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	<title>images, notes et mouvements &#187; journalisme</title>
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	<description>jacques perconte, cinéma, arts plastiques et numérique</description>
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		<title>Développement des humanités et des sciences sociales, contestation et journalisme</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 06:42:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai voulu retrouver le discours original de Valérie Pécresse qui était à  la source de l&#8217;article de l&#8217;Humanité Les sciences humaines dans la ligne de mire de Pécresse paru le 4 septembre 2009. Il m&#8217;a fallu un certain temps pour remonter jusqu&#8217;au texte original. Je vous propose de comparer l&#8217;article et le discours. Et d&#8217;ouvrir [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2009/10/developpement-des-humanites-et-des-sciences-sociales-contestation-et-journalisme/">Développement des humanités et des sciences sociales, contestation et journalisme</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="IMG_3779 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/4026474003/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2655/4026474003_4ef7908d78_o.jpg" alt="IMG_3779" width="900" height="300" /></a></p>
<p>J&rsquo;ai voulu retrouver le discours original de Valérie Pécresse qui était à  la source de l&rsquo;article de l&rsquo;Humanité Les sciences humaines dans la ligne de mire de Pécresse paru le 4 septembre 2009. Il m&rsquo;a fallu un certain temps pour remonter jusqu&rsquo;au texte original. Je vous propose de comparer l&rsquo;article et le discours. Et d&rsquo;ouvrir la réflexion.</p>
<p><a title="IMG_3411 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3994226129/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2569/3994226129_a64b154d2f_o.jpg" alt="IMG_3411" width="900" height="300" /></a></p>
<p>J&rsquo;ai fait cette recherche pour deux raisons. La première est que les mots et les intentions rapportés par l&rsquo;article de Ixchel Delaporte pour l&rsquo;Humanité m&rsquo;avaient scotchés. Comme si c&rsquo;était la signature d&rsquo;un retour vers une société totalitarisme. Seulement je me méfiais.  Ces propos étaient rassurants dans le sens où ils confortaient mes positions et soutenaient par une preuve évidente ce mouvement que je discernais. Donc c&rsquo;était un outil idéal de conversation sympathisante avec des semblables en accord avec ces idées. La seconde est qu&rsquo;en écrivant un texte pour un livre je citais Descartes et les attachements de la pensée prométhéenne qui donnaient aux sciences un statut absolu. Elles seules devaient être constitutives de notre rapport au monde si nous voulions le maîtriser. Descartes posait ses idées il y plus de trois cent cinquante ans. Aujourd&rsquo;hui, Valérie Pécresse enterrait semble-t-il tous les &lsquo;progrès&rsquo; subjectifs en sciences sociales qu&rsquo;il y a eu depuis.  Je me suis senti piégé par mon rapport au texte. Trop utilitaire. Trop facile. Voyons d&rsquo;abord des extraits du <a href="http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2009/97/1/aInstallation_du_CDHSS_020909_117971.pdf" target="_blank">discours de Valérie Pécresse</a> (en intégralité si vous suivez lets du <a href="http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2009/97/1/aInstallation_du_CDHSS_020909_117971.pdf" target="_blank"> lien</a>) puis un extrait de <a href="http://www.humanite.fr/2009-09-04_Societe_Les-sciences-humaines-dans-la-ligne-de-mire-de-Pecresse" target="_blank">l&rsquo;article qui avait suscité mon intérêt</a> (aussi en intégralité en suivant le <a href="http://www.humanite.fr/2009-09-04_Societe_Les-sciences-humaines-dans-la-ligne-de-mire-de-Pecresse" target="_blank">lien</a>).</p>
<p><a title="Paris, par 4 au moins... by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3956947686/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2483/3956947686_931e2e6b4a_o.jpg" alt="Paris, par 4 au moins..." width="900" height="300" /></a></p>
<p>Extraits de l&rsquo;allocution de Allocution de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, à  l’occasion de l’installation du Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales</p>
<blockquote><p>[...]<br />
A l’heure de la bataille mondiale de l’intelligence, la tradition française d’excellence dans ces disciplines est un atout tout simplement exceptionnel. La France peut être fière de ses sciences humaines et sociales, fière d’être le pays de Bloch, de Febvre et de Braudel, de Lévi-Strauss, de Mauss et de Durkheim, de René Cassin et de Barthes, de Foucault, de Girard et de Derrida.<br />
Ce n’est pas qu’une question de prestige ou de magistère moral et intellectuel. C’est un atout social, un atout qui a fait et fera beaucoup pour la grandeur et la compétitivité de notre pays. Mais encore faut-il reconnaître aux humanités et aux sciences sociales leur juste place. Et je me dois de l’ajouter, encore faut-il que ces disciplines ne craignent pas de l’occuper&#8230;<br />
[...]<br />
Mais d’un autre côté, l’image de la culture littéraire ne cesse de s’infléchir : la part de la subjectivité et de la sensibilité y est survalorisée, aux dépens de la rigueur, du sens de la démonstration et de l’esprit d’analyse que les humanités et les sciences sociales requièrent tout autant que les sciences dites ‟ dures ”.<br />
Cette image est fausse. Elle entretient le sentiment que les humanités et les sciences sociales constituent un univers certes respectable, mais parfaitement étanche et que les qualités qu’elles développent ou les savoirs qu’elles établissent n’ont pas d’influence sur la vie de la nation ou d’utilité dans la vie professionnelle.<br />
C’est cette image qu’il nous faut changer. Elle fait en effet de la singularité des humanités et des sciences sociales une faiblesse. Avec, en retour, un risque : celui que la communauté ne s’enferme dans cette spécificité, à  laquelle elle se trouve en permanence renvoyée.<br />
[...]<br />
Ces questions sont en effet au coeur de toute politique en matière d’enseignement supérieur et de recherche : comment garantir l’insertion professionnelle des étudiants ? Comment accroître le rayonnement de notre recherche ? Comment reconnaître les projets les plus novateurs ?<br />
Sur chacun de ces sujets, la communauté des humanités et des sciences sociales doit faire entendre sa voix singulière, non pour affirmer une irréductible spécificité, mais pour enrichir notre compréhension des défis qui s’offrent à  nous et esquisser des solutions.<br />
Sur l’insertion professionnelle, par exemple : pour qui reste prisonnier d’une approche mécanique du lien entre formation et emploi, il est facile de dresser un portrait caricatural des sciences humaines et sociales, qui seraient alors l’archétype des ‟ filières sans débouchés ”.<br />
D’où une tentation que nous connaissons parfois, celle de refuser toute ouverture professionnelle et d’affirmer par contrecoup la gratuité du savoir et de la culture, qui sont à  elles-mêmes leurs propres fins. Mais céder à  cette tentation, c’est confirmer le jugement que l’on voulait réfuter. Et c’est aussi s’enfermer dans des débats qui, très vite, pourraient se révéler stériles.<br />
[...] les sciences humaines et sociales ont tout pour figurer à  l’avant-garde de la réflexion sur l’évaluation ou, pour utiliser les termes du rapport d’Alain Supiot, la ‟ valorisation ” de la recherche.<br />
Car les humanités et les sciences sociales sont, par nature, particulièrement conscientes des difficultés qui accompagnent la construction d’une position objective. C’est en effet l’un de leurs sujets de réflexion privilégiés.<br />
Forte des enseignements de l’épistémologie, de la sociologie, de la philosophie ou de l’anthropologie, la communauté des sciences humaines et sociales est sans doute la mieux à  même de proposer des règles pour la construction d’un évaluation réfléchie et, pour tout dire, bien pensée. Et j’en suis certaine : de telles réflexions ne tarderaient alors pas à  essaimer dans les autres disciplines, contribuant ainsi à  aiguiser notre compréhension et notre pratique de l’évaluation.<br />
Une chose est sà»re : rien ne serait plus préjudiciable à  mes yeux que d’opposer à  toute tentative d’évaluation le fait que les sciences humaines et sociales échappent par nature à  l’objectivation. Sans doute l’objectivité est-elle toujours à  construire et imparfaite. Mais poser son impossibilité dans ces disciplines, ce serait les vider de leur sens même.</p></blockquote>
<p>Voici le très court extrait de l&rsquo;article de l&rsquo;Humainité de Ixchel Delaporte Les sciences humaines dans la ligne de mire de Pécresse paru le 4 septembre 2009.</p>
<blockquote><p>Dans son allocution, la ministre exprime une volonté de reprise en main de disciplines considérées comme trop ‟ subjectives ”, trop indépendantes et, par conséquent, génératrices d’une pensée critique. En un mot, contestataires.</p></blockquote>
<p><a title="Paris, par 4 au moins... by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/3956946924/"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2551/3956946924_02242d5945_o.jpg" alt="Paris, par 4 au moins..." width="900" height="300" /></a></p>
<p>Effectivement le traitement journalistique du discours perturbe tant il a perdu toute objectivité. Le résumé est cinglant. Il soutient tous les prétextes de résistance que nous pouvons avoir vis à  vis de ce positionnement de la ministre qu&rsquo;évidement je désapprouve. Cet article est un acte revendicatif. Seulement il se concentre à  la surface de la contestation. Celle qui n&rsquo;est pas efficace et qui n&rsquo;entraine que des bavardages.  Je vois là  plus largement au delà  de la crise de la subjectivité un retour effrayant du principe d&rsquo;évaluation. C&rsquo;est l&rsquo;outil scientifique garant de la productivité. C&rsquo;est la méthode qui protège de tout. Si avant chaque action on évalue objectivement la situation, les accidents risquent de diminuer. Les accident c&rsquo;est d&rsquo;abord ce qui protège de l&rsquo;uniformité. De la bêtise. Mais notre société tend à  construire dans ce mot la perception de la somme de tous les dangers pour l&rsquo;homme : l&rsquo;accident serait négatif. On y risque notre peau. Et je sais que c&rsquo;est faux. Ce sont les accidents qui nous sauvent. Comment on évalue objectivement quelque chose qui sort de la norme ?  Quelque chose qui n&rsquo;est pas prévu dans un mode opératoire ? Je travaille depuis trois ans dans un centre de formation professionnel où l&rsquo;évaluation est maître. On en finit par effacer l&rsquo;individu et son potentiel parce que ce n&rsquo;est pas ce qui peut être évalué. On ne peut pas garantir cela.</p>
<p>Il faut résister contre l&rsquo;automatisation des fonctions vitales de l&rsquo;homme. Il faut échapper aux raccourcis cognitifs quand il s&rsquo;agit de réagir à  l&rsquo;oppression menaçante. Il faut être productif au sens physique du terme. Rapporter ses opinions et circonscrire toutes les émotions par le bavardage peut être plaisant mais cela ne sert à  rien. Il faut parler pour dire. Et là  la journaliste ne dis rien, elle prêche à  des convaincus. Pourquoi n&rsquo;a t&rsquo;elle pas construit quelque chose ? C&rsquo;est son métier qui l&rsquo;en empêche. Peut-être même qui la formate. Elle n&rsquo;est pas constructrice, elle est rapporteuse.  Mais qui le décide ?</p>
<p><em>ill. Les gens et leurs&#8230; JP, 2009.</em></p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2009/10/developpement-des-humanites-et-des-sciences-sociales-contestation-et-journalisme/">Développement des humanités et des sciences sociales, contestation et journalisme</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Devenez encore plus branché en passant au durable</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2009/04/devenez-encore-plus-branche-en-passant-au-durable/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 21:43:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Saviez-vous qu&#8217;équiper les robinets de réducteurs de débits fait économiser jusqu&#8217;à  40% d&#8217;eau ? En ces temps où le mot économie est à  la mode, devenez encore plus branché en passant au durable. Gestes et astuces à  apprendre lors de la Semaine du développement durable du 1er au 7 avril.&#160;&#187; Voilà  comment s&#8217;ouvre la dernière [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2009/04/devenez-encore-plus-branche-en-passant-au-durable/">Devenez encore plus branché en passant au durable</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><em>&laquo;&nbsp;Saviez-vous qu&rsquo;équiper les robinets de réducteurs de débits fait économiser jusqu&rsquo;à  40% d&rsquo;eau ? En ces temps où le mot économie est à  la mode, devenez encore plus branché en passant au durable. Gestes et astuces à  apprendre lors de la Semaine du développement durable du 1er au 7 avril.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Voilà  comment s&rsquo;ouvre la dernière newsletter de CityVox. Comment peut-on oser écrire des choses pareilles. Comment peut-on avoir aussi peu de respect ? Est-ce un journaliste qui a attaqué ces mots? Y a t&rsquo;il eu à  un moment donné un rédacteur en chef ou un responsable qui a validé cet axe de communication ?</p>
<p>Ma réaction par mail (au réveil) :<em> ‟ Je trouve honteux l&rsquo;édito de votre dernier mailing et je pars de suite en croisade contre sur mon blog. Je refuse de continuer à  soutenir vos aprioris douteux et vos positions déshumanisantes. ”</em></p>
<p>La réponse :<em> ‟ Monsieur, J&rsquo;ai écrit la phrase que vous citez. Il doit y avoir un malentendu, parce qu&rsquo;à  aucun moment, je n&rsquo;ai voulu porter offense envers qui que ce soit&#8230; En toute sincérité et franchise, je ne vois pas en quoi ma phrase est &laquo;&nbsp;déshumanisante&nbsp;&raquo;&#8230; Je n&rsquo;ai aucun a priori sur le développement durable et encore moins sur les temps difficiles que connaissent les français, croyez-moi ! Je ne pensais pas qu&rsquo;une telle phrase susciterait votre désabonnement de notre site. J&rsquo;en suis désolée et confuse. ”</em></p>
<p>Ma réponse : <em>‟ j&rsquo;imagine bien que vous n&rsquo;aviez pas de mauvaises intentions quand vous avez écrit ça. Et ce n&rsquo;est pas vous que j&rsquo;attaque en particulier, c&rsquo;est le laisser-aller général. Et c&rsquo;est bien là  le problème. Voyez-vous, vous nourrissez la légèreté de l&rsquo;implication écologique. Et derrière ce mot malgré l&rsquo;effet de mode il y a quelques réalités qui sauront bien nous attraper à  la gorge avant que nous réalisions la futilité de nos comportements. Vous participez à  cette déréalisation de l&rsquo;implication et de son importance en assimilant l&rsquo;attitude écolo à  la branchitude. Et c&rsquo;est ca qu&rsquo;on appelle com&#8230; ”</em></p>
<p>J&rsquo;ai réagi de manière démesurée. Je m&rsquo;en excuse. Ca ne sert à  rien. C&rsquo;est la première fois que je balance un mail en colère à  une régie d&rsquo;innocentes victimes. Mais cette colère réside malgré tout en moi. J&rsquo;essaie de l&rsquo;expulser et de me dire que cette société ne se réparera pas par le verbe. Mais je ne peux pas m&rsquo;empêcher de parler. J&rsquo;en suis là .</p>
<p>Il a pas mal de textes sur ce blog qui questionnent le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui : les comportements, la politique, l&rsquo;image. La société est images. De temps en temps je déborde. Comment peut-on agir sur le monde des images ? Faut-il en produire. Faut-il s&rsquo;en éloigner, ignorer les représentations ? Faut-il éduquer et prévenir ?</p>
<p>Je ne me pose pas vraiment ces questions, je crois qu&rsquo;il faudrait que simplement les gens finissent par être là . Qu&rsquo;on ne puisse plus dire que le peuple manque. C&rsquo;est une question de présence. J&rsquo;y arrive. J&rsquo;essaie, je cherche. Je suis encore loin. Je reste pour une grande partie l&rsquo;image que j&rsquo;ai construite. Je manifeste des tentatives verbales d&rsquo;échappées à  ce paradigme de l&rsquo;être pour réduire les influences extérieures. Il faut trouver la voie de la présence et faire des images qui le soient aussi pour petit à  petit en faire moins&#8230;</p>
<p>Adoptons le durable sans se brancher aux normes temporaires de la mode. Soyons présents et essayons de dire moins de conneries pour ne plus tisser cet environnement superficiel qui détruit peu à  peu le monde. Essayons de moins nous projeter dans des images idéales qui nous sont totalement étrangères&#8230;</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2009/04/devenez-encore-plus-branche-en-passant-au-durable/">Devenez encore plus branché en passant au durable</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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		<title>Yoga, stress, santé, couleur et télévision, France5</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Dec 2007 10:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a quinze jours isabelle recevait l’appel d’une journaliste de France5 qui préparait une émission sur la gestion du stress et qui était intéressée par ses cours de yoga. Elle voulait faire deux reportages, un premier sur un témoignage d’une personne qui aurait des choses à  dire sur le stress et un second sur [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/yoga-stress-sante-couleur-et-television-france5/">Yoga, stress, santé, couleur et télévision, France5</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="france5_ Magazine de la santé - stress &amp; yoga 00244 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2120730593/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2084/2120730593_020a6526e3.jpg" border="0" alt="france5_ Magazine de la santé - stress &amp; yoga 00244" width="500" height="392" /></a></p>
<p>Il y a quinze jours isabelle recevait l’appel d’une journaliste de France5 qui préparait une émission sur la gestion du stress et qui était intéressée par ses cours de yoga. Elle voulait faire deux reportages, un premier sur un témoignage d’une personne qui aurait des choses à  dire sur le stress et un second sur comment le yoga pouvait apporter une réponse à  la gestion de ce stress.</p>
<p> </p>
<p>J’ai eu la journaliste quelques jours après pour coordonner le tes tournages et lui proposer plusieurs personnes qui participent au cours pour le témoignage.  Je pensais que cela serait bien que ce soit un homme qui témoigne. J’ai proposé trois hommes et une femme en fait. J’hésitais à  jouer à  ce jeu mais finalement je me suis proposé.</p>
<p>Peut-être par soucis d’efficacité, m’ayant au téléphone, la journaliste a tout de suite préféré travailler  avec moi. Ce qui m’a gêné parce que finalement, je ne suis pas très avancé malgré tout dans ce travail personnel î sur moi on dira î et que les autres que j’avais proposé sont plus volontaires dans leur approche du changement. Moi je suis encore entre deux eaux.</p>
<p>Mais jouer à  la télévision me plaisait parce que je pourrais être témoin direct de ce que cela fait de devenir un évènement télévisuel. De devenir le sujet d’une attention portée par un média qui par les rouages qu’il implique allait essayer de construire une image de moi qui ne serait peut-être pas moi. En tout cas qui serait un truc différent. Par contre j’étais ennuyé par l’idée de témoigner, de me livrer de façon efficace. J’étais piégé entre l’envie de faire de ce passage l’occasion d’appuyer le passage d’isabelle pour ses cours et l’envie de bien faire (ou de faire bien), de dire des choses utiles (ce qui après coup est un vrai défi à  la télévision quand on n’est pas professionnel).</p>
<p>Il y avait aussi de compliqué que la journaliste voulait me replacer dans mon espace professionnel. Je travaille chez moi. Dans ma chambre. Cela n’a rien d’exceptionnel. Elle voulait filmer mon travail î mes oeuvres. Je me suis dit : aà¯e. Filmer mes affaires : c’est les dévaloriser ? C’est en faire des images un peu molles : parce qu’elles ne seront plus que des illustrations inertes de la cause vaine de mon activité entrainant le stress dont je dois témoigner…  Filmer mes images, c’est faire d’elles des artéfacts d’une activité abstraite quelconque  surtout dans une émission qui ne pourra pas parler de mon travail. Je deviens l’artiste, l’artisan, le plombier, la femme de ménage, qui devra faire écho du général par sa singularité… bref plein d’idées me venaient et me faisaient peur. Mais j’ai décidé jouer le jeu. De ne rien dire de ce qu’étaient ces images si ce n’est que ce sont mes images…</p>
<p>L’interview a eu lieu le jeudi 13 décembre. Ce qui est drôle c’est que c’est devenu une des journées les plus chargées de mon mois, certainement à  cause de l’appréhension de cette interview j’ai accepté tout ce qu’on me proposait. je me suis retrouvé à  devoir donner des cours, une conférence et deux interviews dans la même journée. C’était évident qu’il serait question de gestion du stress.</p>
<p>Pour le premier petit reportage, la journaliste et son équipe ont mis en scène mon appartement pour adapter à  leurs besoins l’image à  leur propos : il n’y a pas de chaise ni de table et cela les dérangeait que nous nous mettions directement au sol parce que cela sous entendait déjà  une certaine approche ‟ zen du sujet ”. Je me suis retrouvé assis sur un tabouret dans un coin du salon, face à  trois personnes :la journaliste le caméraman et la preneuse de son. L’éclairage était léger, une mandarine pour ne pas manquer de lumière. Le dispositif était classique pour les interviews : la journaliste décalée à  droite de la caméra face à  moi  pour que mon regard ne soit pas direct.</p>
<p>La fatigue et ma gestion du stress ne m’ont pas sauvé de la difficulté à  être naturel dans ce contexte. Je n’ai pas réussi à  ôter la caméra de mon esprit.  Je n’étais pas très clair et assez absent de ce<br />
que je disais. La machine se mettait en route et je débitais des choses.  Rien de vraiment hors sujet mais difficile de maitriser de contenu ‟ intelligent ”. Je faisais de la surface.</p>
<p>Comme le sujet se focalisait sur mon rapport au stress, mon histoire avec, et mes manière de le gérer, il ne fallait pas que je parle de yoga. C’était l’autre sujet. La journaliste arrivait à  la fois à  s’intéresser réellement à  ce que j’avais à  dire tout en cherchant ce qu’il fallait qu’elle ramène. Elle voulait que j’arrive à  dire naturellement certaines choses qui pouvaient rejoindre la conscience collective et parler à  tout le monde. Il fallait que mon cas, aussi singulier qu’il soit,  face entrer en résonance une grande partie des téléspectateurs.</p>
<p>Après il a fallu mettre en scène mon travail. J’ai bougé et j’ai manipulé des images, j’ai déplacé des fenêtres sur mon ordinateur. J’ai mimé mon travail. Est-ce que tous les gens qu’on voit travailler à  la télévision miment ce qu’ils font ? C’est un vrai simulacre. Non seulement je ne travaille pas, je fais semblant mais en plus je n’ai pas la place ni le temps d’aller dans les choses. Et en plus il n’est pas question de le faire : c’est de la télévision il faut que cela soit (reste) simple.</p>
<p>Tout le monde le sait que la télévision façonne un monde où les choses ne se passent pas. C’est le lieu du commentaire. C’est à  dire que ce que je fais n’a aucune influence sur mon travail. Ce que je dis n’a aucune influence sur moi (positive). Comme cela pourrait-il avoir une influence sur le monde qui regarde ?</p>
<p><em>[rajout : Et quand la télévision film la guerre, quand elle filme quelque chose du monde... cela se passe ? Nous y croyons. Mais est ce que la réalité qui est captée est ce que nous voyons et dans l'image et ce que nous croyons observer. N'est ce pas deux choses différentes. Est-ce que la guerre telle que je la vois est celle qui se passe ? Peut-être n'est-il pas question de réalité mais de croyance, pas de vréité mais tout simplement de foi.]</em></p>
<p><a title="France5 - Magazine de la santé, tournage - 323 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2110476436/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2340/2110476436_38b8b0faa3.jpg" border="0" alt="France5 - Magazine de la santé, tournage - 323" width="500" height="281" /></a></p>
<p>Pour le second reportage l’équipe est venue au cours de yoga du jeudi soir qu’isabelle donne rue d’Enghien dans le 10ème arrondissement. Ils ont commencé par l’interviewer. Il s’agissait là  dans ce second volet de se pencher sur l’apport du yoga dans la gestion du stress. Ils se sont isolés avec isabelle. Ils l’ont mise en scène comme ils l’ont fait avec moi en scénarisant ses mouvements entre les pièces. Tout cela pour en arriver au cours. Espérant être dégagé de mes responsabilités médiatiques, j’allais m’installer au fond de la salle pour faire mon travail tranquille quand la journaliste m’a appelé… pour me demander de me mettre au premier rang. Je savais qu’ils voulaient poser des questions aux élèves, mais je ne m’étais pas senti concerné pour le coup vu que j’étais déjà  passé sur le gril…  Elle m’a dit ‟ c’est de la télévision, il faut que cela soit simple ”. Je me suis donc mis devant, j’ai été à  nouveau interviewé, c’était encore plus difficile que la fois précédente. Mais bon…</p>
<p>Ils ont pris des images pendant les trois premiers quarts d’heure du cours. J’essayais de faire abstraction d’eux. J’essayais de garder les yeux fermés et de me concentrer sur mes exercices. J’essayais de rentrer à  l’intérieur de moi. Ce qui pour la télévision est le contraire d’un événement à  priori. Le <a href="http://www.123yoga.net" target="_blank">Kundalini yoga qu’enseigne Isabelle est tout sauf l’image véhiculée par la conscience collective de ce qu’est le Yoga</a>. Et axer un cours sur la gestion du stress (c’est le thème de l’émission) renforce la position du sérieux : l’image mentale préfabriquée est bien incompatible avec toute réalité. Après avoir ouvert le cours par le mantra traditionnel et deux petits échauffements, nous voilà  assis en tailleur, à  devoir nous pencher vers l’arrière en tirant les bras bien droits au dessus de nos têtes et dans le prolongement de la colonne vertébrale, à  devoir respire profondément et sereinement par la bouche….<br />
Au bout d’une trentaine de secondes, on commence à  sentir la difficulté de l’exercice, les bras commentes à  trembler. Il faut savoir que l’on se renforce activement en lâchant prise pour tenir le temps de l’exercice. Sans le faire contre soi, en échappant à  toute colère, le jeu n’en reste pas moins difficile et les visages écrivent cette difficulté qui peut être douloureuse…</p>
<p>J’ai malgré moi ouvert les yeux une seconde. C’était dur de tenir la position, de garder la concentration et de ne pas penser à  la journaliste assise à  quelques mètres de moi nous regardant. Le cadreur se baladait entre nous. C’est là  que j’ai découvert sa stupéfaction (de la journaliste). Nous renvoyons une image de l’effort. Quelque chose de difficile à  montrer à  télévision. Pas difficile techniquement je veux dire. Théoriquement ! Pour changer il faut vouloir. Il faut être volontaire. Ce n’est pas facile. Pour être beau, il faut souffrir. On n’hésite pas à  montrer de la chirurgie plastique mais on a du mal à  montrer la pratique d’un yoga qui pousse l’engagement assez loin…  et encore là  ce n’est rien. Il ne s’agit plus  de montrer la réussite ni l’effort conventionnel du sportif ou du commun des mortels. On retombe face au paganisme : ‟ ce n’est pas chrétien tout ça ! ”. La chirurgie plastique, les régimes drastiques, les antidépresseurs sont  intimement liés à  la médecine. Ils la figurent. C’est acceptable. Je développerais plus cette idée de la dynamique de l’effort et des medias, sur ce qui est possible ou non de représenter… Mais la medecine et la télévision ont dans la culture des fondements communs.</p>
<p><a title="france5_ Magazine de la santé - stress &amp; yoga 00328 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2121509548/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2163/2121509548_d54a42b871.jpg" border="0" alt="france5_ Magazine de la santé - stress &amp; yoga 00328" width="500" height="392" /></a></p>
<p>Une semaine après nous avons découvert les deux reportages. Toute particularité a été réduite à  sa plus simple expression. La télévision m’a momentanément doublement vidé de moi. Je suis devenu une image montée (j&rsquo;étais conscient de cela déjà  quand j’étais filmé). Cela m’a presque rendu malade. Je ne me souciais pas du passage de l’émission et finalement je n’ai rien digéré de ce que j’ai mangé le jour de la diffusion. Heureusement, mon travail m&rsquo;a sauvé. La couleur qui m’entourait, toutes les couleurs de mes images ont donné à  ce reportage une aura qui m’a encré dans quelque chose que la télévision ne peut pas réduire. Elle est tellement aveugle qu’elle n’a pas pu déceler ce qu’il y avait là . Elle n’a pas eu les moyens de le synthétiser.<br />
Le Montage de l’émission a su tirer le symbolique de mon discours, tout ce qui répondait aux idées qu’on pouvait se faire des choses a été mis en avant. En gros, j’ai pu redire ce que tout le monde savait. Ce témoignage, témoigne de la normalité culturelle des choses.</p>
<p>Suite à  mes propos, la présentatrice a fait un amalgame d’enchainement, une ellipse transitionnelle, figure de style chère à  la télévision. Elle a réussi à  faire un non-sens en collant deux idées étrangères pour assurer le rythme de l’émission. Sur le reportage de yoga qui a été introduit par un autre journaliste qui a écorché le nom ‟ kun-a …kun-da-lini  Yoga ” (pour Kundalini yoga) en haussant les épaules et en baissant la tête comme s’il avait besoin de toutes ses forces…  il a été à  mon avis désamorcé. Est-ce qu’ils étaient obligés de le diffuser? Ils ont été pris de cours ? Est-ce que cela n’allait pas ? Mais suite au reportage, le présentateur vedette à  tout de suite par une technique douteuse mis en question la véracité des propos. Il a foudroyé le contenu. Il a manqué de respect. Je me demande alors pourquoi cela a été diffusé…  je me rappelle de la tête de la journaliste. Comment comprendre le résultat ? Une analyse brève supporte l’idée du complot pour prendre le maximum de distance avec ce qui était diffusé…  Peut-être que cela serait intéressant que je me penche plus sur une analyse de l’émission.</p>
<p>En deux mots : la télévision par tout les processus qu’elle dispose essaie de réduire un maximum la vision du monde que l’on pourrait avoir. Elle ferme à  ce qu’elle capte et ce qu’elle transmet. Et ce par simple autocensure. On le sait, elle ne veut pas se mouiller et donc, surtout pas mouiller les autres. C’est un média imperméable.</p>
<p>Quels retours ? Très peu. Quelle audience ? Je ne sais pas. Est-ce que le jeu des journalistes qui prennent de la distance par rapport au reportage et la critique qu’ils engagent desservent notre image pour les téléspectateurs ou simplement est-ce que cela neutralise tout. C&rsquo;est-à -dire pas du négatif, pas de positif, juste rien…</p>
<p>Nous avons très peu communiqué sur ce passage télé. Je savais que cela tendrait vers ça. L’idée étant de se servir de l’image de la télévision- image mentale, plus que de son image directe : nous allons citer notre passage télé à  postériori… ‟ Vu à  la télé ”. Voilà  ce qu’a pu faire aujourd’hui la télévision : nous inscrire dans une continuité des choses qu’elle a validée (neutralisées) et qui sont à  priori sans risque dans l’idée : le magazine de la santé.</p>
<p><a title="france5_ Magazine de la santé - stress &amp; yoga 00304 by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2121508992/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2113/2121508992_c45bd47d3f.jpg" border="0" alt="france5_ Magazine de la santé - stress &amp; yoga 00304" width="500" height="392" /></a></p>
<p><a href="http://www.france5.fr" target="_blank">Le magazine de la santé</a> : <strong><a href="http://www.france5.fr/allo-docteurs/index-fr.php?page=emissions&amp;id_article=107" target="_blank">Stress : s’en sortir</a> / </strong>Emission du 18 décembre</p>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/12/yoga-stress-sante-couleur-et-television-france5/">Yoga, stress, santé, couleur et télévision, France5</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
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