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	<title>images, notes et mouvements &#187; erreur</title>
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	<description>jacques perconte, cinéma, arts plastiques et numérique</description>
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		<title>Laura Bayod : Jacques Perconte et UISHET, to be continued</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2009/11/laura-bayod-jacques-perconte-et-uishet-to-be-continued/</link>
		<comments>http://blog.technart.fr/2009/11/laura-bayod-jacques-perconte-et-uishet-to-be-continued/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 21:59:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cet article a été publié par Laura Bayod à  la suite de la conférence du 28 Octobre à  l’Observatoire des nouveaux médias. Retrouvez le sur le site original : Jacques Perconte et UISHET, to be continued. Chronologiquement les travaux de Jacques Perconte sont des expérimentations successives. Ce qui le pousse à  faire, ‟à  bricoler ou bidouiller”, [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2009/11/laura-bayod-jacques-perconte-et-uishet-to-be-continued/">Laura Bayod : Jacques Perconte et UISHET, to be continued</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:9px">Cet article a été publié par Laura Bayod à  la suite de la conférence du 28 Octobre à  l’<a style="color: #000000;" href="http://www.arpla.fr/odnm/" target="_blank">Observatoire des nouveaux médias</a>. Retrouvez le sur le site original : <a href="http://www.arpla.fr/odnm/?p=5207" target="_blank">Jacques Perconte et UISHET, to be continued</a>.</span></p>
<p style="font-size: 1.05em;">Chronologiquement les travaux de Jacques Perconte sont des expérimentations successives. Ce qui le pousse à  faire, ‟à  bricoler ou bidouiller”, à  chercher jusqu’où aller. Soumettre les images à  diverses expériences, en cherchant dans ces déformations ce qui convient pour l’oeuvre, <span>et ainsi constituer au fur et à  mesure du temps un vocable formel qui lui est propre. Et s’il n’a de cesse de chercher, c’est pour trouver une picturalité à  l’image numérique. Paradoxalement puisque <em>picturalité</em> renvoie à  peinture et que l’image numérique serait par définition immatérielle. C’est là  tout l’intérêt de creuser ce paradoxe et mettre en question le statut de l’image.<br />
</span><span>UISHET <span><span>(<a style="color: #e02a45; text-decoration: none;" href="http://uishet.technart.fr/" target="_blank">http://uishet.technart.fr/</a>) </span></span>est une traversée en barque, un travelling sur rivière et un film numérique en couleur.<span><span><span> Quand Jacques Perconte présente cette oeuvre, il dit penser son travail à  la manière du peintre, ou plutôt dans une métaphore du travail du peintre. UISHET présente une avancée dans le paysage, un ‟espace purement optique” selon les mots de Deleuze. Nous sommes dans l’image-temps, opposé à  un cinéma d’action. A cet égard, une mise en parallèle avec le paradigme impressionniste semble pertinente. Saisir les transformations du paysage en travaillant sur le motif, en sortant de l’atelier c’est ce que fait le vidéaste en se rendant dans les Landes, avec sa caméra pour filmer le courant d’Huchet.</span></span></span></span></p>
<blockquote style="color: #777777; margin-top: 15px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 15px; padding-left: 15px; border-left-width: 0px; border-left-style: solid; border-left-color: #dddddd;">
<p style="font-size: 1.05em;"><span><span><span>‟La question de savoir si le cinéma est à  même, par sa spécificité technique, de rendre compte de la grandeur de la peinture, de sa matière et de sa densité, n’est plus réellement à  l’ordre du jour : d’une part, le cinéma comme art de l’image peut être lui-même créateur d’une picturalité originale, créative et inédite […] ; d’autre part, si le cinéma rend hommage à  la peinture, c’est en tant qu’art autonome et non en tant que copiste ou â€œfaussaireâ€.”</span><span> Patricia-Laure Thivat in <em>Ligeia, n° 77 à  80 : Peinture et cinéma Picturalité de l’image filmée, de la toile à  l’écran</em>, Ouvrage Collectif / Association Ligeia, 2008.</span></span></span></p>
</blockquote>
<p style="font-size: 1.05em;"><span id="more-5207"> </span><br />
<span><span><span>L’image numérique rompt avec l’esthétique et la stylistique de la peinture, pour atteindre une picturalité nouvelle. Ici, au fil des déformations insufflées aux images, le film passe de la figuration à  l’abstraction. Et grâce à  la durée filmique, nous assistons aussi aux mouvements, étapes de cette transformation mouvante, nous sommes au coeur d’un processus qui se déroule dans le temps. Cette picturalité nouvelle tient de la ‟mauvaise qualité” induite par les différentes compressions que Jacques Perconte fait subir, inlassablement, aux images. On joue ici des défauts des technologies, et c’est dans la perte d’informations informatiques que se crée un nouveau type d’image (pixellisation et flou).</span></span></span></p>
<p style="font-size: 1.05em;" align="JUSTIFY">
<p style="font-size: 1.05em;" align="JUSTIFY">
<blockquote style="color: #777777; margin-top: 15px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 15px; padding-left: 15px; border-left-width: 0px; border-left-style: solid; border-left-color: #dddddd;">
<p style="font-size: 1.05em;"><span><span><span>‟(…) Ces décalages commencent néanmoins à  être perçus non pas comme des insuffisances du médium, mais comme une matière à  exploiter par des artistes sensibles aux propriétés du matériau.” CALIANDRO Stephania ‟<span>Les défaillances artistiques: comme matière artistique</span><em>”, in Protée</em>, Vol.32, n. 2, 2004.</span></span></span></p>
</blockquote>
<p style="font-size: 1.05em;" align="JUSTIFY">
<p style="font-size: 1.05em;" align="JUSTIFY"><span><span><span><span><span>Dans le même temps, il y a donc un processus paradoxal de ‟perte et découverte des images”. De même, ce nouveau paysage naît à  la fois de l’image originelle que de ses transformations, l’artiste et ses interventions en sont le révélateur. </span></span>Nous pouvons penser au film <em>Decasia : the state of decay</em>(USA, 2002), de Bill Morrison, différent par la technique (found-footage de photogrammes argentiques) travaille du côté de la destruction/apparition par le montage d’extraits de films en décomposition. Chez Morrison, cette décomposition est produite par le temps de façon involontaire et la dégradation est ancrée dans la pellicule; chez Perconte évidemment, les altérations sont des simulations volontaires. Chacun jouant de la dégradation comme ‟ matière ” artistique ”.</span></span></span></p>
<p style="font-size: 1.05em;" align="JUSTIFY"><a style="color: #0055ff; text-decoration: none;" href="http://videodetective.com/TitleDetails.aspx?publishedid=00291134"></a><span><span><span>La post-production de Perconte se pose en opposition avec la recherche de perfection (imitation, hyperréalisme, détails…) que l’on veut faire porter aux technologies numériques. Car l’important n’est pas là .<br />
Dans son livre <em>La technologie dans l’art,</em> Edmond Couchot montre que le scandale et bouleversement qu’a donné lieu l’impressionnisme et le néo-impressionnisme, qui s’emploient à  montrer par leur pratique picturale ‟comment fonctionne la machine-oeil dans la vision des couleurs”, aurait pour conséquence de mettre le regardeur dans une position active. ‟Regarder une peinture impressionniste, c’est la recréer mentalement et jouir de cette recréation”, ici, le regard est amené à  suivre les mouvements et les transformations de l’image même. Observer sa fragmentation.</span></span></span></p>
<p style="font-size: 1.05em;" align="JUSTIFY">
<p style="font-size: 1.05em;" align="JUSTIFY">
<p style="font-size: 1.05em;" align="LEFT"><span><span><span>En ce qui concerne la médiation du travail de Jacques Perconte, le projet toujours en cours est présenté sur le site de l’artiste, le réseau lui ouvrant de nouvelles perspectives. Ainsi, on peut suivre l’historique, de l’avant-projet aux différentes étapes, aux réactions, idées de l’artiste par rapport à  son travail. Ceci, sous une sorte de journal daté, de prises de notes dans un carnet.<span> Le réseau nous invite donc à  nous intéresser au processus, et aux à -côtés de l’oeuvre close. Il nous permet de suivre l’artiste dans ses raisonnements </span></span></span></span><span><span><span><span>divers</span></span></span></span><span><span><span><span>, de la technique pure à  une recherche d’ordre esthétique et théorique face à  son oeuvre. De comprendre aussi cette logique expérimentale qui sous-tend son travail, et qui s’exprime encore ici sous la forme écrite.</span></span></span></span></p>
<p style="font-size: 1.05em;" align="LEFT">Laura Bayod<br />
copyright ODNMblog.</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2009/11/laura-bayod-jacques-perconte-et-uishet-to-be-continued/">Laura Bayod : Jacques Perconte et UISHET, to be continued</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Terminale extension (suite en ligne)</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jun 2007 22:29:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Netartophilie Le netart a du exister un bref instant dans la tête de quelques-uns il y a une douzaine d’années, quand dire netart ne servait à  rien. Dès lors qu’il y a eu l’envie que soit accordée aux pratiques une légitimité dans le monde de l’art les libertés se sont estompées, les clans se sont [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/06/terminale-extension-suite-en-ligne/">Terminale extension (suite en ligne)</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Netartophilie</strong></p>
<p>Le netart a du exister un bref instant dans la tête de quelques-uns il y a une douzaine d’années, quand dire netart ne servait à  rien. Dès lors qu’il y a eu l’envie que soit accordée aux pratiques une légitimité dans le monde de l’art les libertés se sont estompées, les clans se sont formés, la rhétorique est venue nourrir les conflits et les bavardages. On peut penser que sur internet les artistes reconnus ou anonymes sont égaux. Mais dans la vie (In Real Life), ce n’est pas le cas. Les premiers peuvent aisément produire, montrer, vivre alors que les autres doivent se battre dans l’ombre et gagner leur pain. Mais en ligne tous affichent leurs productions au même étage. C’est la grande révolution artistique d’internet : l’artiste peut s’exposer sans aide.<br />
L’évolution des technologies, leur démocratisation, la montée fulgurante d’internet a poussé beaucoup de gens à  croire que parce que la technique pouvait être accessible, la créativité s’apprivoisait avec les nuits blanches.<br />
Internet c’était la liberté d’expression contre tout (ça l’est encore un peu). Tous ceux qui créaient essayant de s’approprier la nouveauté dans leurs coins se sont réunis autour de diverses interfaces. De nombreuses communautés d’internautes artistes et théoriciens ont vu le jour. Les discussions sur les listes sont venues nourrir les réflexions globales sur les sujets de l’art, du netart, des techniques et de la société. Internet, le mail, le peer to peer (et les autres) supportent aussi le développement d’outils ‟ artistiques ” pour la majeur partie libres. Le fil de la conversation partagée aux quatre coins du globe soutient une activité débordante.<br />
Ainsi sur certaines listes de diffusions se discute depuis le début la définition même de l’art. Il faut savoir ce que c’est l’art ! Parce qu’ensuite on pourra dire ce qu’est le netart (ou d’autres formes à  revendiquer) et ainsi repérer dans l’immense diversité des créations ce qui en est ou n’en est pas…. Et comparer : Où est l’avant-garde ? Qu&rsquo;est-ce qui est pur et dur ? Quelle forme est légitime ? Pourquoi je ne suis pas reconnu ? Ainsi, la réflexion tend majoritairement vers la nécessité de légitimer les pratiques. La plupart des individus-artistes cherchent leur place dans des sphères de reconnaissance d’importances diverses.<br />
La posture d’artiste s’est démocratisée sur et avec internet (ils sont de plus en plus). Chacun cherche la singularité, mais tout le monde a les mêmes outils (souvent téléchargés et crackés). Et si l’on prenait ce chemin, celui de l’envie de créer non pas par nécessité, mais par désir de non-conformisme. Parce que depuis internet on peut se sentir encore plus impuissant et seul face au monde, le besoin d’avoir ce sentiment d’exister, d’être unique, différent s’intensifie. Et là  il y a des solutions apparentes : faire son blog, faire les meilleures photographies pendant les manifestations, faire de l’art. Aujourd’hui il n’y a rien de plus facile. Moins de cinq minutes pour ouvrir son site internet gratuitement, des centaines d’outils pour capter l’attention des autres, des dizaines de communautés avides de nouvelles nouveautés… Pour en revenir au netart, ils sont peu à  s’en sortir. Mais qui le sait ? Ils n’agissent pas globalement finalement. Chacun à  son public. Certaines communautés partagent leurs publics. Quel non-spécialiste connait le netart et ses artistes ? Quel spécialiste connait les mêmes artistes que ses confrères ?</p>
<p>De tous temps des artistes ont couru vers les nouvelles technologies. Ce sont des bricoleurs. Ils ont bidouillé les machines bien avant l’invention de l’électronique, bien avant internet. L’art numérique, le â€œnew media artâ€ pour son appellation anglo-saxonne regroupe toutes les pratiques artistiques qui se servent des nouveaux médias (on dira ça comme ça). Le netart se rangerait là -dedans. Mais il y a trop de formes différentes, une trop grande confusion pour saisir quelque chose, c’est comme parler de sculpture ou de peinture.<br />
De toute façon, il y a une bien trop grande réserve ici en France pour pouvoir imaginer ce que sont les arts numériques (si jamais cela servait à  quelque chose). On rassemble les oeuvres et les artistes qui utilisent les nouvelles technologies, on les extrait de la scène artistique globale parce qu’on ne sait pas trop dire si c’est vraiment de l’art, on garde une réserve quant à  la qualité des oeuvres. Mais comme on sent qu’il se passe quelque chose, on parque les créations dans des espaces confinés et identifiables bien en marge de l’art légitime, on appelle ça art numérique.</p>
<p>Les pratiques artistiques qui utilisent internet ont pris le pli de bien des mouvements classiques de l’histoire de l’art : le netart minimal, le netart médiatique, le netbodyart, le netart support-surface, le netart conceptuel… les artistes ont aussi bien réfléchi la forme que le fond, les spécificités médiatiques que le contexte informatique. Ne serait-ce qu’un nouveau ‘support’ ? Qu’un nouveau moyen ?</p>
<p>D&rsquo;un côté, certains (artistes, journalistes, théoriciens…) soutiennent une pensée théorique. Cette pensée étudie les rapports entre technique, pratique et philosophie. Ainsi, les oeuvres qu’ils aiment doivent faire preuve d’une efficacité dans le discours qu’elles portent. Elles ne sont que compréhensibles, l’esthétique n’est pas une donnée fondamentale.<br />
De l’autre, d’autres sont fascinés par les possibilités de la technique. Et le contenu sert de support à  la forme. Il l’enrobe.</p>
<p>Mais finalement, vu de l’extérieur, il se passe quoi ? Qui comprend ? Qui a envie de jouer ? Que font les gens face à  une oeuvre (de netart)? Sur internet une grande partie d’entre eux arrive par hasard, parce qu’un mot clef ingénieusement référencé par un moteur les a guidés ici ou là . Restent-ils ? Sont-ils curieux ? Face à  l’art en général les gens se protègent de ce qu’ils ne comprennent pas et qui ne les accueille pas. Ils sont curieux, ils aimeraient glisser dans les oeuvres et en faire l’expérience. Mais beaucoup de propositions visant peut-être à  les dérouter et à  les questionner se positionnent justement contre eux…<br />
Les aficionados pour beaucoup, selon le camp auquel ils appartiennent : les philosophophiles ou les technophiles ne voient que l’effort technique et la pensée. Ils écoutent les contes théoriques et les histoires techniques comme des romans de science-fiction. Je vois là  une espèce de danger. Le signal qui percute n’est pas bon, il appartient à  l’appareil, pas à  la production elle-même… Cela voudrait-il dire que la production est moins forte que l’appareil ? Je connais plus de gens fascinés par la technologie î le progrès, l’innovation î que par l’art.</p>
<p>Hans Belting raconte l’histoire de l’art au tournant, il rappelle que les canons de l’art sont vieux (et certainement dépassés). Quand on reprend cette histoire, le XXème siècle est le moment où l’art se détache du beau au sens commun de ses canons. Depuis une grande partie des créations évoluent en dehors des possibilités de perception d’une grande partie de la population. On dit que c’est dà» à  un manque d’éducation (artistique). Ils voient, regardent, mais ne sentent rien si ce n’est leur possible exclusion. Mais aussi c’est au cours de ce siècle que les Occidentaux se sont encore plus plongés dans leur cerveau jusqu’à  ce que certains puissent ne plus voir avec leur coeur, mais avec leurs idées. Idées construites consciemment par affinité. Le jugement n’est plus de goà»t, mais de valeur. Et les sens frisent le mental d’une impression d’intelligence en surpuissance quand l’intellect est bousculé par l’oeuvre. A-t-on réellement besoin de se projeter dans une pensée pour s’accorder ? La déflagration de l’intelligence effleure le corps, mais le vertige n’est pas physique.</p>
<p>Artisan des ‘nouveaux médias’ j’ai été je ne sais combien de fois questionné sur le temps, la technicité, les efforts, la difficulté, l’innovation mise en oeuvre… Depuis quelques années j’essaie d’effacer la technique le plus possible. Ce n’est pas ce qui doit être vu.<br />
Qu’est ce que c’est créer avec les nouvelles technologies î quand je dis créer, c’est viser une forme expressive, ‟ faire de l’art ” (pas fabriquer un outil) ? Est-ce que c’est fabriquer une machine technologique qui ne fonctionne que par ses rapports de fascination, où la technologie est la magie qui séduit ? Est-ce qu’il faut entretenir cette fascination ? J’ai vu trop d’oeuvres qui ne tenaient qu’à  cela, oeuvres à  cause de cela, mais vides et inexpressives, quand l’effet de nouveauté aura passé le pas, à  la prochaine génération de technologies, il ne restera plus rien.</p>
<p>Internet est l’un moyen qui sert ma démarche. L’idée de défendre le netart me parait assez absurde, ce n’est pas un combat qui doit concentrer des énergies. Et étudier les typologies du netart ? À quoi bon, il y a des questions sou jacentes bien plus fondamentales. En effet c’est pratique pour raconter des histoires, mais des histoires qui ne concernent que l’histoire du média, du genre, mais qui ne permettent en rien de comprendre ni d’approcher l’art. D&rsquo;ailleurs, écrire une histoire du netart est amusant, c’est presque incohérent. Qui sait ce qui s’est passé ? Qui sait ce qui se passe ? Si justement la grande spécificité c’est qu’il se passe des choses en dehors des circuits officiels et que peut-être personne ne le sait… J’en ai écrit une sous la forme d’un wiki. À partir d’une histoire du netart à  priori célèbre : ‟ Reprenant le texte de Natalie Bookchin (a story of net art, 1999, open source), Jacques Perconte vient d’ouvrir a wiki story of net art. Tout est dans le titre : ajoutez, modifiez, effacez, mystifiez… sur le web, personne ne sait si vous êtes un historien. ” Chacun se retrouve libre de corriger l’histoire selon son appréhension logique de la chose ou de ses aspirations. Chacun peut prendre part à  l’histoire du netart, effacer ou écrire, chacun peut se revendiquer comme à  l’avant-garde du netart… il y a d’ailleurs eu une bataille sur les dates les plus anciennes. Certains voulaient être à  tout pris les premiers (les vrais). J’ai ‟ accidentellement ” remis l’histoire à  zéro en juin 2005. Depuis elle a repris son cours. Cette ‟ oeuvre ” est très netart. Elle est assez pure. Mais elle concerne qui ? Qui l’a mise dans ses favoris ? Qui vient la visiter ? Qui s’en sert ? À quoi sert-elle ?</p>
<p>Les réponses à  ces questions sont évidentes. Le plaisir quel qu’il soit qui peut se dégager du contact avec cette proposition n’est lié qu’à  l’intérêt qu’on peut avoir pour le netart. Il m’est arrivé plusieurs fois de présenter ce travail à  des étudiants, des élèves de lycée. Certains étaient séduits par la proposition, par le lien entre l’idée de ce qu’est par principe un wiki, et le fait de s’en servir pour écrire une histoire du netart. Le recoupement de ces idées peut conduire à  une certaine expérience intellectuelle. Mais c’est absurde. C’est cette absurdité qui en fait le sujet de ma proposition. Je la trouve amusante. Mais qu’est ce qu’elle apporte aux gens ?<br />
Quand j’ai présenté ce travail à  des publics pour qui internet n’est rien d’autre qu’une idée abstraite et compliquée qui peut certainement rendre leur vie plus casanière, j’ai senti les regards plonger dans le vide à  la recherche d’une substance dans mes propos. C’est évident que je n’avais rien pour eux.<br />
A wiki story of netart est une approche assez radicale î formellement, le spectre de perception est très réduit. On ne peut pas ramener tout le netart à  cela, mais on peut dire que le netart est coincé dans internet… Est-ce que c’est la meilleure place pour de l’art ?</p>
<p>Pierre Restany écrivait en 1969 à  l’occasion d’une des toutes premières expositions d’arts électroniques : ‟ L’art cybernétique a donné au monde la preuve de son existence, de sa vitalité, de ses possibilités: en tant que nouvelle orientation de la pensée créatrice, il est né en aoà»t 1968 au coeur de Londres et dans la fête. Et cette joie des petits et des grands préfigurait l’un des chapitres de la métamorphose technologique: un art total, un art pour tous. L’esthétique généralisée annonce une société nouvelle ayant retrouvé enfin le goà»t de la fête collective et le sens profondément humain du jeu. ” La création artistique au sein des nouvelles technologies s’avance vers les publics sur le mode du jeu î la face intellectuelle se réservant plutôt pour les professionnels. On joue à  l’interactivité. Sur internet des technologies comme Adobe Flash on surdémocratisé l’interactivité. Tout doit bouger, tout devient interactif. Le design de la communication coupe l’herbe sous les pieds à  la gratuité de la création. On consomme ici. On n’hésite plus à  transgresser les codes, à  dérouter en vendant. La publicité s’est armé de techniciens de l’alternatif, du viral. Des campagnes vont si loin qu’on pourrait les confondre avec des oeuvres d’art…La France est assez épargnée, mais au Brésil, internet déborde sans cesse dans l’espace public et les actions de communication se répercutent dans tous les sens, c’est sensationnel. Quelle place reste-t-il à  l’art ? Et surtout si sur internet la primeur de la protestation, de la non-conformation, du détournement, de l’alternative devient l’apanage de la publicité, que reste-t-il à  l’art d’internet ? Peut-être que l’art c’est plus que ça alors…</p>
<p>Le public doit tenir une place fondamentale. Même si ce sont les théoriciens, les collectionneurs, les institutions qui modèlent le paysage de l’art, ne s’installent durablement que les oeuvres où le public rencontre la magie au-delà  de tout discours… Cette magie n’a rien de théorique, elle n’est pas éphémère.<br />
Nous ne vivons pas uniquement dans des représentations. ‟ Les philosophes du droit naturel moderne font parfois remonter notre origine à  un contrat social que nous aurions, au moins virtuellement, passé entre nous pour entrer dans le collectif qui nous fit les hommes que nous sommes ”. Nous vivons unis en microcosmes sociaux. La nature nous est extérieure, c’est un objet à  penser. Et l’art, c’est aussi un objet à  penser? J’y ai cru, je crois. J’en ai joué. Et c’est évident que cela a été le moteur à  un moment donné de mon travail, de ma vie. Mais j’ai vu rapidement que cela se passait sans moi. L’articulation de ces pensées et de ces états mettait en scène une dynamique que je ne qualifierais pas de naturelle. Je m’avancerais à  parler d’une adolescence de la pensée qui serait l’art critique de considérer les choses comme extérieures et de les laisser fuir dans une spirale intellectuelle. Cette culture du goà»t, des sensations qui se formeront là  ne sera qu’une illusion.<br />
En disant cela je ne cherche pas à  énoncer de vérité ni à  proposer de théorie, je donne simplement un avis qui ne me met pas hors de cause. Je fais partie du jeu. Je critique l’art, je critique cette façon que nous avons de vivre en dehors de la réalité naturelle des choses, notre façon que nous avons de devoir parler de tout pour amplifier notre sentiment d’existence lors de chaque expérience et pallier le manque de compréhension que nous avons de nos perceptions. Je critique les formes qui sont de plus en plus fréquemment des appareils au service de notre pensée. L’art ne doit pas être à  mon sens une machine microcosmique. Je le crois universel. Ce que je veux dire c’est que je ne pense pas que la construction d’idées servant une réflexion sur l’état des idées nous conduise dans une direction juste. Je ne pense pas que c’est ce dont nous avons besoin. Je suis sur que nous avons besoin de revenir vers nous, de trouver dans les images et les idées de la place pour être libres. Et cette liberté je trouve qu’elle manque cruellement aujourd’hui.<br />
La surcharge d’informations, la complexité du monde, la vision globale que nous avons et l’impossibilité de la synthétiser nous donne certainement envie de devenir plus intelligents encore, plus capable de produire des architectures de pensées transversales, plus aptes à  nous servir d’outils omniscients. Nos désirs et nos curiosités sont de plus en plus contextualisés, culturels, nous avons de moins ne moins les pieds sur terre. J’ai rencontré des gens pour qui se balader c’est perdre du temps et dont l’idée de faire une marche peut être une source de stress. La concurrence et de plus en plus dure. La distance réelle entre le gens est de plus en plus grande. Nous ne parlons plus de nous, mais de ce que nous faisons. Nous ne parlons plus des objets, mais de ce qu’ils font. Il y a de l’interface partout.</p>
<p>Alors le netart ? Cela peut arriver. Il se peut que cela soit l’espace idéal pour faire quelque chose. C’est fragile, c’est éphémère. Qui peut suivre le rythme des technologies. À quoi bon conserver tout ce qui se fait ? Qui sera capable de s’orienter à  la fois dans ce qui sera conservé et ce qui se fera ? Il y a globalement trop de choses et ça augmente.</p>
<p>Depuis des années je m’en sers comme d’un carnet de croquis, je note, je partage mes notes, je stocke, j’oublie. De temps en temps il y a de vraies oeuvres, je tente plus librement. ‟ La nécessité de commettre des erreurs et de produire parfois des oeuvres médiocres fait partie du processus. Je connais beaucoup plus d’échecs que de succès. C’est ainsi que j’apprends. ” Peut-être que c’est le rapport qu’il faut entretenir avec la création qui s’y installe. La saisir au passage et la laisser s’effacer. Aujourd’hui l’information file dans tous les sens, cela devient presque incohérent d’essayer de la stocker. On la repère, on en saisit une trace et puis au bout de quelque temps il ne reste plus que ce qu’on a mis de côté. L’accumulation n’a comme limite que nos capacités à  nous souvenir. Même avec des moteurs de recherche puissants on perd toujours…</p>
<p>Peut-être qu’il ne faut garder de tout cela que ce qu’aura construit l’expérience pour écrire à  notre tour quelque chose de ‟ nouveau ”… Encore faudra-t-il savoir écrire par besoin de partager et pas simplement pour se placer quelque part, pour exister aussi, parce que cela ne mènera à  rien.</p>
<p>La création en ligne, le netart, souffrent certainement d’un certain renfermement. S’ouvrir cela demande plus d’efforts et surtout quelque chose à  partager. Si à  manifester il n’y a que quelques idées sur la société, sur l’interactivité, sur le monde du netart, sur les médias, sur la société, cela ne suffit peut-être pas (certainement) pour toucher ceux qui ne sont pas déjà  d’accord, ceux qui ne prêtent pas l’oeil, ceux qui passent par hasard. Mais est-ce que l’écran d’un ordinateur peut être le théâtre d’un évènement puissant ? On pourra tourner et retourner sans cesse les questions, nous ne vivons pas que dans nos têtes. Les artifices et le superficiel n’amusent qu’un instant. Il faut réussir à  traverser les câbles et l’écran pour toucher le coeur. Et comme l’exercice reste très difficile, le netart reste encore à  l’écart…</p>
<blockquote><p><a name="_edn1"></a> Hans  Belting, Art History After Modernism, University Of Chicago Press, 2003<br />
<a name="_edn2"></a> Jacques Perconte, a wiki story of NetArt, <a href="http://www.technart.fr/NetArtHistory/">http://www.technart.fr/NetArtHistory/</a>, février 2005<br />
<a name="_edn3"></a> Alexandre Boucherot, Une histoire  (mouvante) du net-art &#8211; blog  aeiou, juin  2005<br />
<a name="_edn4"></a> Pierre Restany, Beaux-arts  électroniques, planète, avril 1969, à  propos de la première exposition d’arts  cybernétiques à  l’institut Britannique d’art contemporain.<br />
<a name="_edn5"></a> Michel Serres, Le contrat naturel,  Flammarion, 1999<br />
<a name="_edn6"></a> Jacques Perconte, Encore des idées,  encore sur Godard, 2006<br />
<a name="_edn7"></a> Andy  Goldsworthy, Rivers and Tides, New Video Group, 1999</p></blockquote>
<p>Texte &laquo;&nbsp;invité&nbsp;&raquo; par la revue <a href="http://www.terminal.sgdg.org/" target="_blank">Terminal</a>. 2006-2007<br />
<span class="rubR">NET ART, TECHNOLOGIE OU CRÉATION ?<br />
</span><span class="texteR"><a class="textelienR" href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=revue&amp;no=34">Terminal</a> n°10, éditions L&rsquo;Harmattan<br />
ISBN : 978-2-296-05535-3 - mai 2008 - 176 pages </span></p>
<p><img src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2008/04/couvterminal101.jpg" alt="terminal; le netart" /></p>
<p>Appel à  contribution &#8211; Octobre 2006  : Le NetArt : création, réception, critique<br />
Coordination : Geneviève Vidal &#8211; Thomas Lamarche</p>
<p>L&rsquo;art sur l’internet ou le NetArt a des caractéristiques, qui méritent d&rsquo;être analysées, puisqu&rsquo;il questionne le média. Différentes typologies tentent de classer les oeuvres NetArt, arborescentes, combinatoires, associatives, interactives, adaptatives, génératives, contributives, collaboratives&#8230;. Ces modes de classement des oeuvres numériques peuvent bien évidemment se combiner, ajoutant à  la difficulté de rendre compte de cette expression artistique sur l’internet.<br />
Si l’on retient que l&rsquo;internet constitue une scène des pratiques artistiques, nous ne devons pas omettre qu’il offre également un accès à  un nombre considérable d&rsquo;informations et de communications, bousculant les repères des internautes pour autant compétents face aux innovations. Le NetArt cherche justement à  jouer et déjouer les images, les langages, les présences et les pratiques, pour mieux les interroger.</p>
<p>De fait, il convient d’étudier ce que provoque le NetArt à  l’heure d’un web 2.0 annoncé dans un contexte de traçabilité généralisée. En effet, pour expérimenter l’interactivité standard sur les sites d’informations et de services commercialisés, ou déroutante sur les sites d’artistes, les internautes, conscients ou inconscients de leur condition en ligne, acceptent l&rsquo;informatisation, la réticularisation et la marchandisation de la société. Dans un tel environnement, les artistes développent une posture critique à  l’égard de ce processus complexe.</p>
<p>Cette posture se traduit en expériences esthétiques et interactives proposées comme mise en débat des postures captives des utilisateurs des technologies d’information et de communication en réseau. Une critique artiste sur l&rsquo;internet peut-elle dès lors être appréhendée entre pratiques et contestation, à  l&rsquo;heure où des innovations juridiques (licence art libre, creative commons) s&rsquo;élaborent. ?</p>
<p>Nous souhaitons dans ce nouveau numéro de Terminal aborder ces questions, à  la lumière de la création NetArt avec différents acteurs issus de l&rsquo;art contemporain, de la programmation, de la littérature, du design, du cinéma ou de la vidéo, des arts du spectacle, de la recherche.</p>
<p>Nous proposons alors de réunir artistes et chercheurs pour avancer dans l’analyse de cette nouvelle forme de création et l’analyse critique de la société de contrôle, en s’intéressant aussi aux publics-participants-contributeurs qui tentent l’expérience NetArt.</p>
<p>Sous l’angle des pratiques artistiques et des activités de réception des oeuvres NetArt, ce numéro de Terminal permettra de faire émerger de nouvelles pistes de réflexion sur la dissémination des technologies informatiques dans la société. Les analyses des chercheurs en sciences de l&rsquo;art/esthétique, en sociologie critique, en sciences de l&rsquo;information et de la communication, celles des artistes de l&rsquo;internet, sont riches d’enseignement.</p>
<p>Les approches suivantes peuvent être distinguées :<br />
- traçabilité, copie, citation, détournements,<br />
- posture critique des artistes et innovations esthétiques et sociales,<br />
- informatisation sociale et l&rsquo;art sur l’internet</p>
<p>Au delà  de ces perspectives, d’autres contributions développant des approches socio-économiques, socio-juridiques et esthétiques sont les bienvenues.</p>
<p>Format des articles publiés :    Le comité de rédaction attire l’attention des auteurs sur le projet éditorial que défend la revue et qui fait son originalité entre des publications académiques et des revues.    Terminal n’a pas pour vocation d’être une publication académique de recherche et pourtant le contenu scientifique des articles mérite une attention particulière, ils sont soumis à  un comité de lecture. Souhaitant permettre le développement de réflexions critiques, Terminal veille au sérieux des problématiques proposées et à  leurs fondements.     Terminal ne s’adresse cependant pas seulement à  des chercheurs et souhaite rester d’une lecture abordable par des lecteurs d’horizons et de pratiques divers. Les contributions, qui peuvent comporter de façon limitée des illustrations, veilleront donc à  s’inscrire dans cette logique selon les consignes suivantes  :    article centré sur une problématique sans détours excessifs par les phases classiques de positionnement disciplinaires ;    article pour non-spécialistes, supposant une lisibilité pour amateurs avisés (limitation du nombre de notes de bas de page et des références bibliographiques à  l’essentiel)    format autour de 25000 caractères (signes et espaces compris, sauf cas particuliers : notamment illustrations) &#8230;</p>
<blockquote><p><a href="http://www.terminal.sgdg.org" target="_blank">TERMINAL<br />
</a> Revue trimestrielle sur les nouvelles technologies de l&rsquo;information et de la communication.<br />
<a href="http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=result&amp;specialite=31">SCIENCES ET TECHNIQUES</a> COMMUNICATION</p>
<p>Terminal  est une revue de réflexion critique sur les mutations de la société à   partir de la question des nouvelles technologies de l&rsquo;information.  Autour d&rsquo;informaticiens, de sociologues, de syndicalistes et de  praticiens, Terminal s&rsquo;attache à  une réflexion pluridisciplinaire et  transversale sur les enjeux culturels et sociaux de l&rsquo;informatisation.<br />
Terminal existe depuis 1980, d&rsquo;abord sous forme bimensuelle. En 1993,  elle s&rsquo;est transformée en une revue trimestrielle éditée par les  éditions L&rsquo;Harmattan.<br />
Depuis le  numéro 87, chaque livraison de la revue comporte un dossier thématique.<br />
Les dossiers sont ouverts à  la collaboration avec des associations, des  laboratoires universitaires ou des chercheurs indépendants.<br />
Nous publions également des articles isolés regroupés par module  (Réseaux, Technologies Travail, Multimédia, Stratégies, Technosciences,  Identités, Pouvoirs).</p></blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/06/terminale-extension-suite-en-ligne/">Terminale extension (suite en ligne)</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>ncorps 1.1, sur Internet</title>
		<link>http://blog.technart.fr/1998/02/ncorps-11/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 1998 18:39:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour plus de souplesse à  la consultation de ce document, certaines des illustrations sont placées à  la fin du texte et accessibles par des hyperliens. Je me sers de cette page pour travailler, j&#8217;y place mes notes et les réflexions issues de la relecture de ces notes. L&#8217;image qui suit ces quelques lignes est un [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1998/02/ncorps-11/">ncorps 1.1, sur Internet</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Pour plus de souplesse à  la consultation de ce document, certaines des illustrations sont placées à  la fin du texte et accessibles par des hyperliens.</em></p>
<p>Je me sers de cette page pour travailler, j&rsquo;y place mes notes et les réflexions issues de la relecture de ces notes.</p>
<p>L&rsquo;image qui suit ces quelques lignes est un des premiers schémas qui résume les opérations que l&rsquo;image subit. On suit le chemin de la lumière qui va du modèle à  la caméra, de la caméra à  sa restitution après copie sur un écran de télévision, sa capture par un appareil numérique, son interprétation par un ordinateur. La nouvelle image formée repasse dans une caméra et est à  nouveau capturée sur un écran de télévision. Ce sont les photos numériques de cette dernière génération qui constituent les images que l&rsquo;on retrouve dans mes toutes premières bandes vidéos de ce style.<img border="0" align="left" width="400" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/4.jpg" alt="a" height="330" />    Du passage d&rsquo;une image au format jpeg (image compressée par lot de pixels) à  une autre image numérique par le biais de générations technologiques. L&rsquo;image passe donc par une télévision puis se retrouve dans un milieu informatique, cette opération a lieu deux fois afin de figer le temps de la première opération sur l&rsquo;image.<a name="transtxt" title="transtxt" id="transtxt"></a><a name="transcriptiontxt" title="transcriptiontxt" id="transcriptiontxt"></a> Ce temps qui est figé sur l&rsquo;image est un temps du médium [<a href="#trans">i</a>]<a href="#transcription">*</a>, il est représentatif et signifiant de ce qui a été, il affirme que l&rsquo;image que l&rsquo;on voit est une image vidéo, la matière de l&rsquo;image n&rsquo;est plus du réel, c&rsquo;est du médium, on identifie l&rsquo;image comme étant une image elle même.</p>
<p><a href="anim/index.html"><img border="0" align="right" width="110" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/a.JPG" alt="a" height="324" /></a> Ce temps de l&rsquo;image est un temps que je m&rsquo;aventure à  appeler &laquo;&nbsp;temps technologique&nbsp;&raquo;. Ces images sont montées en séquences sur un ordinateur avant d&rsquo;être refilmées. Cette opération crée un espace temporel, on a deux sortes de temps qui se côtoient, d&rsquo;une part un temps figé et d&rsquo;autre part un temps créé, dans les deux cas ce sont des représentations du temps, et vu les techniques utilisées, c&rsquo;est une représentation numérique du temps&nbsp;&raquo;. A ces opérations en suivent d&rsquo;autres, toutes ces suites d&rsquo;opérations empilent des strates de temps dans les images, lorsque l&rsquo;on voit la lumière qui dessine l&rsquo;image sur un écran, on est face à  un autre temps qui est propre à  l&rsquo;image, encore un &laquo;&nbsp;temps technologique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>  Ces strates temporelles de l&rsquo;image se réfèrent automatiquement au sujet de ces images : des corps. Ces Corps sont transportés hors de la réalité d&rsquo;où ils émergent et transportés dans une dimension technologique.</p>
<p><a name="transcription" title="transcription" id="transcription"></a>* Transcription du texte sur ce document [<a href="#trans">i</a>] (retour au texte : [<a href="#transcriptiontxt">t</a>]).</p>
<p>  [technic'images - vidéo]</p>
<p>  Des images figées dans leur temps médium. Les Photos numériques des vidéos fixent non seulement les images, mais aussi le traitement de celles-ci par le médium : les pixels illuminés deviennent ainsi distincts et ainsi on voit apparaître une barre.</p>
<p>  La déformation de l&rsquo;image est appuyée par les trames de la vidéo qui suivent une déformation identique.</p>
<p>  A cela va s&rsquo;ajouter un champ électrique, du moins il va apparaître à  l&rsquo;image ( une image gelée des champs magnétiques&nbsp;&raquo;). Cela influe complètement sur les couleurs que l&rsquo;on retrouve dans l&rsquo;image et cela crée des zones topographiques numériques.</p>
<p>  Il semblerait que ce soit l&rsquo;électricité statique qui suivant le déplacement du canon à  electrons produit cet effet sur l&rsquo;image.</p>
<p>  Des représentations d&rsquo;images par leurs propres moyens de représentation.</p>
<p>  Des images-médium représentant leurs moyens de production.</p>
<p>  Des images technologiques incluant le corps humain dans un autre univers.</p>
<p>  Des corps-images, des corps technologiques virtuels?</p>
<p>  Des sexualités abstraites, des sexualités techno-abstraites?</p>
<p>Pour une petite exposition, je me suis penché sur la montrabilité de ce travail, j&rsquo;ai essayé de le traduire par des séries de tirages informatiques. voici le petit texte qui les accompagnait :</p>
<p>  &laquo;&nbsp;Image-modèle filmée en vidéo photographiée numériquement. Montage en séquences, exportation vidéo. Image vidéo re-numérisée et déformée algorythmiquement (le type de déformation est en partie issue du hasard suivant un modèle prédéterminé).</p>
<p>  La machine informatique, comprenant des instructions qui lui sont propres va modeler le corps suivant une logique établie par une suite d&rsquo;opérations mathématiques.</p>
<p><a href="../../gal/j_perconte/iv/01.html"><img border="0" align="left" width="220" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/iv.JPG" alt="a" height="147" /></a> La multiplicité résultant d&rsquo;une démarche numérique permet de reproduire à  xn le nombre d&rsquo;exemplaires absolument identiques de chaque image.</p>
<p>  Le corps n&rsquo;est plus qu&rsquo;une information que l&rsquo;on peut traiter et déformer. On est libre de choisir la chair qui va le recouvrir, il devient corps-vidéo ou corps-numérique.</p>
<p>  &laquo;&nbsp;Je parlerai de corps changés en formes nouvelles&nbsp;&raquo;,</p>
<p>  Ovide, Métamorphoses I,1.</p>
<p>  Les moyens de diffusion tels l&rsquo;internet poussent le corps dans une multiplicité simultanée ou différée qui clone ses moment et son temps indéfiniment. Son image traverse des mondes numériques et se dirige vers qui l&rsquo;appelle.</p>
<p>  http://technart.home.ml.org&nbsp;&raquo;</p>
<p>  (Exposition, faire Son deuil [<a href="../../gal/deuil/expophoto.html#dem01">t</a>], Maison des Arts, Bordeaux, Janvier 1998&Prime;)</p>
<p>  Dans ce traitement d&rsquo;images sont apparus de nouveaux paramètres tels des algorithmes de déformation, automatisés pour la création de ces images. Ces alogorythmes ne sont pas reproductibles en réseau, du moins dans leur état actuel. Ce système de production en série ne peut pas encore s&rsquo;appliquer à  mon travail, mais il permet de produire automatiquement des images. Une fois une image déformée, il est facile de la recréer indéfiniment et toutes les images seront identiques.<a name="tabtxt" title="tabtxt" id="tabtxt"></a> Les transformations subies par l&rsquo;image [<a href="#tab">i</a>]et leurs qualités reproductibles enlèvent aux images leur aspect unique et surtout leur authenticité. Ce sont des formules de clonages numériques d&rsquo;images prédéterminées par une idée et transformées par des calculs aléatoires enregistrés et indéfiniments reproductibles.</p>
<p>Voici un projet de déformateur d&rsquo;images en réseau. Partir sur la base de 50 images jpeg en modifiant leur extension pour qu&rsquo;elles intègrent ergonomiquement l&rsquo;objet qui les altèrera. Elles deviendront ainsi uniquement ( sans les renommer) identifiables par notre &laquo;&nbsp;déformateur&nbsp;&raquo;.</p>
<p>  { *.jpg =&gt; *.smar }</p>
<p><img border="0" align="left" width="400" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/7.jpg" alt="a" height="261" />Une applet java (1.1) intégrée dans une page html va s&rsquo;occuper de charger les 50 images les unes après les autres en les affichant directement comme elles sont reçues (erreurs comprises). On prend ainsi en compte le temps de chargement de la machine et la qualité de la connexion au réseau. On installe une jauge sur laquelle on voit la progression du chargement, l&rsquo;unité est une unité-image et non temps.</p>
<p>  Lorsque les images se chargent elles subissent des déformations (d&rsquo;après des modèle de variables établis selon des études des ruptures numériques constatées lors de téléchargemnts de fichiers images). Et une fois en plaçant elles se mettent à  tourner en séquence bouclée, et ce, de plus en plus vite. Le résultat dépend de la machine-client et de la qualité des périphériques d&rsquo;affichage.<br />
  <img border="0" align="right" width="300" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/9.jpg" alt="a" height="517" />     Recherche sur la présentation en réseau intégrée dans un site internet.</p>
<p>  Dèjà  un petit état des lieux : on trouve sur internet des sites d&rsquo;artistes, la plupart sont de simples catalogues de leurs travaux, mais on trouve quelques réflexion autour des arts en réseau.Il y a les sites de Musées qui sont d&rsquo;immenses catalogues mais surtout ouvrent des accès à  des bases de données sur l&rsquo;art et permettent une &laquo;&nbsp;grande&nbsp;&raquo; diffusion de son histoire. Les sites personnels, les &laquo;&nbsp;homepages&nbsp;&raquo; sont des amas d&rsquo;images souvent récupérées à  droite ou à  gauche&#8230; Ils sont toujours en devenir.</p>
<p>  C&rsquo;est là  une des formes très intérressante de ces &laquo;&nbsp;oeuvres&nbsp;&raquo;, elles ne sont jamais finies, jamais établies, on peut sans cesse les modifier les déplacer, les multiplier&#8230; mais comme on va le voir leur nombre et quasi infini.</p>
<p>  L&rsquo;art sur internet se cherche encore, on peut apercevoir des essais, des tentatives diverses mais encore trop limitées à  l&rsquo;&nbsp;&raquo;effet galerie&nbsp;&raquo;.</p>
<p>  L&rsquo;internet peut-être plus fort que les médias (télé, journeaux, radio) car il est tout ça à  la fois, il peut etre plus répendu&#8230; Il subit un constant développement et cela entraîne une évolution continue de tout qui s&rsquo;y trouve. L&rsquo;avancée technologique est le principal des paramètres de son existence.</p>
<p>  Il est nécéssaire de mettre à  jour les oeuvres sur internet. Si elles n&rsquo;évoluent pas avec le réseau, elles deviennent passives et ne sont alors plus réellement intégrées à  celui ci.</p>
<p>  Ma tentative d&rsquo;expérience vidéo qui se base (en théorie pour l&rsquo;instant et en pratique bientôt [<a href="index02.html">e</a>]) sur une suite d&rsquo;images libres (et après une suite d&rsquo;images piochées sur l&rsquo;internet par un moteur de recherche) qui se construit d&rsquo;une façon aléatoire et dont la forme temporelle dépend de paramètres internes au réseau va vers une utilisation totale du médium (le réseau lui même).</p>
<p><img border="0" align="left" width="300" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/gp.jpg" alt="a" height="100" />Voici un shéma de connections au serveur par trois utilisateurs.connectés à  des temps t1, t2 et t3, il est impossible de prévoir les temps de réponses du serveur, comme on le voit sur le shéma les informations se baladent sur le réseau, elle se perdent des fois, les temps varie selon les qualités de connexion et les fréquentations du réseau.</p>
<p>Voici pour exemple, les résultats des deux connections au serveur a des temps différents.</p>
<p>n°1</p>
<p>  <em>Friday, February 13, 1998 12:06:33PM</p>
<p>  TraceRoute to host technart.home.ml.org</p>
<p></em></p>
<table valign="TOP" border="1" align="center" cellPadding="2" borderColorDark="#000000" cellSpacing="2" borderColor="#000000">
<tr>
<td>#</td>
<td>Adress</td>
<td>Host Name</td>
<td>Response Time</td>
</tr>
<tr>
<td>1</td>
<td>147.210.90.254</td>
<td>b26a1.montaigne.u-bordeaux.fr</td>
<td>1 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>2</td>
<td>147.210.96.254</td>
<td>b26a1.msha.u-bordeaux.fr</td>
<td>2 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>3</td>
<td>147.210.254.253</td>
<td>b9a1.u-bordeaux.fr</td>
<td>1 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>4</td>
<td>193.51.10.1</td>
<td>aquarel-reaumur.u-bordeaux.fr</td>
<td>2 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>5</td>
<td>193.55.249.105</td>
<td>bordeaux1.aquarel.ft.net</td>
<td>6 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>6</td>
<td>193.55.249.242</td>
<td>bordeaux.renater.ft.net</td>
<td>5 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>7</td>
<td>195.220.180.161</td>
<td>stamand1.renater.ft.net</td>
<td>22 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>8</td>
<td>195.220.180.50</td>
<td>rbs1.renater.ft.net</td>
<td>25 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>9</td>
<td>195.220.180.217</td>
<td>raspail.renater.ft.net</td>
<td>21 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>10</td>
<td>195.220.180.225</td>
<td>bagnolet-eurogate.renater.ft.net</td>
<td>233 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>11</td>
<td>193.55.152.82</td>
<td>Unavailable</td>
<td>202 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>12</td>
<td>194.206.207.50</td>
<td>sl-stockton-hssi.eurogate.net</td>
<td>189 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>13</td>
<td></td>
<td>No response from this hop</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>14</td>
<td></td>
<td>No response from this hop</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>15</td>
<td></td>
<td>No response from this hop</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>16</td>
<td>144.232.0.130</td>
<td>sl-bb2-chi-0-0-0-155M.sprintlink.net</td>
<td>189 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>17</td>
<td>144.228.252.13</td>
<td>Unavailable</td>
<td>77 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>18</td>
<td></td>
<td>No response from this hop</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>19</td>
<td>209.44.21.182</td>
<td>pairnet-1.PitbPA.savvis.net</td>
<td>223 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>20</td>
<td>209.68.0.1</td>
<td>technart.home.ml.org</td>
<td>257 ms</td>
</tr>
</table>
<p align="right">total :1226 ms</p>
<p align="justify">Dans le second cas de connexion qui suit, on voit bien que plus de serveurs répondent correctement, mais que les temps de réponse sont beaucoup plus élevés.</p>
<p>n°2</p>
<p>  <em>Friday, February 13, 1998 12:31:20PM</p>
<p>  TraceRoute to host technart.home.ml.org</p>
<p>  </em></p>
<table valign="TOP" border="1" align="center" cellPadding="2" borderColorDark="#000000" cellSpacing="2" borderColor="#000000">
<tr>
<td>#</td>
<td>Address</td>
<td>Host Name</td>
<td>Response Time</td>
</tr>
<tr>
<td>1</td>
<td>147.210.90.254</td>
<td>b26a1.montaigne.u-bordeaux.fr</td>
<td>3 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>2</td>
<td>147.210.96.254</td>
<td>b26a1.msha.u-bordeaux.f</td>
<td>1 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>3</td>
<td>147.210.254.253</td>
<td>b9a1.u-bordeaux.fr</td>
<td>1 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>4</td>
<td>193.51.10.1</td>
<td>aquarel-reaumur.u-bordeaux.fr</td>
<td>4 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>5</td>
<td>193.55.249.105</td>
<td>bordeaux1.aquarel.ft.net</td>
<td>14 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>6</td>
<td>193.55.249.242</td>
<td>bordeaux.renater.ft.net</td>
<td>48 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>7</td>
<td>195.220.180.161</td>
<td>stamand1.renater.ft.net</td>
<td>66 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>8</td>
<td>195.220.180.50</td>
<td>rbs1.renater.ft.net</td>
<td>59 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>9</td>
<td>195.220.180.217</td>
<td>raspail.renater.ft.net</td>
<td>73 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>10</td>
<td></td>
<td>No response from this hop</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>11</td>
<td>193.55.152.82</td>
<td>Unavailable</td>
<td>472 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>12</td>
<td>194.206.207.50</td>
<td>sl-stockton-hssi.eurogate.net</td>
<td>508 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>13</td>
<td>144.232.4.5</td>
<td>sl-bb10-stk-1-3.sprintlink.net</td>
<td>477 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>14</td>
<td>144.232.4.46</td>
<td>sl-bb5-stk-0-0-0-155M.sprintlink.net</td>
<td>311 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>15</td>
<td>144.232.8.94</td>
<td>sl-bb1-chi-1-1-0.sprintlink.net</td>
<td>343 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>16</td>
<td></td>
<td>No response from this hop</td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>17</td>
<td>144.228.252.13</td>
<td>Unavailable</td>
<td>170 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>18</td>
<td>144.228.18.82</td>
<td>sl-dnetch-1&#8211;T3.sprintlink.net</td>
<td>175 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>19</td>
<td>209.44.21.182</td>
<td>pairnet-1.PitbPA.savvis.net</td>
<td>182 ms</td>
</tr>
<tr>
<td>20</td>
<td>209.68.0.1</td>
<td>technart.home.ml.org</td>
<td>188 ms</td>
</tr>
</table>
<p align="right">total :3095 ms</p>
<p align="justify">La question du son.</p>
<p>  ( la monobande)</p>
<p>Dans mes bandes vidéos, j&rsquo;ai toujours attaché une grande importance au son, qui détermine le sens de l&rsquo;image et apport de la sensation au spectateur. Je ne pense pas encore avoir trouvé de véritable son qui colle parfaitement à  ma démarche, la plupart des bandes sons utilisées dans mes bandes sont illustratives, elle ne servent pas mes propos, elles se contentent de créer une tension. A ce moment là , il se peut qu&rsquo;elles aient un effet sur le temps.</p>
<p><img border="0" align="left" width="200" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/wav.JPG" alt="a" height="86" />Mes bandes sons sont des progressions d&rsquo;intensification de répétitions de sons naturels samplés et séquencés sur minidisc et sur pc. Ces &laquo;&nbsp;musiques&nbsp;&raquo; sont très stressantes du fait qu&rsquo;elles augmentent sans cesse jusqu&rsquo;à  rupture. Le spectateur est placé dans un univers clos et il subit l&rsquo;image (séquencée elle aussi) le son produit un effet d&rsquo;étouffement. Il s&rsquo;opère alors un effet de compression de temps, le temps réel laisse place aux temps convoqués par l&rsquo;image et le son.</p>
<p>  (en réseau)</p>
<p>  Lors de projection de bande créée par réseau, ou d&rsquo;installation créant une telle bande, la gestion du temps vidéo relève du réseau lui même.</p>
<p>  Les applets java permettent de faire monter du son en meme temps que l&rsquo;image et de donner à  chaque image un évènement son précis, mais les temps de chargements (afin d&rsquo;avoir une bonne qualité) ne sont pas encore acceptables).</p>
<p><a name="trans" title="trans" id="trans"></a><br />
  retour au texte. [<a href="#transtxt">t</a>]</p>
<p>  Transcription de ce document. [<a href="#transcription">t</a>]</p>
<p><img border="0" width="500" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/8.jpg" alt="a" height="522" /><br />
  <a name="tab" title="tab" id="tab"></a><br />
  retour au texte. [<a href="#tabtxt">t</a>]</p>
<p><img border="0" width="553" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/tabl.JPG" alt="a" height="695" /></p>
<p>http://technart.home.ml.org</p>
<p>http://silicon.montaigne.u-bordeaux.fr:8001/Ex/Eth</p>
<p><img border="0" width="155" src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/nca/logo.jpg" alt="a" height="37" /></p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/1998/02/ncorps-11/">ncorps 1.1, sur Internet</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'ncorps 1.1, sur Internet',url: 'http://blog.technart.fr/1998/02/ncorps-11/',contentID: 'post-377',suggestTags: 'accident,Algorithme,caméra,clonage,Corps numériques,erreur,générations technologiques,Internet,la relation au temps,lumière,matière,medium,modèle,ncorps,netart,Ovide,pixel,pour comprendre,procesus,profondeur de temps,refilmage,schémas,séquence,temps technologique,vidéo',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
				</a>				<div class="evernoteSiteMemoryClear">&nbsp;</div>
</div>]]></content:encoded>
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	</channel>
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