yannick :<br />
  _&quot; Arrête, il est assez grand pour se  défendre.&quot; Egon se recule, se regarde, regarde ses copains et met un grand  coup de poing dans la figure du blond. Une fois au sol, il lui donne un coup de  pied en l&rsquo;insultant. <br />
  _&quot; Enfoiré, mais qu&rsquo;est ce qui te prends t&rsquo;as la  télé qui te monte à  la tête ou quoi? Je rêve!&quot;<br />
  Les copains du blond arrivent.<br />
  _&quot; Espèce de connard! Tu vas voir !&quot;<br />
  Nicolas se met en avant:<br />
  _&quot; On va voir quoi? Vous voulez qu&rsquo;on commence la  soirée comme ça?&quot;<br />
  Egon se retourne.<br />
  _&quot; Allez on y va.&quot;<br />
  Yannick prend Nicolas par le bras et l&rsquo;emmène plus loin.  Les deux groupes se séparent.<br />
  Chloé, au  milieu de la foule jette la bière qu&rsquo;elle a à  la main et s&rsquo;extirpe de la foule  qui s&rsquo;agite. Elle se faufile entre les corps qui s&rsquo;entrechoquent sur le rythme  de la musique. Elle avance jusqu&rsquo;à  l&rsquo;entrée de la salle et entame sa sortie. Le  videur la retient.<br />
  _&quot; Hey, pas si vite, où tu vas toi?&quot;<br />
  _&quot; Je sors juste pour prendre l&rsquo;air.&quot;<br />
  _&quot; Si tu sors, tu ne rentres plus!&quot;<br />
  _&quot; Je veux juste sortir deux secondes, je vais juste  là  devant!&quot;<br />
  _&quot; Non, si tu sors, tu rentres plus.&quot;<br />
  _&quot; je me sens pas très bien, j&rsquo;ai besoin de prendre  l&rsquo;air, je vois pas pourquoi j&rsquo;aurais pas le droit!&quot;<br />
  _&quot; tu mets juste la tête dehors ok, si tu  t&rsquo;éloignes, tu resteras dehors, moi je te ferai pas rentrer  et faudra que tu repaies ta place.&quot;<br />
  Elle le regarde et sourit.<br />
  _&quot; Merci.&quot;<br />
  Chloé sort elle reste debout, marche en regardant les  gens qui passent Elle est à  peine 3 ou 4 mètres de la porte. Elle regarde la  route.<br />
  Egon et ses  amis entrent dans la salle de concert. <br />
  _&quot; Egon, c&rsquo;est parti!&quot;<br />
  Ils se défoulent, boivent beaucoup. Nicolas n&rsquo;arrête pas  d&rsquo;aller du bar à  la salle. Egon, lui, finit par se poser contre un des murs de  la salle, il regarde le plafond, les gens qui dansent, les impacts des pieds  qui frappent le sol. Ses copains font n&rsquo;importe quoi. Nicolas tombe a terre. Il  se relève difficilement et vient à  côté d&rsquo;Egon:<br />
  _&quot; hehe … je crois que je suis malade! à‡a doit être  le poisson que je digère pas!&quot;<br />
  _&quot; Je veux pas te contredire, mais on a pas mangé de  poisson.&quot;<br />
  _&quot; Alors ça doit pas être ça. .hahaheeeeu.&quot;<br />
  Il sourit à  Egon et se laisse glisser contre le mur. Il  pose sa tête entre ses jambes et regarde par terre. <br />
  Egon le surveille quelque instant et il appelle Yannick  qui danse:<br />
  _&quot; Yannick!<br />
  Il danse avec une jeune fille il la serre de près. Egon  se retourne attrape son pote bourré par le bras, et le lève, mais quand il voit  que Yannick n&rsquo;a pas bougé, il pose son copain et se dirige vers Yannick. Il lui  cri dans l&rsquo;oreille. <br />
  _&quot; Nicolas est complètement bourré, faut l&rsquo;emmener  aux chiottes!&quot;<br />
  Yannick dit quelque chose à  l&rsquo;oreille de la fille et  rejoint Egon. Ils prennent Nicolas par les bras et le traînent vers les  toilettes. Une fois entré, yannick lâche Nicolas. <br />
  _&quot; Moi j&rsquo;y retourne&#8230; on m&rsquo;attend. héhé!&quot;<br />
  _&quot; haha, c&rsquo;est ça vas y et on se revoit demain ok?  Tu m&rsquo;appelles dans l&rsquo;après midi?&quot;<br />
  _&quot; Oui si  je suis réveillé&quot;<br />
  _&quot; Oublie pas qu&rsquo;elles n&rsquo;aiment pas toutes être  attachées au tringles de rideaux et que tes gants de latex blanc ça fait  peur..&quot;<br />
  _&quot; Hahah, je te remercierai jamais assez de m&rsquo;avoir  fait découvrir cette voie là , bonne nuit Nicolas.&quot;<br />
  Nicolas se réveille un peu :<br />
  _&quot; Bonne bourre !&quot;<br />
  Yannick repars voir sa nouvelle conquête. Ils se  remettent à  danser.<br />
  _&quot; Bonsoir petite fille&#8230; je peux te prendre dans  mes bras?<br />
  _&quot; Oui mais seulement si tu me promets de me lâcher  après&quot;<br />
  _&quot; à‡a c&rsquo;est pas sur!&quot;<br />
  Dans les  toilettes, Egon soulève Nicolas et l&rsquo;emmène au-dessus du trou. Nicolas Se débat  un peu, il est de plus en plus mal.<br />
  _&quot;hey.. je suis pas si bourré que ça , je peux me  débrouiller tout seul!&quot;<br />
  _&quot; C&rsquo;est ça et tu vas me dire que t&rsquo;es capable de  pisser couché sur le dos!&quot;<br />
  _&quot; haha&#8230; comment tu sais que j&rsquo;y arrive? C&rsquo;est  yannick qui t&rsquo;as dit ça?&quot;<br />
  _&quot; Allez, tu vas gerber un bon coup et après je  pourrais retourner boire.&quot;<br />
  _&quot; Ferme pas la porte, je veux pas être fermé dans  les chiottes avec un mac, après on pourrait croire des choses..&quot;<br />
  Nicolas vomit. Egon retourne la tête en le tenant.<br />
  _&quot; haaaaaa Qui aurait cru que t&rsquo;avais tout ça dans  le ventre? C&rsquo;est pas étonnant que  tu  sois malade.&quot;<br />
  Nicolas se ressaisit un peu et s&rsquo;appuie tout seul sur les  toilettes. Egon se recule. <br />
  _&quot; ça y est t&rsquo;as reprit des forces! Haha hha ha ha  ha&quot;.<br />
  _&quot; Je crois que ça remonte encore!&quot;<br />
  Chloé entre dans les toilettes et se passe la tête sous  l&rsquo;eau dans le lavabo. Egon se retourne et la regarde. Elle se redresse et se  secoue les cheveux.<br />
  Egon rigole. Un type qui pissait tire la chasse d&rsquo;eau et  sort. <br />
  _&quot; Je crois que tu t&rsquo;es trompé de côté.&quot;<br />
  Chloé se retourne vers Egon.<br />
  _&quot; et..?&quot;<br />
  _&quot; J&rsquo;aurais pu être con et te virer. Le gars qui  pissaient avaient l&rsquo;air aussi fin que Tyson bourré&quot;<br />
  _&quot; Tu as envie de me virer?&quot;<br />
  _&quot; &#8230;non, reste&#8230;&quot;<br />
  _&quot; Ton copain a pas l&rsquo;air d&rsquo;aller très bien.&quot;<br />
  _&quot; Il adore abuser des bonnes choses mais il est  malade à  chaque fois.&quot;<br />
  _&quot; tu vas attendre combien de temps avant de me  sortir d&rsquo;ici de m&rsquo;offrir quelque chose à  boire?&quot;<br />
  _&quot; ahah, tout de suite madame&quot;<br />
  Egon attrape Nicolas par le bras et le colle contre le  mur des toilettes.<br />
  _&quot; Toi tu vas faire ta sieste.&quot;<br />
  _&quot; C&rsquo;est ça, c&rsquo;est si mignon comme coin que je vais  taper un somme.&quot; <br />
  Egon et Chloé sortent des toilettes et se dirigent vers  le bar. Egon regarde Chloé, étonné.<br />
  _&quot; C&rsquo;est la première fois qu&rsquo;une fille m&rsquo;invite à   l&rsquo;inviter. ça fait drôle.&quot;<br />
  Chloé le regarde.<br />
  _&quot; tu t&rsquo;appelles comment?&quot;<br />
  _&quot; Egon.. et toi?&quot;<br />
  _&quot; Chloé, comme dans l&rsquo;écume des jours&#8230;&quot;<br />
  Ils arrivent au bar, Egon commande un demi et Chloé prend  une tequila.<br />
  _&quot;l&rsquo;écume des jours?&quot;<br />
  _&quot; C&rsquo;est rien, c&rsquo;est un livre que j&rsquo;aime  beaucoup.&quot;<br />
  _&quot; T&rsquo;es venue ici toute seule?&quot;<br />
  _&quot; oui, pourquoi?&quot;<br />
  _&quot; Comme ça&#8230; tu me mets mal à  l&rsquo;aise&#8230;&quot;<br />
  Egon avale sa bière d&rsquo;un trait. Chloé le regarde en  souriant.<br />
  _&quot; Je te met mal a l&rsquo;aise. hehe. C&rsquo;est que je dois  te plaire alors.&quot;<br />
  _&quot; &#8230;.oui!&quot;<br />
  Yannick et la fille qu&rsquo;il a rencontrée arrivent au bar.<br />
  _&quot; Egon.. on y va. Je rentrerai avec elle. On va en  boite avec des copines à  elle.&quot; <br />
  _&quot; Ok, Nico est aux chiottes il dort&quot;<br />
  _&quot; haha &#8230;.. à  demain.&quot;<br />
  Yannick part.<br />
  Chloé boit son verre cul sec .<br />
  _&quot; Toi t&rsquo;es pas venu seul ce soir. tu m&rsquo;offres un  autre verre?&quot;<br />
  Egon commande une autre Téquila et en profite pour  prendre une autre bière. <br />
  Ils se  regardent sans rien dire.<br />
  Chloé  s&rsquo;approche de lui. Elle pose son nez contre le sien. Le regarde droit dans les  yeux. Egon ne bouge pas. Chloé l&rsquo;embrasse tendrement. Le barman apporte les  verres. Chloé se recule et attrape sa téquila. Elle la boit en regardant Egon.  Il boit lentement sa bière.<br />
  _&quot; On va chez toi?&quot; dit Chloé en posant  son verre et en se levant.<br />
  Egon la regarde faire.<br />
  _ &quot; Tu m&rsquo;attends deux secondes, tu bouges pas&quot;.<br />
  Il part dans la salle prends les affaires de Nicolas, les  lui apporte aux toilettes. Prends son téléphone portable et appelle un copain  pour qu&rsquo;il vienne chercher Nicolas.<br />
  _&quot; putain, Antoine répond&#8230;. répond&#8230; Allo,  Antoine? Je te réveille? Dis faut que tu me rendes un service. J&rsquo;ai Nicolas sur  les bras il est bourré. Il dort faudrait que tu viennes le chercher. Oui. T&rsquo;es  sur?  Ouais. On est à  la boite ou t&rsquo;allais  avec Julie, tu te souviens,? Je laisse Nico tout seul, t&rsquo;es là  dans 5 minutes?  Ok.. allez merci Bye.&quot;<br />
  Il repart directement au bar. Chloé est là , elle  l&rsquo;attend. Ils sortent tous les deux de la salle. <br />
  Egon se dirige vers sa voiture, il se retourne vers  Chloé.<br />
  _&quot; T&rsquo;as une voiture? Tu me suis?&quot;<br />
  _&quot; Non je suis à  pied.&quot;<br />
  _&quot; T&rsquo;habites dans le coin?&quot;<br />
  _&quot; Non pas spécialement.&quot;<br />
  Ils montent dans la voiture d&rsquo;Egon. Ils prennent la  route. Il est une heure et demie, Egon roule assez vite sur la rocade. Il y a  peu de lumières. Il n&rsquo;y a pas de musique dans la voiture. Chloé regarde Egon  conduire.<br />
  _&quot; Tu sais, j&rsquo;aime bien, quand on n&rsquo;entend que le  moteur et les bruits des pneus sur la route, c&rsquo;est si reposant.&quot;<br />
  Egon se retourne vers elle.<br />
  _&quot; Moi j&rsquo;aime bien écouter de la musique en voiture  mais mon autoradio est cassé.&quot;<br />
  Chloé tourne la tête et regarde les bandes blanches  défiler le long  de la route.<br />
  _&quot; Tu n&rsquo;aimes pas te laisser porter par ce qui  t&rsquo;entoure? Tous ces sons, toutes ces lumières, ces images abstraites qui  vont et qui viennent  à  travers tes yeux&#8230; Ces choses qui  construisent tous les moments que l&rsquo;on oublie. &quot;<br />
  _&quot; Quand je conduis, comme ça, sans musique j&rsquo;ai  tendance à  ne penser à  rien d&rsquo;autre qu&rsquo;à  ma route.&quot;<br />
  _&quot; Moi je pense à  ce que je ne suis pas et je me  détache de ce que je fais mécaniquement. C&rsquo;est pour ça que je conduis peu.  C&rsquo;est parce que j&rsquo;oublie que je conduis. Et là  je me perds, ou je risque de  heurter une autre voiture.&quot;<br />
  _&quot; J&rsquo;ai déjà  eu un accident assez grave. C&rsquo;est  marrant moi je n&rsquo;ai rien eu. C&rsquo;était avec Nicolas, le copain qui était malade.  Tout ce dont je me souviens c&rsquo;est du choc et de ce qui s&rsquo;est passé quand je  suis sorti de la voiture. Je ne sais pas combien de temps je suis resté au  volant sans bouger, à  regarder, à  réaliser ou j&rsquo;étais.. et quand je suis sorti  de la voiture, Il y a eu comme un grand sifflement et je suis revenu à  la  réalité. Il n&rsquo;y a que Nicolas qui se souvienne de pourquoi on a eu cet  accident, moi j&rsquo;ai complètement oublié.&quot;<br />
_&quot; Tous ces gens que l&rsquo;on perd dans les accidents&#8230;  tout ce sang qui se déverse sur ces routes&#8230;  &quot;</p>
<p align="justify">It&rsquo;s still getting worse after everything I tried.  What if I found a way to wash it all aside. What if she touches with those  fingertips.<br />
  As the words spill out like fire from her lips. If she says come inside i&rsquo;ll  come inside for her.<br />
  If she says five it all i&rsquo;ll give everything to her.<br />
  I am justified. I am purified. I am sanctified.<br />
  Inside you. Heaven&rsquo;s just a rumor she&rsquo;ll dispel.<br />
  As she walks me through the nicest parts of hell. I still dream of lips I never  should have never kissed. Well she knows exactly what I can&rsquo;t resist. I am  sanctified.  I&rsquo;m just caught up in  another of her spells. She&rsquo;s turning me into someone else. Everyday I hope and  pray this will end. But when I can I do it all again. As surely as the blades  course is run. Maybe my kingdom&rsquo;s finally come.</p>
<p align="justify">Arrivés, Egon  ouvre la porte de son appartement. Chloé passe devant lui. Elle le tire vers  elle et le plaque contre le mur. Elle l&rsquo;embrasse assez vivement. Egon essaie  tant bien que mal de fermer la porte. Il arrive seulement à  la pousser. Ils  glissent le long du mur. Chloé enlève son haut.</p>
<p align="justify">Vers cinq heures du matin Chloé se lève sans réveiller  Egon, Elle ramasse ses affaires et se rhabille. Elle boit un verre d&rsquo;eau et  sort de l&rsquo;appartement en faisant attention à  ne pas faire de bruit. <br />
  Le petit &quot;clac&quot; de la porte qui se ferme  réveille Egon. Il se lève en sursaut, voit que Chloé est partie. Il court à  la  fenêtre. Il la voit sortir de l&rsquo;immeuble. Il met vite un pantalon et un t-shirt  et sort en trombe de son appartement. Il est pied nu et il court dans la rue  derrière Chloé qui fait du stop quelques dizaines de mètres plus loin.<br />
  _&quot; Chloé, pourquoi   tu pars comme ça? Attends?? Me laisse pas!&quot;<br />
  _&quot; Rentre Chez toi Egon, j&rsquo;ai eu tout ce que je  voulais.&quot;<br />
  Une voiture passe et s&rsquo;arrête au niveau de Chloé.<br />
  _&quot; Bonsoir, je t&rsquo;emmène quelque part?&quot;<br />
  Egon court vers la voiture mais Chloé se dépêche de  monter et le véhicule démarre vite. Egon arrive a côté de la voiture alors  qu&rsquo;elle part.<br />
  _&quot;Chloéééé!&quot;<br />
  La voiture s&rsquo;éloigne.<br />
  Egon est au  milieu de la rue. Pied nu il regarde autour de lui. Il n&rsquo;y a pas une fenêtre  allumée. Il retourne vers la porte de son immeuble. La porte est fermée. Il n&rsquo;a  pas les clefs.<br />
  _&quot; Merde!&quot;<br />
  Il appuie sur toutes les sonnettes. Personne ne répond.<br />
  Il se recule pour regarder son immeuble des fois que  quelqu&rsquo;un regarde par la fenêtre qui sonne à  cette heure. Mais rien ne  s&rsquo;allume. Egon se recule. Il marche un peu. <br />
  Deux jeunes  sortent du coin d&rsquo;une rue et marchent vers lui. Il les ignore. Ils s&rsquo;approchent  de plus en plus de lui. Il les regarde. Les regards se croisent. Egon les  regarde méchamment. Ils se retournent. L&rsquo;un d&rsquo;eux s&rsquo;écrie:<br />
  _&quot; heye, regarde ce con il se ballade pieds  nus.&quot;<br />
  _&quot; hehehe, il va avoir les pieds sales, maman va pas  être contente!!&quot;<br />
  Egon se retourne.<br />
  _&quot; Rentrez chez vous il est tard!&quot;<br />
  Les deux jeunes s&rsquo;approchent d&rsquo;Egon.<br />
  _&quot;Je crois qu&rsquo;on a mal entendu connard!&quot;<br />
  Egon se retourne, marche quelque pas mais ils ne le  lâchent pas. Il se met à  courir. Les deux autres se mettent à  le poursuivre.  Ils le rattrapent. Ils le rouent de coups.<br />
  _&quot; Enfoiré, tu vas voir s&rsquo;il est trop tard.&quot; <br />
  Egon se  cogne la tête sur une marche. Du sang coule de derrière son crâne. Les deux  jeunes le regardent et s&rsquo;enfuient en courant.<br />
  Egon est allongé sur le sol, il a une main qui trempe  dans le sang s&rsquo;écoulant de son crâne. Il ouvre les yeux. Une larme coule. Plus  rien.</p>
<p align="justify">        La rue est  déserte Egon est allongé dans un coin. Il n&rsquo;y a pas un bruit. Le jour ne va pas  tarder à  se lever. </p>
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		<title>Chloé, première histoire</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1995/12/chloe-premiere-histoire/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Dec 1995 05:25:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[au fil des projets]]></category>
		<category><![CDATA[Chloe]]></category>
		<category><![CDATA[fiction]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le premier jet de Chloé. Le texte a était à  l&#8217;origine tapé sur une petite machine à  écrire. J&#8217;ai malheureusement perdu ces pages. Je me souviens écrire ces lignes dans ma chambre, sous le toit très tôt le matin… Cela m’a pris quelques jours. Et il avait laissé ses lèvres se poser délicatement sur [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1995/12/chloe-premiere-histoire/">Chloé, première histoire</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Voici le premier jet de Chloé. Le texte a était à  l&rsquo;origine tapé sur une petite machine à  écrire. J&rsquo;ai malheureusement perdu ces pages. Je me souviens écrire ces lignes dans ma chambre, sous le toit très tôt le matin… Cela m’a pris quelques jours.<br />
</em></p>
<p>Et il avait laissé ses lèvres se poser délicatement sur son front nappé de sueur. Il l&rsquo;embrassait avec dilection en laissant sa main s&rsquo;emmêler et se noyer lentement dans le flot de ces longs et doux cheveux châtains qui dégageaient une odeur à  la fois irrésistible et oppressante. Ses deux mains se laissaient glisser langoureusement le long de son cou tendu, idole sacrée aux yeux du prétendant. Il avait, d&rsquo;un geste discret relevé cette tête reposant dans sa paume et décollé son visage de celui qui se reposait dans ses bras. Elle était si belle. Ses yeux brillaient sauvagement dans la pénombre. Mais la lueur qui devait animer un tel regard était difficilement identifiable, était-ce simplement la passion qui essayait de crier, ou bien une rage qui ne demandait qu&rsquo;à  s&rsquo;échapper de ce globe vitreux qu&rsquo;est l&rsquo;oeil, étroite et pénétrante fenêtre de l&rsquo;âme, rien ne laissait dire si la douceur allait faire place à  la douleur dans ce jeu à  la fois spirituel et charnel, que l&rsquo;on appeler amour.<br />
Dans un geste aussi violent que lent, il s&rsquo;était griffé le visage de l&rsquo;oeil à  la lèvre et avait posé son doigt sur la voix de sa tendre victime, alitée, angélique, l&rsquo;avait laissé se promener autour de sa bouche puis le long de son cou. Il semblait laisser une trace profonde dans la chair de sa temporaire esclave des sens, mais ce n&rsquo;était que le sang qui sous le passage de la phalange s&rsquo;éloignait puis revenait. Les deux visages s&rsquo;étaient de nouveau conjugués. Son nez était venu chatouiller ces joues qui semblaient lui promettre quelque chose à  quoi Val ne pouvait pas résister, cette pureté inépuisable de la chair, tentation qui par tous les temps a poussé les moeurs à  évoluer, les hommes à  se trahir et à  se détruire.<br />
La main droite de Val glissait du corps de sa dulcinée pour se tapir un court instant dans la pénombre, puis pour grimper discrètement sur la table du chevet. Une fois sur ses hauteurs, elle saisit un objet dans son tiroir, faiblement éclairé par une petite lampe qui clignotait. La lumière projetée par éclairs écrasait sur les murs blancs à  peine perceptibles dans l&rsquo;obscurité des ombres qui semblaient être les cris déchirants et silencieux des corps qui s&rsquo;enlaçaient.  Un éclair avait précisé la nature de cet objet, c&rsquo;était un Criss.<br />
La lame de ce couteau remontait sur le lit et était venue faire trembler le corps de Chloé. Sa peau avait changé d&rsquo;aspect et était devenue dure et pale. Le fer glissait le long de sa délicate gorge dans un mouvement bien plus que sensuel, elle refroidissait le cou de Chloé qui dans cette position de soumission et d&rsquo;infériorité se tendait et se détendait tout entière. Il faisait ramper la lame sur la peau suave de son jouet. La distance qu&rsquo;il y avait entre la base du cou et le tissu qui recouvrait encore, le corps semblait infini. Chloé ne bougeait plus du tout, son souffle s&rsquo;était comme arrêté, ses mains qui avaient quelques instants avant enlacé son amant s&rsquo;étaient désormais recueillies au-dessus de sa tète et se cachaient maintenant sous l&rsquo;oreiller. En se mettant de la sorte, sa poitrine tendait sa chemise. Les yeux de Val ne s&rsquo;en étaient pas encore aperçus, ils s&rsquo;étaient collés au mouvement de la lame et remontaient vers le visage de Chloé, ils s&rsquo;étaient plongés dans les siens. Lorsque la lame avait atteint l&rsquo;étoffe, elle s&rsquo;était glissée entre les deux bouts et était venue se placer sous le premier bouton de la chemise, le contact appuyé entre elle et le fil qui le retenait accroché avait libéré le corps de Chloé de sa seconde enveloppe, les autres n&rsquo;allaient pas faire long feu, la peau de cette merveilleuse créature était enfin libérée.<br />
Cette lame avait parcouru le corps tout entier et rodait maintenant autour de son nombril, centre de la chair, trou noir de l&rsquo;âme. Elle aussi semblait prendre à  chaque fois un plaisir fou à  se balader ainsi sur cette terre plus fertile que toutes les autres.<br />
Un sourire se dessinait lentement sur le visage dur et très concentré de Val. Il n&rsquo;y avait eu aucune réponse de la part de Chloé. Son regard devenait perçant voire inquiétant, son visage se refroidit légèrement puis un sourire était venu le réchauffer. La main de Val avait abandonné son Criss pour rejoindre la seconde, toutes deux remontaient jusqu&rsquo;à  la gorge de Chloé et s&rsquo;étaient séparées, le corps de Val recouvrait presque complètement celui de sa femme.<br />
Ses mains étaient allées chercher quelque chose derrière les barreaux du lit. Elles étaient revenues avec deux bas, un chacune. Val s&rsquo;était mis à  genoux sur le lit en faisant attention au couteau qu&rsquo;il avait remis sur la table de chevet. Il se s&rsquo;était repenché alors sur cette fille qui était à  moitié dévêtue, allongée sur son lit et qui l&rsquo;observait avec un regard qui aurait plongé n&rsquo;importe quel homme dans la folie la plus pure. Val s&rsquo;était encore une fois penché sur elle, sa bouche venue se coller sur celle de Chloé mais ne s&rsquo;y était pas attardée, son visage s&rsquo;était dressé afin de commander ses mains. Elles s&rsquo;étaient emparées de celles de Chloé et les entraînaient sans mal jusqu&rsquo;aux barreaux du lit aux quels elles n&rsquo;avaient pas eu de mal à  les attacher avec les bas. Chloé s&rsquo;était laissé entraîner vers cette domination, la peur était source d&rsquo;excitation, de plaisir.<br />
Elle semblait ne pas savoir si cette situation la fascinait ou si elle en avait peur. Val se redressait encore une fois, saisit un drap qui s&rsquo;était posé au sol non loin du lit, il allait le déchirer. 	La lumière défectueuse rendait la scène extrêmement étrange voire irréelle. Il caressait ce corps qui s&rsquo;était perdu à  lui avec le bout de tissu détaché du drap, il s&rsquo;était laissé tomber sur elle, son visage était au-dessus du sien, ses mains remontaient vers sa bouche. Sans qu&rsquo;elle ait pu résister, elle s&rsquo;était retrouvée ligotée et bâillonnée sur le lit.<br />
Val s&rsquo;était exécuté avec virtuosité, mais Chloé ne semblait plus avoir envie de jouer. Elle commençait à  gigoter légèrement pensant qu&rsquo;il allait la détacher, que ce n&rsquo;était qu&rsquo;une de ses fantaisies sans retombées. Ses petits gémissements semblaient le prier de la libérer de ses liens. Mais il repassait avec plaisir son visage contre celui de son jouet tant désiré. Il savait combien toutes avaient horreur de ses extravagances, mais ce n&rsquo;est que lorsqu&rsquo;il sentait cette peur monter dans le ventre de ses proies qu&rsquo;il prenait du plaisir avec elles. Il l&rsquo;avait embrassée plusieurs reprises puis s&rsquo;était relevé, il allait faire le tour du lit en la regardant se tordre et essayer de crier toute sa peur.<br />
La chambre était une très grande pièce, quasiment vide comme presque toute la maison, les meubles étaient pour la plupart incrustés dans les murs, les lumières étaient rares et souvent remplacées par des néons bleus ou violets, ce qui donnait à  la maison une ambiance très spéciale. Chloé aurait peut-être espéré un endroit plus féerique pour sa première nuit en tant que femme dans sa nouvelle maison, mais elle avait décelé ce coté noir très étrange chez Val et cela l&rsquo;avait attiré.<br />
Il avait ouvert et disparu à  l&rsquo;intérieur d&rsquo;un placard mural. En ressortit un appareil photo, un Polaroà¯d, il l&rsquo;avait posé à  coté de sa chaîne hi-fi de l&rsquo;autre coté du lit, Chloé le suivait du regard, ses yeux étaient écarquillés. Son regard s&rsquo;était axé vers la table de nuit ou à  chaque éclair apparaissait le couteau, si seulement elle avait pu bouger pour l&rsquo;attraper et partir loin, plus rien ne lui venait à  l&rsquo;esprit à  part l&rsquo;idée d&rsquo;être ailleurs. Val lui était accroupi à  coté de sa chaîne et semblait hésiter sur le choix de musique qu&rsquo;il allait imposer à  Chloé, son doigt parcourait les piles de disques laser bien organisées posées à  terre. Finalement, il avait pris une décision soudaine à  la vue de l&rsquo;un d&rsquo;eux. Il l&rsquo;avait pris, ouvert, enfoncé dans le lecteur, s&rsquo;était retourné et avait lancé un regard étrange, qui n&rsquo;était pas pour réconforter son otage. Une fois le laser enclenché, il s&rsquo;était relevé, il avait la télécommande dans une main et l&rsquo;appareil photo dans l&rsquo;autre. Il était debout, son image allait être immortalisée dans le regard de Chloé à  chaque cri de lumière. Le regard de Val avait totalement changé, il était extrêmement effrayant, sa tête était légèrement penchée vers l&rsquo;avant et son regard pointait droit de ou elle était. Chloé ne voyait que le blanc de ces yeux qui lui mordaient l&rsquo;âme. Cette vision avait déclenché une réaction de folie chez Chloé qui se mis à  se débattre et à  gémir tant qu&rsquo;elle pouvait sans quitter ce démon du regard.<br />
Val lui, il souriait en voyant cela, il avait tendu un bras derrière lui sans se retourner, pointait la télécommande en direction de la chaîne et allait appuyer sur un bouton. A la suite de cet acte un bourdonnement envahit la pièce, et un rythme à  la fois lourd et rapide s&rsquo;était mis à  faire trembler les murs, des accords de guitare venaient déchirer l&rsquo;air encore respirable de la chambre. Le visage de Val était épanoui mais son regard était toujours le même, il ne bougeait pas et admirait ce qui allait être son oeuvre.<br />
Il faisait deux ou trois pas en direction du lit, ses mouvements semblaient générés par cette musique envoà»tante. Il avait finalement saisi son appareil photo des deux mains et fait une photo puis fait le tour du lit et en pris une autre, les flashs étaient plus blancs que les éclairs de la lampe. Il s&rsquo;était penché et avait posé l&rsquo;appareil au sol, il s&rsquo;était approché du lit et avait mis un pied dessus, puis l&rsquo;autre, il se retrouvait ainsi debout sur le lit. Chloé avait tenté de lui donner un coup de pied dans les parties, mais il lavait arrêté net, comme s&rsquo;il l&rsquo;avait attendu. Il tenait sa jambe, il s&rsquo;appuyait dessus et par son poids et sa force la plaquait à  coté de l&rsquo;autre sur le lit. Il avait posé ses deux mains sur les seins de sa victime mais les avait enlevées presque aussitôt, et il s&rsquo;était plié en deux en deux pour attraper le Polaroà¯d. Il faisait de nouveau des photos d&rsquo;elle. Les images, encore invisibles tombaient sur le ventre de Chloé. La main droite de Val avait posé l&rsquo;appareil sur la table de nuit et pris le Criss.<br />
Chloé était sous lui, clouée sur cette couche qui aurait dà» être le lit du fleuve de leurs amours et qui se retrouve être une planche de torture, l&rsquo;autel d&rsquo;un fou. Ses yeux, bleus de l&rsquo;éternel avaient perdu tout ce qui faisait d&rsquo;eux une protection contre l&rsquo;invasion du trouble. Ce n&rsquo;était pas l&rsquo;angoisse qui avait empli son être mais c&rsquo;était bien la peur, une peur sans limites, celle d&rsquo;un être qu&rsquo;elle aurait voulu être tendre, qu&rsquo;elle a voulu pour mari.<br />
Val avait saisi son couteau et pointé sur cette magnifique gorge qui s&rsquo;offrait à  lui, il le faisait ripper la lame jusque devant lui, jusqu&rsquo;au nombril. Cela plaisait beaucoup à  Val, ce corps à  sa merci, tendu, beau. Il abaissait son visage au niveau de celui qui reposait sur cet oreiller et dans un éclair lui avait donné un baiser sur le menton et léchait le corps de sa chère femme, de la lèvre inférieure à  la base de la lame du Criss. Ce corps bandé était terriblement sensible, à  peine effleuré, il se convulsait. Sa respiration se faisait entendre malgré le volume exagéré de la musique, il était discontinu, parfois puissant, d&rsquo;autres fois presque imperceptible, mais, pour Val, elle était un des facteurs principaux de ses motivations, dans l&rsquo;excitation, l&rsquo;empressement de l&rsquo;acte, entendre cette volupté à  la fois inquiétante et rassurante lui permettait d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout.<br />
Sa langue remontait frénétiquement le long du tranchant de la lame, le sang, mêlé à  la salive gouttait de sa chair écorchée et venait s&rsquo;écraser, se perdre dans cette porte qu&rsquo;est le nombril.<br />
Elle semblait crier. Sa bouche était grande ouverte et malgré le tissu qui l&rsquo;étouffait on croyait entendre quelque chose. Ses spasmes qui faisaient trembler tout son corps était de plus en plus violents, les veines de son cou se gonflaient et se rétractaient sans cesse. Sa tête se relevait et basculait lorsqu&rsquo;elle voyait Val, elle se détournait dans l&rsquo;espoir d&rsquo;échapper à  l&rsquo;emprise de son bourreau. Il appuyait plus fort la pointe couteau, la peau cédait lentement mais sans que la lame pénètre trop loin dans la chair. Un son strident s&rsquo;était échappé de sa poitrine, son corps était devenu brà»lant. Elle se s&rsquo;était brutalement redressée. Il avait alors amené son visage à  coté de celui du sien. Elle le regardait avec des yeux exorbités cernés de larmes épaisses. Il lui donnait hors du temps un baiser sur la joue, au même instant, il allait laisser le Criss s&rsquo;enfoncer tendrement, langoureusement, sans qu&rsquo;il puisse perdre une goutte de son regard et cela jusqu&rsquo;à  ce que sa main touche la peau de Chloé.<br />
Quand les lèvres de Val se sont décollées de la joue, elles ont abandonné une trace furtive de sang qui allait vite être rejointe par une larme, la douleur incarnée s&rsquo;était mise à  couler sur ce corps condamné à  l&rsquo;éternité.<br />
Val retenait sa tête, redressée, pétrifiée par l&rsquo;algie qui voulait la détruire, pour qu&rsquo;elle ne retombe pas violemment sur l&rsquo;oreiller. De sa main gauche il avait retiré le bout de tissu qui obstruait sa gorge, un souffle chaud émanant du plus profond de son mal était venu lui caresser le visage. Il y amenait sa bouche et allait refermer cette cavité qu&rsquo;il voulait caresser à  son tour d&rsquo;un langoureux baiser. Il sentait sur son visage la respiration faiblir lentement. Il avait alors reculé, contemplé son regard, présent apathique dur qui se perdait peu à  peu dans le vide. Ses mains avaient rejoint la faille par laquelle ce corps se vidait de sa vie, se perdait dans la pénombre hachée de la pièce. Il retirait le couteau de son trou et l&rsquo;avait remis dans la poche de ses jeans. Il passait ses mains sur la blessure en faisant attention à  ne pas appuyer dessus. Elles étaient alors ensanglantées, il les passait sur son visage. Il s&rsquo;était levé et contemplait son oeuvre, il était allé vers la table de nuit et y pris le Polaroà¯d il avait fait encore une photo de son travail. Il laissait le papier tomber par terre.<br />
Il avait repris le couteau et coupé les bas qui la retenaient attachée. Dans un geste lent et apparemment difficile, elle avait ramené ses bras sur ses jambes. Son corps se prenait de spasmes encore plus violents qui ouvraient ses yeux qu&rsquo;on aurait cru qu&rsquo;ils allaient sortir de leurs orbites. Après quelques clichés, ce corps épuisé voulait être pénétré par la mort, démon qui allait d&rsquo;ici une à  deux heures se rendre maître des lieux qu&rsquo;il avait envahi. Ses mains, lorsqu&rsquo;elles étaient mues par un élan de douleur, attrapaient les draps et se crispaient, mais cela ne durait jamais très longtemps, car elle était très faible. Son ventre, éclairé de temps à  autre par la lampe dont la lumière était si froide, se gonflait et se dégonflait sans cesse, poussant au-dehors le sang bouillonnant qui remplissait l&rsquo;estomac perforé de Chloé.<br />
Sa tête s&rsquo;était retournée vers Val qui dansait à  coté d&rsquo;elle, son regard fatigué, animé alternativement par des reflets qui lui redonnent vie pour un court instant. La douleur ne semblait pas atteindre cette partie de Chloé, seul son corps souffrait, son âme pure resterait alors sereine, essayant simplement de savoir pourquoi tout cela avait lieu.<br />
Val s&rsquo;était penché et avait saisi puis arraché les lambeaux de sa chemise. Le mouvement que cela impliquait à  Chloé la faisait tousser, son souffle s&rsquo;accélérait parfois seulement durant un bref instant. Il s&rsquo;était reculé et avait repris en main son appareil photo. Il tournait quelques instants autour d&rsquo;elle et saisit de son polaroà¯d quelques moments infinis qui immortaliseraient ces images atroces qui lui procurent un tel plaisir.<br />
Il s&rsquo;était rapproché d&rsquo;elle et avait passé la main sur sa peau. Il lui avait défait et enlevé délicatement le pantalon qu&rsquo;elle portait. 	Val s&rsquo;éloignait d&rsquo;elle en la regardant et, sorti de la pièce.<br />
Il était revenu un instant plus tard armé d&rsquo;une éponge et d&rsquo;une bassine d&rsquo;eau. Il avait tiré une chaise qui se trouvait prés de la porte et s&rsquo;était assis dessus. Il s&rsquo;était mis à  éponger le sang qui salissait le corps de cette déesse fuyant notre monde, il essorait l&rsquo;éponge ensanglantée dans la bassine dont l&rsquo;eau avait viré au trouble et au rouge. Il allait se relever et faire quelques photos avant d&rsquo;aller remettre l&rsquo;appareil dans le placard.<br />
Le sol était couvert de photos, certaines étaient tachées de sang. Les éclairs issus de la lampe les faisaient briller, le corps encore vivant était là , seul propre au milieu de ce chaos qu&rsquo;était devenue la chambre.<br />
Il était allé baisser la musique, et ouvrir la fenêtre. Il faisait très noir dehors. Il s&rsquo;était assis un instant sur le bord de la fenêtre, avait sorti un paquet de lucky de sa poche, tiré la chaise du pied afin de s&rsquo;appuyer dessus, pris une cigarette, sorti son briquet de sa poche et allumé d&rsquo;un geste vif la blonde qui dépassait de sa bouche maculée de rouge à  lèvres et de sang. La fumée se pressait à  la débouchée de ses narines, la lumière toujours aussi flaschante dessinait à  chaque éclair un nuage différent. Il attendait qu&rsquo;elle parte. Lorsqu&rsquo;il retournait la tête, on ne voyait rien, c&rsquo;était presque le vide dehors, était-ce ce qu&rsquo;elle allait retrouver dans quelques instants. Il laissait tomber des cendres encore rouges de sa fenêtre et les regardait disparaître dans l&rsquo;obscurité.<br />
Après un long paquet de cigarettes et quelques va et viens entre le lit et la fenêtre, Val était retourné avec la chaise prés du lit. Il s&rsquo;y était assis et lui avait pris la main, elle était si douce et si légère. De son autre main, il lui caressait le visage dépérissant. Elle était glacée de questions, bouillante de fièvre. Elle ne bougeait presque plus. Il était resté comme ça un très long moment.<br />
Chloé, dans une dernière poussée de volonté avait essayé de lui parler, mais elle n&rsquo;avait plus la force de faire le moindre bruit. La lumière qui vivait dans ses yeux allait s&rsquo;éteindre.<br />
Ce dernier souffle encore tiède était à  la fois plein de sensualité et de grâce. C&rsquo;était la mort d&rsquo;un ange. Hegel soutenait que ce n&rsquo;était pas la vie qui reculait devant la mort et se préservait pure de la destruction, mais la vie qui portait la mort, et se maintenait dans la mort même, qui était la vie de l&rsquo;esprit. Pour Val tuer ces filles, c&rsquo;était un peu sacraliser leurs êtres par le rite du sacrifice, mais cela lui permettait surtout d&rsquo;assouvir l&rsquo;accomplissement de son être, de ses fantasmes.<br />
Il était quelqu&rsquo;un pour qui le partage de la mort était la plus grande preuve d&rsquo;amour, mais sa perception du partage était plutôt égoà¯ste. Seulement toute chose devait avoir une fin, il s&rsquo;était dit qu&rsquo;il ne noterait plus jamais la vie à  quelqu&rsquo;un et cela même s&rsquo;il devait en souffrir, car il n&rsquo;aimerait plus.<br />
Val aurait aimé garder le corps, si beau dans son expression dernière, mais malheureusement, le temps humain altérerait trop vite cette pureté innocente et si lourde de sens pour Val.<br />
Il ramassait toutes les photos qui recouvraient le sol, bon nombre d&rsquo;entre elles avaient été altérées par le sang qui avait giclé dessus, et ces altérations immortalisées par le temps qui avait séché le sang. Il les arrangeait dans l&rsquo;ordre chronologique avant d&rsquo;en faire un tas et de le mettre dans une boîte à  chaussures dans le placard.<br />
Val caressait une dernière fois le visage de Chloé, il avait posé sa main sur son front, et la faisait glisser sur son visage et avait fermé définitivement les fenêtres de son âme qui venait de s&rsquo;enfuir.<br />
Il lui avait ramené les bras autour du corps, avait défait les draps blancs ensanglantés dans lesquels il avait roulé le corps. Il avait ramassé le drap par terre, ainsi que les bas et le bout de tissu qui lui avait servi de bâillon et les mis avec la dépouille. 	Une fois le tout bien ligoté à  l&rsquo;aide de cordelettes noires, Val chargé du paquet sur son dos était descendu calmement à  la cave.<br />
Après avoir posé le corps à  terre, et allumé, la cave s&rsquo;éclairait assez vite bien que les lumières aient encore une fois été des néons, elle était une assez grande pièce ou il n&rsquo;y avait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une cheminée. Le sol, très propre, était en béton inégalement posé, il y avait cependant un espace vierge, en terre, d&rsquo;environ deux mètres sur un mètre, il se trouvait dans le coin opposé de la pièce, juste à  coté de la cheminée. La matière dont étaient faits les murs semblait avoir des reflets métalliques. De part son inanité et son aspect, les lumières ancraient le trouble émanant de ce lieu détaché de la réalité, elles ne projetaient aucune chimère sur les murs. La facture du lieu lui accordait aussi une réaction au bruit très particulière, il semblait s&rsquo;écraser sur les parois et rebondir à  l&rsquo;intérieur sans jamais en ressortir.<br />
Il s&rsquo;accroupit prés du corps, et de ses deux mains défaisait un à  un les noeuds qui liaient les lacets de corde noire étouffant sa tendre évadée. Une fois libérée, elle était indescriptiblement belle, l&rsquo;expression acide et comblée qui parait son visage demandait simplement pardon, pardon d&rsquo;avoir douté de lui, merci de l&rsquo;avoir ainsi délivré, adieu à  celui qu&rsquo;elle aimera pour toujours.<br />
Val avait les mains sur les yeux, comme s&rsquo;il avait voulu se les arracher et les lui offrir. Ses larmes asséchées par sa passion lui creusaient la peau. Il devait achever son don en lui offrant le repos.<br />
Une main à  terre l&rsquo;avait repoussé vers les hauteurs de l&rsquo;homme et d&rsquo;en haut il se rendait près de la bouche démoniaque de cet antre. Sur le côté de la cheminée ornée de deux petites gargouilles si petites qu&rsquo;on ne les dérangeait que si on s&rsquo;approchait d&rsquo;elles se trouvaient une pioche et une pelle. Leurs manches étaient recouvertes de rubans de velours noir et violets, finis par des poignées de bois entourés de cuir. Ses doigts en chatouillant le velours s&rsquo;étaient saisis des deux outils et les avaient emportés près de la parcelle de terre. Il s&rsquo;était lancé à  l&rsquo;ouvrage, minant torse nu maculé de terre, de sang, de larmes, il jetait sa douleur à  chaque coup qu&rsquo;il donnait à  cette planète, elle avait fait de lui un être hors du commun, l&rsquo;avait choisi pour répandre une nouvelle expression de l&rsquo;amour, qui le poussait à  faire le mal pour être bien, cette folie, limite de sa liberté qu&rsquo;il ne pouvait maîtriser lorsque s&rsquo;offrait à  lui la chair, la luxure, rien ni personne n&rsquo;avait mis le doigt sur ses visions, on ne l&rsquo;avait jamais inquiété de la fausseté de sa prophétie. Ces maux qui lui nouaient l&rsquo;estomac, ces mots qui lui écorchaient la gorge, ces cris étouffés courants le long de ses fantasmes et pourtant si dérangeants ne lui permettaient pas de se sentir comme il aurait voulu qu&rsquo;elles vivent leur mort, libérées, la douleur physique, substantielle, séparant âme du corps mettrait celle-ci à  l&rsquo;abri pour le grand voyage qu&rsquo;est la mort terrestre.<br />
Seules les épaules et la tête de Val sortaient du trou qu&rsquo;il avait creusé, le jour allait suspendre la nuit et répondre à  l&rsquo;appel de Val dans quelques moments. De ses deux bras, il s&rsquo;était extrait de la cavité funéraire qui perçait son sol et avait rejoint Chloé, plongée dans ses rêves. Il avait ramassé le drap blanc et jeté dans le trou. Il laissait tomber un regard sur elle et rejoint le drap. Un rayon de douceur venait lui brà»ler, le dos, la lumière allait être, il finissait de tendre le drap et allait sortir pour aller éteindre les lumières. A son retour, il saisit le drap dans lequel dormait cet ange au ventre ouvert à  toute l&rsquo;énergie du cosmos, il la portait au trou, et l&rsquo;y avait plongée. La porte  s&rsquo;était mise à  claquer. Un bruit terrible envahit les lieux dès qu&rsquo;il avait mis  en route le mécanisme d&rsquo;aspiration. Il avait pris une bouteille de trichloréthylène qui se trouvait au pied de la cheminée. Au goulot de celle-ci était attaché un petit masque, il se l&rsquo;était mis autour du cou. Le contenu de la bouteille se déversait sans fin dans le trou et se mêlait à  la terre.  Il avait sorti son briquet, pris la dernière cigarette qui se trouvait sue le rebord de la cheminée dans une boîte plate en fer, c&rsquo;était la vingtième, elle avait cinq ans, lui en avait à  peine vingt de plus. La flamme du briquet s&rsquo;était délicatement posée sur elle. Un nuage de fumée troublait le corps de cette entité brà»lante.<br />
Sa main avait laissé le briquet s&rsquo;envoler, encore allumé vers l&rsquo;orifice qui se présentait à  ses pieds. Le bruit de la ventilation donnait le rythme aux mouvements de Val qui s&rsquo;était pressé de clore la lumière pénétrante du jour qui s&rsquo;émerveille. La base du briquet allait heurter la paroi de l&rsquo;excavation et, il s&rsquo;en était suivi un changement de route qui s&rsquo;achèverait au coté de Chloé, l&rsquo;éclat blanc et jaunâtre, épuisé de sa traversée avait mis feu, seule clarté dans le noir. Lorsque la flamme-enfant était venue narguer l&rsquo;eau de l&rsquo;enfer à  l&rsquo;orée de la chair, ses bras étaient devenus des lances qui avalaient la matière et crachaient la cendre.<br />
Val s&rsquo;approchait de Chloé qui se défaisait de son enveloppe de chair. Il s&rsquo;était assis au bord de la tombe, transpirant. Sa cigarette parlait au brasier à  chaque bouffée.<br />
Il l&rsquo;avait jetée au feu. Ses jambes l&rsquo;avaient poussé hors de lui, il s&rsquo;était levé comme perdu, il avait ramassé la pelle et jeté de toutes ses forces la terre qui fessait rempart sur l&rsquo;un des côtés de l&rsquo;ouverture. Son geste, violent, avait tué le feu et, dés la seconde portée de terre, les flammes s&rsquo;étaient recroquevillées dans leur monde sans plus détruire ni réchauffer dans le nôtre. La pénombre avait beau aveugler Val, la terre allait toujours dans le trou. Une fois encore il se sentait muni d&rsquo;ailes, d&rsquo;une force qui dépasse celle de tous les hommes réunis. Mais une fois qu&rsquo;il n&rsquo;arrivait plus à  attraper la terre encore répandue sur le sol, il avait jeté la pelle et poussa son corps contre le mur.<br />
La lumière perçait maintenant à  travers les volets. Un rayon divin se frayait un chemin dans la poussière que l&rsquo;aspiration n&rsquo;avait pas encore évacuée. Elle lui appuyait sur le milieu du front. Val était épuisé, assis contre le mur. S&rsquo;était-il trompé de Dieu ?<br />
La porte s&rsquo;ouvrait et laissait place à  son passage. Il abandonnait la pièce, il avait coupé l&rsquo;aspiration, ouvert les volets, rendu à  la cave sa sérénité.<br />
Il était ensuite revenu chargé d&rsquo;un sac de ciment, avec de l&rsquo;eau, avec du sable.<br />
Lorsque le sol de la cave avait enfin été uniforme, il avait regagné la surface. La porte du placard de sa chambre s&rsquo;était de nouveau ouverte. La boîte en était sortie. Il regagnait le salon, seule pièce de la maison identifiable par son aspect normal. Il avait mis la boîte sur la grande table poussiéreuse. La boîte s&rsquo;était ouverte. Elle était pleine de photos. A chaque fois qu&rsquo;il posait un cliché sur cette table, une larme s&rsquo;échappait de son coeur, s&rsquo;évadait de son corps par ses yeux  vers le monde des mortels aux coutumes qui n&rsquo;étaient pas les siennes, cette perle de douleur s&rsquo;évaporait au contact du papier glacé et y déposait une marque en forme de cercle, dernière trace terrestre d&rsquo;un amour à  jamais ancré au fond de son âme.<br />
Val s&rsquo;était levé de cette position banale. La vie semblait s&rsquo;éteindre à  l&rsquo;idée de ne plus aimer. Il se teint droit devant la fenêtre durant quelques instants. L&rsquo;avenir ne semblait pas vouloir lui sourire, il se sentait perdu, cette fois on se rendrait compte de la disparition. Jouer au chat et à  la souris avec la police ne le tentait pas plus que finir sa triste existence dans une prison ou un asile. Il devait faire preuve d&rsquo;inventivité pour se sortir de ce gouffre.</p>
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