<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>images, notes et mouvements &#187; explosion</title>
	<atom:link href="http://blog.technart.fr/tag/explosion/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://blog.technart.fr</link>
	<description>jacques perconte, cinéma, arts plastiques et numérique</description>
	<lastBuildDate>Sun, 10 May 2015 18:36:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.6.1</generator>
		<item>
		<title>Concentrer lâ€™énergie du monde dans ses mots</title>
		<link>http://blog.technart.fr/2007/11/concentrer-l%e2%80%99energie-du-monde-dans-ses-mots/</link>
		<comments>http://blog.technart.fr/2007/11/concentrer-l%e2%80%99energie-du-monde-dans-ses-mots/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 12:37:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Perconte</dc:creator>
				<category><![CDATA[dérives]]></category>
		<category><![CDATA[ici et là dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[apocalypse]]></category>
		<category><![CDATA[Augustin Gimel]]></category>
		<category><![CDATA[Berlin]]></category>
		<category><![CDATA[catharsis]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma expérimental]]></category>
		<category><![CDATA[CNN]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[explosion]]></category>
		<category><![CDATA[le 11 septembre]]></category>
		<category><![CDATA[le monde des images]]></category>
		<category><![CDATA[le sens du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Manhattan]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[New York]]></category>
		<category><![CDATA[nos égos]]></category>
		<category><![CDATA[notre culture]]></category>
		<category><![CDATA[vertige]]></category>
		<category><![CDATA[World Trade Center]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blog.technart.fr/2007/11/12/concentrer-l%e2%80%99energie-du-monde-dans-ses-mots/</guid>
		<description><![CDATA[On m’a pas mal parlé d’Augustin Gimel ces derniers temps. C’est un cinéaste dont on me conseille vivement de découvrir l’oeuvre. Alors naturellement je suis allé sur internet voir ce qu’il apparaissait de cette oeuvre en ligne. J’ai ainsi découvert son site où l’on peut apercevoir quelques fragments fixes et lire quelques lignes. De ces [&#8230;]<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/11/concentrer-l%e2%80%99energie-du-monde-dans-ses-mots/">Concentrer lâ€™énergie du monde dans ses mots</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="NyBc A by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2033314136/" target="_blank"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2394/2033314136_b0f7ee1e6d_o.gif" border="0" alt="NyBc A" width="500" height="500" /></a></p>
<p>On m’a pas mal parlé d’Augustin Gimel ces derniers temps. C’est  un cinéaste dont on me conseille vivement de découvrir l’oeuvre. Alors naturellement  je suis allé sur internet voir ce qu’il apparaissait de cette oeuvre en ligne. J’ai  ainsi découvert son site où l’on peut apercevoir quelques fragments fixes et  lire quelques lignes. De ces lignes quelques unes m’ont arrêté net :</p>
<blockquote><p>J&rsquo;arrive le 10 septembre 2001 à  New York par un avion en  provenance de Los Angeles. La pluie m&rsquo;accueille tandis que je rejoins  l&rsquo;appartement de la 11e rue où j&rsquo;ai loué une chambre. Le lendemain matin, une  clameur venant de ma fenêtre ouverte me réveille, la deuxième tour du World  Trade Center vient de s&rsquo;effondrer. Je prends ma caméra et me dirige vers le  quartier des finances, tout au sud de Manhattan.</p></blockquote>
<p>D’abord j’ai ce sentiment assez fort qui se construit à  la  perception du titre qui s’appuie sur le début du texte : il était là  le 11  septembre, il a vu et ce sentiment se développe au fil des lignes. Il a filmé.  Qu’aurais îje fait ? Est-ce que ce sentiment est porté par l’envie enfouie  d’avoir été à  sa place ? Où se situe le vertige qui remonte à  la surface ?  Déjà  j’aurais aimé être en voyage, peut-être l’étais-je mais pas là -bas. Je ne  lie pas cette période  à  une temporalité  réelle. Je me souviens que je donnais un entretien à  une journaliste sur  fond de cnn quand les premières images sont apparues.  Bref. Il était de l’autre côté et il a filmé.  J’aurais certainement fait la même chose. Mais pour quoi ? Pour concentrer  cette énergie du vertige et la fixer sur un support et partager à  jamais cette  explosion du monde fragile.  Catharsis,  je n’aurais pas pu échapper à  ce défaut culturel.  Je n’ai pas vu son film. Il est certainement  bien, je fais confiance à  ceux qui m’ont conseillé. Mais c’est un geste certain  de cette concentration de nos désirs à  canaliser l’énergie fascinée de notre  dépendance au monde des images. La mémoire instantanée du malheur qui devient l’icône  de ce à  quoi on a échappé, de ce qui nous pend au nez, cette mémoire imagée  devient le courant porteur de beaucoup de choses ici-bas.</p>
<p>Le mémorial fait du bruit, celui de Berlin ne cesse de faire  couler de l’encre. Le souvenir et fondamental, il ne faut pas oublier, mais la  figuration de la mémoire doit trouver sa forme dans le présent, je n’ai rien fait sur ce qui s’est passé le 11  septembre. Je n’y étais pas. Mais j’ai réfléchi de longues heures à  cela.</p>
<p>Il s’est passé des choses. L’horreur a détruit des vies et a  bouleversé les vivants. Est-ce que cela n’appelle pas au changement ? Se  souvenir là , est-ce que cela se fait dans la réserve et l’austérité ? il  faut replanter la vie. Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé mais il ne  suffit pas de souffrir et de se laisser aller pour faire le deuil, il faut  avancer, faire en sorte que cela ne soit pas un rien qui s’écrive dans la pierre  et qui nous tire vers le bas sans cesse. Cela ne doit pas nous lier à  notre  mort pour toujours ce n’est pas dans notre nature.</p>
<p>La société travaille assez à  véhiculer une certaine  culpabilité, les medias à  émanciper chaque fragment de peur pour que jouions  pas à  ce jeu de la mémoire triste. Nous perdons ceux que nous aimons, ceux que  nous ne connaissons pas. C’est la vie. Filmer son départ, écrire cette  intensité du cri de la séparation pour rappeler que cela nous concerne tous,  pour évacuer ses peurs et les contracter, pour jouir de ce déséquilibre est quelque  chose de délicat. Je pense que l’on peut vite passer du côté sombre, où l’on se  sert du malheur en puissance, du malheur figuré pour devenir plus et bien au  dessus des autres, parce qu’écrire cela peut-être dominer celui qui lit. Que l’écriture  soit visuelle, sonore, littéraire… les mots passent d’un aux autres. Si ce  mouvement ne sert que l’égo et prévient la peur, je ne suis pas sur que la  portée soit salvatrice.</p>
<p>Mais beaucoup lisent pour avoir peur. On regarde des films  pour s’effrayer, on passe des heures devant des séries pour éloigner le  malheur, désacraliser la peur î se dit-on. Mais en fait on la fige, on la tient  bien au chaud près de notre coeur et avec le temps ses bras finissent par enlacer  le muscle et à  le serrer de plus en plus. Alors il faut se protéger.<br />
Quel plaisir a-t-on à  regarder une série policière où des voisins  amicaux et sans histoire deviennent les pires prédateurs ?  La résolution de nos peurs est soutenue par la  force d’esprit et la technologie, deux des armes des services d’ordre. Mais qui  protègent-ils ? Les futures victimes ? Car nous sommes  systématiquement spectateurs de la violence et de la mort qui frappe. Y’a-t-il une  série où ces forces  protectrices préviennent  et évitent le malheur ?</p>
<p><a title="NyBc B by jacques perconte, on Flickr" href="http://www.flickr.com/photos/jacquesperconte/2033319926/" target="_blank"><img title="Jacques Perconte, Nybc, Dyptique Gif, Paris, 2007" src="http://farm3.static.flickr.com/2086/2033319926_ed7807eea7.jpg" border="0" alt="NyBc B" width="500" height="500" /></a></p>
<p>État de choc. Le onze septembre Augustin Gimel prend sa  caméra capter ce que de la réalité de cette apocalypse depuis sa position  sécurisée  il peut voir. Il est en  sécurité. La peur qui peut se tenir là  est bien loin de celle de celui qui tenterait de se promèner au coeur de Bagdad.<br />
J’aurais pris ma caméra, mon appareil photo, tout ce que j’aurais  pu avec comme préoccupation pour les premier pas l’électricité î ressource fondamentale  à  ma protection contre l’horreur. Qu’on vécu ceux qui n’ont pas pu filmer ?  Ceux qui n’avaient rien pour filtrer et canaliser tout ce qui se passait ?</p>
<p>Le film témoigne de ce qui est, nous fondons notre foi sur l’expérience  tactile de la vision, je touche, je vois, je crois. La mémoire se tient au  mémorial, au monument. Quelle vie ont ceux dont la culture ne se tient pas là ,  dans et par l’image ?</p>
<blockquote><p><a href="http://a.gimel.free.fr/" target="_blank">Augustin Gimel</a> / <a href="http://a.gimel.free.fr/etatdechoc.html" target="_blank">Etat de choc</a><br />
<em>ill.</em> <a title="New york, 2001" href="http://www.technart.net/Nybc/" target="_blank">Jacques Perconte, Nybc</a>, Dyptique Gif, Paris, 2007<br />
<a title="Jacques Perconte, Nybc, Dyptique Gif, Paris, 2007" href="http://farm3.static.flickr.com/2394/2033314136_b0f7ee1e6d_o.gif" target="_blank">500x500px</a>, Gif, Noir et blanc, New York 2001<br />
<a href="http://farm3.static.flickr.com/2086/2033319926_98536a92db_o.gif" target="_blank">3124x3124px</a>, Gif, Noir et blanc, New York 2001</p></blockquote>
<p>continuer &agrave; lire <a href="http://blog.technart.fr/2007/11/concentrer-l%e2%80%99energie-du-monde-dans-ses-mots/">Concentrer lâ€™énergie du monde dans ses mots</a> sur <a href="http://blog.technart.fr">images, notes et mouvements</a>... (avec les images et...) //</p>
<div class="evernoteSiteMemory"><a href="javascript:" onclick="Evernote.doClip({title: 'Concentrer lâ€™énergie du monde dans ses mots',url: 'http://blog.technart.fr/2007/11/concentrer-l%e2%80%99energie-du-monde-dans-ses-mots/',contentID: 'post-589',suggestTags: 'apocalypse,Augustin Gimel,Berlin,catharsis,cinéma expérimental,CNN,écriture,énergie,explosion,le 11 septembre,le monde des images,le sens du monde,Manhattan,mémoire,New York,nos égos,notre culture,vertige,World Trade Center',providerName: 'images, notes et mouvements',styling: 'full' });return false" class="evernoteSiteMemoryLink"><img src="http://static.evernote.com/article-clipper.png" class="evernoteSiteMemoryButton" />
				</a>				<div class="evernoteSiteMemoryClear">&nbsp;</div>
</div>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blog.technart.fr/2007/11/concentrer-l%e2%80%99energie-du-monde-dans-ses-mots/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
