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	<title>images, notes et mouvements &#187; nos égos</title>
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	<description>jacques perconte, cinéma, arts plastiques et numérique</description>
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		<title>Concentrer lâ€™énergie du monde dans ses mots</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 12:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On m’a pas mal parlé d’Augustin Gimel ces derniers temps. C’est un cinéaste dont on me conseille vivement de découvrir l’oeuvre. Alors naturellement je suis allé sur internet voir ce qu’il apparaissait de cette oeuvre en ligne. J’ai ainsi découvert son site où l’on peut apercevoir quelques fragments fixes et lire quelques lignes. De ces [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/11/concentrer-l%e2%80%99energie-du-monde-dans-ses-mots/">Concentrer lâ€™énergie du monde dans ses mots</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="NyBc A by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2033314136/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2394/2033314136_b0f7ee1e6d_o.gif" border="0" alt="NyBc A" width="500" height="500" /></a></p>
<p>On m’a pas mal parlé d’Augustin Gimel ces derniers temps. C’est  un cinéaste dont on me conseille vivement de découvrir l’oeuvre. Alors naturellement  je suis allé sur internet voir ce qu’il apparaissait de cette oeuvre en ligne. J’ai  ainsi découvert son site où l’on peut apercevoir quelques fragments fixes et  lire quelques lignes. De ces lignes quelques unes m’ont arrêté net :</p>
<blockquote><p>J&rsquo;arrive le 10 septembre 2001 à  New York par un avion en  provenance de Los Angeles. La pluie m&rsquo;accueille tandis que je rejoins  l&rsquo;appartement de la 11e rue où j&rsquo;ai loué une chambre. Le lendemain matin, une  clameur venant de ma fenêtre ouverte me réveille, la deuxième tour du World  Trade Center vient de s&rsquo;effondrer. Je prends ma caméra et me dirige vers le  quartier des finances, tout au sud de Manhattan.</p></blockquote>
<p>D’abord j’ai ce sentiment assez fort qui se construit à  la  perception du titre qui s’appuie sur le début du texte : il était là  le 11  septembre, il a vu et ce sentiment se développe au fil des lignes. Il a filmé.  Qu’aurais îje fait ? Est-ce que ce sentiment est porté par l’envie enfouie  d’avoir été à  sa place ? Où se situe le vertige qui remonte à  la surface ?  Déjà  j’aurais aimé être en voyage, peut-être l’étais-je mais pas là -bas. Je ne  lie pas cette période  à  une temporalité  réelle. Je me souviens que je donnais un entretien à  une journaliste sur  fond de cnn quand les premières images sont apparues.  Bref. Il était de l’autre côté et il a filmé.  J’aurais certainement fait la même chose. Mais pour quoi ? Pour concentrer  cette énergie du vertige et la fixer sur un support et partager à  jamais cette  explosion du monde fragile.  Catharsis,  je n’aurais pas pu échapper à  ce défaut culturel.  Je n’ai pas vu son film. Il est certainement  bien, je fais confiance à  ceux qui m’ont conseillé. Mais c’est un geste certain  de cette concentration de nos désirs à  canaliser l’énergie fascinée de notre  dépendance au monde des images. La mémoire instantanée du malheur qui devient l’icône  de ce à  quoi on a échappé, de ce qui nous pend au nez, cette mémoire imagée  devient le courant porteur de beaucoup de choses ici-bas.</p>
<p>Le mémorial fait du bruit, celui de Berlin ne cesse de faire  couler de l’encre. Le souvenir et fondamental, il ne faut pas oublier, mais la  figuration de la mémoire doit trouver sa forme dans le présent, je n’ai rien fait sur ce qui s’est passé le 11  septembre. Je n’y étais pas. Mais j’ai réfléchi de longues heures à  cela.</p>
<p>Il s’est passé des choses. L’horreur a détruit des vies et a  bouleversé les vivants. Est-ce que cela n’appelle pas au changement ? Se  souvenir là , est-ce que cela se fait dans la réserve et l’austérité ? il  faut replanter la vie. Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé mais il ne  suffit pas de souffrir et de se laisser aller pour faire le deuil, il faut  avancer, faire en sorte que cela ne soit pas un rien qui s’écrive dans la pierre  et qui nous tire vers le bas sans cesse. Cela ne doit pas nous lier à  notre  mort pour toujours ce n’est pas dans notre nature.</p>
<p>La société travaille assez à  véhiculer une certaine  culpabilité, les medias à  émanciper chaque fragment de peur pour que jouions  pas à  ce jeu de la mémoire triste. Nous perdons ceux que nous aimons, ceux que  nous ne connaissons pas. C’est la vie. Filmer son départ, écrire cette  intensité du cri de la séparation pour rappeler que cela nous concerne tous,  pour évacuer ses peurs et les contracter, pour jouir de ce déséquilibre est quelque  chose de délicat. Je pense que l’on peut vite passer du côté sombre, où l’on se  sert du malheur en puissance, du malheur figuré pour devenir plus et bien au  dessus des autres, parce qu’écrire cela peut-être dominer celui qui lit. Que l’écriture  soit visuelle, sonore, littéraire… les mots passent d’un aux autres. Si ce  mouvement ne sert que l’égo et prévient la peur, je ne suis pas sur que la  portée soit salvatrice.</p>
<p>Mais beaucoup lisent pour avoir peur. On regarde des films  pour s’effrayer, on passe des heures devant des séries pour éloigner le  malheur, désacraliser la peur î se dit-on. Mais en fait on la fige, on la tient  bien au chaud près de notre coeur et avec le temps ses bras finissent par enlacer  le muscle et à  le serrer de plus en plus. Alors il faut se protéger.<br />
Quel plaisir a-t-on à  regarder une série policière où des voisins  amicaux et sans histoire deviennent les pires prédateurs ?  La résolution de nos peurs est soutenue par la  force d’esprit et la technologie, deux des armes des services d’ordre. Mais qui  protègent-ils ? Les futures victimes ? Car nous sommes  systématiquement spectateurs de la violence et de la mort qui frappe. Y’a-t-il une  série où ces forces  protectrices préviennent  et évitent le malheur ?</p>
<p><a title="NyBc B by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2033319926/" target="_blank"><img title="Jacques Perconte, Nybc, Dyptique Gif, Paris, 2007" src="http://farm3.static.flickr.com/2086/2033319926_ed7807eea7.jpg" border="0" alt="NyBc B" width="500" height="500" /></a></p>
<p>État de choc. Le onze septembre Augustin Gimel prend sa  caméra capter ce que de la réalité de cette apocalypse depuis sa position  sécurisée  il peut voir. Il est en  sécurité. La peur qui peut se tenir là  est bien loin de celle de celui qui tenterait de se promèner au coeur de Bagdad.<br />
J’aurais pris ma caméra, mon appareil photo, tout ce que j’aurais  pu avec comme préoccupation pour les premier pas l’électricité î ressource fondamentale  à  ma protection contre l’horreur. Qu’on vécu ceux qui n’ont pas pu filmer ?  Ceux qui n’avaient rien pour filtrer et canaliser tout ce qui se passait ?</p>
<p>Le film témoigne de ce qui est, nous fondons notre foi sur l’expérience  tactile de la vision, je touche, je vois, je crois. La mémoire se tient au  mémorial, au monument. Quelle vie ont ceux dont la culture ne se tient pas là ,  dans et par l’image ?</p>
<blockquote><p><a href="http://a.gimel.free.fr/" target="_blank">Augustin Gimel</a> / <a href="http://a.gimel.free.fr/etatdechoc.html" target="_blank">Etat de choc</a><br />
<em>ill.</em> <a title="New york, 2001" href="http://www.technart.net/Nybc/" target="_blank">Jacques Perconte, Nybc</a>, Dyptique Gif, Paris, 2007<br />
<a title="Jacques Perconte, Nybc, Dyptique Gif, Paris, 2007" href="http://farm3.static.flickr.com/2394/2033314136_b0f7ee1e6d_o.gif" target="_blank">500x500px</a>, Gif, Noir et blanc, New York 2001<br />
<a href="http://farm3.static.flickr.com/2086/2033319926_98536a92db_o.gif" target="_blank">3124x3124px</a>, Gif, Noir et blanc, New York 2001</p></blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/11/concentrer-l%e2%80%99energie-du-monde-dans-ses-mots/">Concentrer lâ€™énergie du monde dans ses mots</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Comment Internet change notre façon de penser ?</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2007 18:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment Internet change notre façon de penser Ce mois-ci, Emmanuel Sander écrit dans le magazine Sciences Humaines un article qui porte ce titre : ‟ Comment Internet change notre façon de penser ”. L’accroche est : Dématérialisant les supports de connaissance, s’affranchissant de l’espace et du temps, Internet offre de nouvelles manières d’organiser les connaissances. [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/10/comment-internet-change-notre-facon-de-penser/">Comment Internet change notre façon de penser ?</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://blog.technart.fr/wp-content/uploads/2007/10/american-apparels-2003faesthetic.jpg" border="0" alt="fuck the brand - American Apparel is known for comfortable clothing as well as provocative photography." /></p>
<p>Comment Internet change notre façon de penser<br />
Ce mois-ci, Emmanuel Sander écrit dans le magazine Sciences  Humaines un article qui porte ce titre : ‟ Comment Internet change notre façon  de penser ”. L’accroche est : Dématérialisant les supports de connaissance,  s’affranchissant de l’espace et du temps, Internet offre de nouvelles manières  d’organiser les connaissances. Une révolution cognitive ? ”.  Je ne parlerai pas de l’article dans son  intégralité mais de la chute, de la régression proposée.</p>
<p>2007 : Emmanuel Sander, Prothèse d’un nouveau type (tiré du  magazine)</p>
<blockquote><p><em>[…] Internet est une prothèse d’un nouveau type. Extension  corporelle, il l’est par l’intermédiaire de la souris et du clavier qui  permettent à  chacun d’oeuvrer sur la Toile. Sa nature intrinsèquement  décentralisée et communautaire, son caractère immatériel et la globalité de son  champ d’interaction avec les autres activités humaines lui donnent un statut  particulier. L’ampleur des changements qu’il induit dans les conceptions du  monde environnant en témoigne plus encore. En cohérence avec les théories de  l’embodiment, ces conceptions sont appelées à  constituer de nouvelles sources  d’analogie, car un objet d’analogie peut à  son tour en devenir source dès lors  qu’il est suffisamment maîtrisé.<br />
Durant la fraction temporelle, infime à  l’échelle de l’évolution  humaine, de son existence, la prothèse Internet est pensée par analogie au  monde sensible. Mais elle est appelée à  devenir elle-même outil de pensée.  Lorsque le monde sensible se concevra par analogie avec Internet, ce sera une  nouvelle révolution.</em></p></blockquote>
<p>1988 : Jean Baudrillard : le Xerox et l’infini</p>
<blockquote><p><em>Si les hommes créent ou phantasmes des machines  intelligentes, c&rsquo;est qu&rsquo;ils désespèrent secrètement de leur intelligence, ou  qu&rsquo;ils succombent sous le poids d&rsquo;une intelligence monstrueuse et inutile : ils  l&rsquo;exorcisent alors dans des machines pour pouvoir en jouer et en rire. Confier  cette intelligence à  des machines nous délivre en quelque sorte de toute  prétention au savoir exhaustif comme de confier le pouvoir à  des hommes  politiques nous permet de rire de toute prétention à  gouverner les hommes.<br />
Si les hommes rêvent, contre toute évidence, de machines  originales et géniales, c&rsquo;est qu&rsquo;ils désespèrent de leur originalité, ou qu&rsquo;ils  préfèrent s&rsquo;en dessaisir et en jouir par machines interposées. Car ce qu&rsquo;offrent  ces machines, c&rsquo;est d&rsquo;abord le spectacle de la pensée, et les hommes, en les  manipulant, s&rsquo;adonnent au spectacle de la pensée plus qu&rsquo;à  la pensée même. […]</em></p></blockquote>
<p>Quelle distance y-a-t-il entre ces deux pensées ? L’homme  est au centre du monde. Tout tourne autour de lui. C’est le référentiel.  L’homme et le spectacle de la pensée. L’homme  et le spectacle de la vie. L’homme et le sentiment d’exister.</p>
<p>Emmanuel Sander s’excite qu’à  l’avenir la réalité se  modélise sur le spectacle de la pensée. Parce qu’il ne faut pas halluciner et  l’analogie modélisée ne sera jamais qu’un élément du spectacle, du bavardage.  Même si cela est constructif, même si cela tend dans le sens de l’évolution que  nous suivons, il faut bien entendre que nous nous séparons du sensible pour le  sensé.</p>
<p>Penser des outils de pensée pour vivre la pensée… Voilà  de  quoi sera fait notre futur. Je me rappelle des extropiens et de ceux qui quand je  jalonnais les textes théoriques tout va il y a plus de dix ans voyaient leur  avenir dans la séparation du corps et l’esprit où le corps est une prothèse.</p>
<p>A moins d’y arriver physiquement, de s’injecter dans les  réseaux, d’exister dans l’euphorie et la vitesse pour ne pas laisser de place à   la mémoire, la dépression frappera parce que nous n’habitons pas un corps mais  nous sommes un tout. On ne pense pas des émotions, on n’est pas indifférent à   soi même si on le pense et qu’on se bat contre soi, on est là  et la distance ne  se réduit jamais. Il faut être honnête et s’avouer que l’on ne doit plus  laisser progresser la séparation corps/esprit. On ne doit surtout pas pousser  la création de doubles : je suis qui je sais, et je montre qui je ne suis pas  mais j’aimerais être, je m’étends, je m’épands par ma pensée et ma culture,  mais je suis loin d’être moi. Ces modèles doivent être combattus.</p>
<p>Soyons honnêtes avec nous même. Je suis en train de lire les  textes de François Flahault rien que par le titre on entend de quoi il et  question : Le sentiment d’exister (ce qui ne va pas de soi) et ‟ Be yourself !  Au-delà  de la conception occidentale de l’individu ”.<br />
Quel est l’avenir de l’homme s’il continue sa route comme ça ? Ecologiquement  on le sait : il est  perdu. Socialement  aussi certainement. Mais pourquoi ?A cause de ses choix ? Parce qu’il pense  trop. Ou parce qu’il pense qu’il pense et finalement il s’écoute ? Et le  capitalisme ? Tout en vrac, ce qui émerge, c’est que l’homme a réussi à  se  refuser en tant qu’élément de la nature. Il se cherche au-delà  (ailleurs ?)  tellement il se sent supérieur. Comme la plupart de ses projections (de ses  certitudes) sont fausses, il ne comprend pas ce qui ne va pas.</p>
<p>Alors internet change de notre façon de penser ?  Malheureusement il change surtout notre façon de nous comporter, il renforce les  inégalités, amplifie les tendances communautaires…. L’homme est face à  un défi (pas un nouveau) :  arriver à  maitriser ses désirs d’ubiquité et son égo, sa fainéantise et ses  peurs. Alors Internet c’est mal ? C’est mal comme tout. Il faut comprendre  que ce n’est pas ca qui est en cause, ce ne sont jamais les outils, ce sont les  usages qui sont en causes…  Dixit Vilém  Flüsser : ‟ <a title="le projet initial de la télévision" href="http://blog.technart.fr/2006/09/23/le-projet-initial-de-la-television/" target="_blank">Ce qui caractérise les projets humains, en effet, c’est  qu’ils poursuivent des intentions.</a> ”. Alors l’idée, c’est d’être  pleinement conscients de nos intentions…  et que ces intentions ne soient pas mauvaises  (et là  il s’agit encore de comprendre ce que cela veut vraiment dire)… C’est  pas gagné…</p>
<blockquote>
<p title="Emmanuel Sander, Comment Internet change notre façon de penser, Sciences Humaines">Emmanuel Sander, <a href="http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&amp;id_article=21255" target="_blank"><em>Comment Internet change notre façon de  penser</em></a>, Sciences Humaines 186, 2007<br />
Jean Baudrillard, <em><a title="Jean Baudrillard, Le Xerox et l’infini, Traverses " href="http://www.egs.edu/faculty/baudrillard/baudrillard-le-xerox-et-linfinity.html" target="_blank">Le Xerox et l’infini</a>, </em>Traverses 44-45,  Machines Virtuelles, Revue du centre Pompidou, 1988<br />
François Flahault, <a href="http://www.editions-descartes.fr/livres/essais/sentiment_exister.html" target="_blank"><em>Le Sentiment d’exister. Ce soi qui ne va pas de soi</em></a><em>,</em> Paris, Descartes &amp; Cie, 2002, 825 p.<br />
François Flahault, <em><a title="François Flahault, ‟ Be Yourself ”" href="http://www.scienceshumaines.com/be-yourself--au-dela-de-la-conception-occidentale-de-l-individu_fr_15296.html" target="_blank">‟ Be Yourself ”</a>,</em> Paris, Mille et une nuits 2006.<br />
Vilém Flüsser, <em><a title="Vilém Flüsser, Pour une phénoménologie de la télévision" href="http://www.amazon.fr/Civilisation-m%e9dias-Vil%e9m-Fl%fcsser/dp/2842422090/sr=1-2/qid=1159354178/ref=sr_1_2/171-7996005-4587462?ie=UTF8&amp;s=books" target="_blank">Pour une phénoménologie de la télévision</a></em> in <a href="http://www.amazon.fr/Civilisation-m%e9dias-Vil%e9m-Fl%fcsser/dp/2842422090/sr=1-2/qid=1159354178/ref=sr_1_2/171-7996005-4587462?ie=UTF8&amp;s=books" target="_blank"><em>La Civilisation des médias</em></a>, 2006.<br />
<em>ill.</em> <a title="American Apparel is known for comfortable clothing as well as provocative photography." href="http://www.americanapparel.net/gallery/photocollections/" target="_blank">American Apparel</a>, 2003.</p></blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/10/comment-internet-change-notre-facon-de-penser/">Comment Internet change notre façon de penser ?</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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